27 juin 2013

Tous les chemins mènent à... Marmanhac

Le vingt septième juin 1729 ont reçu la bénédiction nuptiale François Lacoste fils majeur de feu Anthoine et de Louïse Danduran de la paroisse de Marmanhac diocèse de Saint Flour province d'Auvergne et Charlotte Guillard, fille majeure de feu François Guillard et de Marguerite Fourage de cette paroisse après les trois bans canoniquement faits sans opposition...

La paroisse est celle de Saint-Martin (amusant d'ailleurs parce qu'en ce moment je farfouille dans les actes de la commune de Cavron-Saint-Marin dans le Pas-de-Calais, comme quoi il n'ya pas qu'un registre qui s'appelle Martin...) dans la commune de Fay, devenue Fay-de-Bretagne et bien située en Loire-Atlantique... pour ceux qui persistent à penser qu'elle n'a rien à voir avec la Bretagne.

La première fois que j'ai lu l'acte, à Marmanhac je me suis dit que cela sonnait bien breton, après Fégréac, Missillac, Sévérac... puis Saint-Flour moins d'un coup et voilà l'Auvergne qui précise bien que les apparences sont trompeuses.

Depuis j'ai appris que la terminiason en -ac indiquait principalement une présence ... romaine. Ce suffixe indique souvent (jamais toujours) qu'il s'agit du domaine d'un ancien citoyen romain. Sans que je puisse justement mettre ma main au feu pour Marmanhac.

Ce qui est drôle c'est qu'à Marmanhac je n'ai toujours trouvé aucun des trois ci-dessus François, Antoine ou Louise. Par contre il y a bien des Danduran ou Dandurand et des Lacoste ou Lacôte. Quoique drôle. Non ce qui vraiment est amusant c'est qu'il y a aussi des Auriacombe, parce que d'après Marie-Thérèse Morlet ce patronyme signifiant combe à l'ombre serait issu d'un toponyme et exclusivement originaire de la commune de Marmanhac.

Le rapport avec le cidre breton  ? 

François Lacoste est l'ancêtre de mon grand-père paternel, Louise Auriacombe est l'aïeule de mon grand-père maternel. Mais bon, aucun de mes Auriacombe n'est encore né à Marmanhac non plus. Cela me plaît tout de même.

 

Ah au fait il paraît qu'en 1729 le 27 juin était un lundi. 

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20 juin 2013

Si ma généalogie était un fruit

Si ma généalogie était un fruit ...

Ce pourrait être une pomme à cidre mais où serait l'intérêt ?

Je l'imagine juteux, pour le plaisir de sentir quelque chose qui coule ou découle d'une recherche attaquée à belles dents.

Je ne l'imagine pas sans quartiers s'il est généalogique. Je le veux sans épine mais je n'éviterais pas quelques pépins. 

Une peau telle la couverture d'un registre en protègerait la pulpe. Et le sucre de la jolie découverte y cohabiterait avec l'amertume ou l'acidité de quelques tristes histoires.

Si ma généalogie était un fruit ce serait un pamplemousse !

 

Citrus paradisi (Grapefruit, pink)-2

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17 juin 2013

Le conscrit aux yeux roux

Je continue d'explorer les fiches matricules de mes ancêtres et de leurs collatéraux.

Pour un de mes trisaïeux Pierre Marie Biguet, classe 1884 le signalement me paraît un peu bizarre... les cheveux et sourcils châtain, normal, mais les yeux roux je ne pensais pas que l'on puisse ainsi les définir.

Trois solutions paraissent envisageables :

  1. Je ne le savais pas, mais une des nuances de l´iris peut être le roux
  2. Mon trisaïeul, albinos, atteint de conjonctivite ou autre avaient les yeux rouges
  3. Le secrétaire s'est trompé et a inversé les couleurs d'yeux et de cheveux, même si on l'utilise moins on pouvait dire les yeux châtains, il aurait donc cheveux et sourcils roux

yeux_roux

Et vous qu'en pensez-vous ?

