Si ma généalogie était un métier ...

Ce devrait être paysan… Laboureur est à ce jour le métier le plus représenté dans mes ancêtres juste devant cultivateur et… cultivatrice qui cumulés passent donc en tête. Puis ou plutôt auparavant,  tous ceux qui brassiers, hommes de labeurs, journaliers vivaient aux champs, et des champs. Travailleurs de la terre si présente, ce point d’ancrage de nos racines qui symbolise tant la généalogie. Le travail de la terre est rythmé par le cycle des saisons, c’est une culture qui se diffuse. Production vivrière, récolte des fruits de son travail, symbole du labeur de nos ancêtres et de la vie qui se transmet qui continue…

Mais… Parce que lorsque cela commence comme cela, il y a souvent un mais. Mais est-ce pas ce que aussi symbolique que cela soit, c’est peut-être réducteur, ou trop facile, de prendre ce qui est le plus répandu. Est ce parce que malgré ma fierté d’avoir des racines ancrées dans la terre, ce n’est pas toujours fun (je m’arrête avant de virer dans la psychologie ou pire la psycho généalogie de bazar).

Ou comme je préfère le penser est ce parce que en laissant mon esprit vagabonder sur ce billet, il a rencontré une évidence…                              Tisserand…

Tisser des fils, des liens entre les hommes et les femmes, entre les générations n’est ce pas un peu ce que fait le généalogiste. Renouer des fils distendus, raviver les couleurs des plus anciens, des oubliés, tisser de nouveaux liens avec d’autres travaillant sur la même passion n’est ce pas ce qui nous plaît. Se pencher sur une production que l’on espère solide et esthétique n’est-il pas notre point commun.

Et surtout, surtout, cent fois sur le métier remets ton ouvrage…

Vérifie tes sources, mentionne les, reprend tous tes actes de baptêmes pour nommer les parrains et marraines. Qui donc était ce témoin au mariage que je retrouve en beau-frère ?

Et ce registre je crois qu’il va falloir le reparcourir parce que finalement c’était bien ton ancêtre le père des premiers que tu as vu, avec une autre épouse… Et cette jeune fille ne serait ce pas celle que je cherche, allez relecture de tous les actes pour éliminer tous les homonymes jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une… Et la bonne.

Cent fois sur le métier remets ton ouvrage…  Si ma généalogie était un métier, ce serait tisserand.

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Il est à noter aussi que ce métier de Tisserand se faisaient parfois en plus de celui de laboureur et de cultivateur , en complément l'hiver, comme ce fut apparemment le cas pour Pierre Gloris à Montaigu-de-Quercy fin XVIIIe, début XIXe tisserand et cultivateur ou Jean Marie Bocquel au XIXe à Fégréac laboureur et tisserand. 

Louis Mathias Boniface Osselin, résidant à Saint-Denoeux dans le Pas-de-Calais au début de XIXe, était, jusqu'à plus ample information, tisserand à plein temps