 

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13 juin 2013

Inexistant, légitime ou civil, ce mariage ?

C'est par le mariage de Louis Stanislas Pfeiffer que je sais qu'il est né à Paris en 1831 et que son père Michel y est décédé en 1855. Les autres documents qui en parlent sont des reconstitutions de ces actes, suite à la destruction des registres pendant la Commune de Paris, reconstitution a priori depuis cet acte de mariage. Je savais que Louis Stanislas avait un frère Alfred Louis François. J'ai depuis appris par Geneanet que les baptêmes de trois sœurs avaient été indexés par les Mormons.

Je suis alors allé chercher ces actes aux archives de Paris qui ont en dépôt certains registres paroissiaux.

L'ouverture d'un registre récupéré auprès d'un magasinier constitue l'un de mes instants favoris. C'est un peu la montée des escaliers pour Clémenceau... Et pour cette recherche c'est bien resté le meilleur moment !

Sachant que les trois sœurs avaient été baptisées, j'espérais trouver trace du mariage de Michel Pfeiffer poëlier (dont je sais juste qu"il est né à Gundershoffen en Alsace) et de Marie Jeanne Anne Bertrand.

Les registres de la paroisse Sainte Marguerite, à cette époque sont très laconiques et je n'ai rien appris ou presque. Mais il y a ce presque...

Ces registres  ne reprennent pas les actes mais un résumé indiquant le jour : 12 août 1821, le prénom de la baptisée : Eugénie Désirée et le nom et l'adresse de ses parents Michel Pheiffer Rue de la Roquette n° 20 et Marie Jeanne Anne Bertand, parrain et marraine portés en l'acte, mais où est donc cet acte ? Ah petite indication complémentaire, il apparaît après les nom des parents la mention "non mariés". Dommage...

Le 15 juin 1823 Delphine Joséphine (même prénoms qu'une sœur de Marie Jeanne Anne) est baptisée du légitime mariage de Michel Fieffert et de Marie Jeanne Anne Bertand rue de la Roquette n° 46 (un peu plus loin qu'en 1821). Il y aurait donc eu "régularisation" et mariage allons le trouver.

Et la petite dernière, baptisée le 10 décembre 1825, Delphine Annette Louise, née le 4 du mariage civil de Michel Pfeiffer rentier et de Marie Jeanne Anne Bertrand demt rue de la Roquette n°77 (l'ascension dans la rue est elle ascension ou régression ?). Il y aurait bien eu régularisation, mais juste à la Mairie.

Il va être compliqué de dénicher ce mariage, ou alors chez un notaire, très hypothétiquement. Pour retrouver les parents de Michel la voie la plus courte ne sera peut être pas son mariage mais le dossier militaire de Louis Alfred François, médaillé des campagnes d'Italie et de crimée sous Napoléon III. Toujours si je le trouve.

Cédric import toussaint 2012 260

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08 juin 2013

Si ma généalogie était un métier...

Si ma généalogie était un métier ...

Ce devrait être paysan… Laboureur est à ce jour le métier le plus représenté dans mes ancêtres juste devant cultivateur et… cultivatrice qui cumulés passent donc en tête. Puis ou plutôt auparavant,  tous ceux qui brassiers, hommes de labeurs, journaliers vivaient aux champs, et des champs. Travailleurs de la terre si présente, ce point d’ancrage de nos racines qui symbolise tant la généalogie. Le travail de la terre est rythmé par le cycle des saisons, c’est une culture qui se diffuse. Production vivrière, récolte des fruits de son travail, symbole du labeur de nos ancêtres et de la vie qui se transmet qui continue…

Mais… Parce que lorsque cela commence comme cela, il y a souvent un mais. Mais est-ce pas ce que aussi symbolique que cela soit, c’est peut-être réducteur, ou trop facile, de prendre ce qui est le plus répandu. Est ce parce que malgré ma fierté d’avoir des racines ancrées dans la terre, ce n’est pas toujours fun (je m’arrête avant de virer dans la psychologie ou pire la psycho généalogie de bazar).

Ou comme je préfère le penser est ce parce que en laissant mon esprit vagabonder sur ce billet, il a rencontré une évidence…                              Tisserand…

Tisser des fils, des liens entre les hommes et les femmes, entre les générations n’est ce pas un peu ce que fait le généalogiste. Renouer des fils distendus, raviver les couleurs des plus anciens, des oubliés, tisser de nouveaux liens avec d’autres travaillant sur la même passion n’est ce pas ce qui nous plaît. Se pencher sur une production que l’on espère solide et esthétique n’est-il pas notre point commun.

Et surtout, surtout, cent fois sur le métier remets ton ouvrage…

Vérifie tes sources, mentionne les, reprend tous tes actes de baptêmes pour nommer les parrains et marraines. Qui donc était ce témoin au mariage que je retrouve en beau-frère ?

Et ce registre je crois qu’il va falloir le reparcourir parce que finalement c’était bien ton ancêtre le père des premiers que tu as vu, avec une autre épouse… Et cette jeune fille ne serait ce pas celle que je cherche, allez relecture de tous les actes pour éliminer tous les homonymes jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une… Et la bonne.

Cent fois sur le métier remets ton ouvrage…  Si ma généalogie était un métier, ce serait tisserand.

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Il est à noter aussi que ce métier de Tisserand se faisaient parfois en plus de celui de laboureur et de cultivateur , en complément l'hiver, comme ce fut apparemment le cas pour Pierre Gloris à Montaigu-de-Quercy fin XVIIIe, début XIXe tisserand et cultivateur ou Jean Marie Bocquel au XIXe à Fégréac laboureur et tisserand. 

Louis Mathias Boniface Osselin, résidant à Saint-Denoeux dans le Pas-de-Calais au début de XIXe, était, jusqu'à plus ample information, tisserand à plein temps

06 juin 2013

Sur Dives, Saint-Pierre-sur-Dives

La Dives est une rivière française qui se jette dans la mer entre Cabourg et Dives-sur-Mer, Elle traverse notamment le village de Saint-Pierre-sur-Dives, dans le Calvados, où une famille Bertrand résidait.

La première native de cette commune dans mes sosas (donc la dernière de sa lignée à y être venue au monde) est Marie Jeanne Anne Bertrand. Je l'ai rencontrée à Paris, où crémière elle avait eu des enfants avec Michel Pfeiffer venu de son Alsace natale faire le poellier en la capitale.

Par son acte de décès, que j'ai pisté dans les 20 arrondissements de la ville lumière,  j'ai appris que son acte de naissance avait du être rédigé à Saint-Pierre dans le Calvados. Chouette, un nom de village.

Direction le Département 14 qui porta si bien son numéro ce jour là, il n'y avait QUE 14 commune de Saint-Pierre dans le Calvados. La patience étant une des lames du couteau suisse du généalogiste, chaque commune a fait l'objet d'une recherche dans ses tables pour trouver des Bertrand jusqu'à ce que j'arrive sur la Dives.

Joseph et Marie Anne Deschatres, les parents de Marie Jeanne Anne ont eu au moins cinq enfants nés à Saint-Pierre-sur-Dives. Et un sixième, leur aîné à ce jour y est décédé mais est né à Paris.

N'ayant trouvé à Saint-Pierre, ni dans une commune voisine de trace de leur mariage, ni de Dechatres, il est probable que leur union ait eu lieu à Paris vers laquelle a priori la famille a migré, au moins Marie Jeanne Anne et un de ses frères Jules François.  (Jules François est potier en terre comme Louis Stanislas Pfeiffer, le fils de Marie Jeanne Anne, le deviendra).

Mariage à Paris donc où dans la région de mademoiselle Dechatres, inconnue à ce jour car si nom nom évoque Chartres c'est probablement qu"un de ses ancêtre en est parti. Pour aller où ?

Les recherches continuent pour retrouver les fils ( de la pelote de laine, pas de la mère) de ses sosas, à Paris, en Normandie ou ailleurs... Et je reviendrais sur leur dossier puisque le peu que j'écris me montre que j'ai tant d'autres choses à préciser ... Que je sais déjà...

5-Saint-Pierre-sur-Dives (Calvados) Vieille Halle et Eglise

01 juin 2013

Si ma généalogie était un animal...

Si ma généalogie était un animal...

Il serait inconcevable que ce soit un termite ou un autre xylophage, un pic vert éventuellement qui va chercher les vers qui sont dans l'arbre...

Une souris ou un autre rongeur, ce qui éliminerait le lapin, ne paraitraît pas plus adaptée, à moins qu'un rat de bibliothèque...

Avec le nombre de laboureurs qui y figurent un boeuf ferait bonne figure, mais ne serait-ce pas un peu restrictif ? Et puis plus d'un remplaçaient le boeuf et n'avaient que leurs bras. Ne parlons donc pas de la plus noble conquête de l'homme le cheval qui n'apparaissait que chez les plus riches ou portait les ancêtres nobles, assez peu représentatifs.

Exit donc les bovins et les équins en général, si nous parlions porcins, le cochon et la truie il est vrai faisait partie de la vie quotidienne et notamment festive  de nos aïeux et je vois certaines mauvaises langues avancer que je tiens ma généalogie comme un goret...

Les ovins aussi avaient une place importante... Pourquoi pas le bouc, c'est probablement de lui que je tire mon nom. Je resterais peut être trop sur la branche agnatique ainsi et ma généalogie se veut complète en ses recherches sinon en ses résultats. Au passage, savez vous que le bouc et la chèvre étaient bien pus courants et que c'est leur chair qui était la plus consommée autrefois, peut être parce que moins chère... C'est ainsi que le boucher en tire lui aussi son nom. 

Brebis et moutons constituaient le troupeau le plus facile à établir, et comme boeuf, cheval, vache ou cochon et truie, figuraient dans les quelques inventaires après décès que j'ai eu la chance de parcourir. Oui mais ce portrait est celui de ma généalogie, pas celui d'un ancêtre ou d'une branche, l'animal doit représenter l'ensemble alors ?  

Alors dans certains inventaires, j'ai quand même lu quelquechose qui m'a touché plus que je ne l'aurais cru. Comme quoi c'est bête des fois la généalogie et les sentiments qu'elle procure. Julien Ameline, qui faisait faire cet inventaire de sa communauté d'avec Françoise Serot pour protéger les intérêts de sa fille Françoise avant de se remarier, possédait dix ruchées d'abeilles. Et depuis que j'ai déchiffré cela ces abeilles font le buzz dans ma tête. Où les entreposait-il ces ruches ? Il devait consommer le miel, en revendait-il, vu le nombre je pense, était-il connu pour cela, l'appelait-on déjà apiculteur ? Comment se protégeait-il ?

Bref voilà un tout nouveau pan de questions de la vie quotidienne que je n'avais pas imaginé. Mais voilà surtout un animal, laborieux, industrieux aux bons sens des termes, vivant en communauté, et en plus dans un arbre parfois en liberté (vous remarquerez au passage que je vous avais épargné le singe). Une espèce proche de l'homme et si indispensable que d'après Einstein si elle devait disparaître l'humanité suivrait dans les trois ans. Plus ludiquement, un animal qui se régale du travail qu'il a réalisé et qui, quand il est content d'une trouvaille, la signale à ses congénères en utilisant des signes qu'elles seules comprennent.

Vous avez compris, si ma généalogie était un animal, ce serait une abeille.

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Abeille-en-approche

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