Non, ce n’est pas un gros mot ! Un mot long éventuellement,  digne d’un cours d’articulation, je vous l’accorde. Cependant après avoir vu sur de nombreux blogues généalogiques  des éloges de la sérendipité ( talent de trouver ce que l’on ne cherche pas, voir le Challenge AZ sur scoop.it de Guépier 92 par exemple qui cite http://www.mysciencework.com/news/5873/serendipite-le-role-du-hasard-dans-les-decouvertes#.UOh3jXdaZcY), je me suis dit qu’il fallait, qu'en pendant, je vous parle de ce petit défaut qui peut me qualifier : la procrastination (tendance à tout remettre au lendemain).

Quel meilleur moment pour ce faire que la saison des résolutions. J’avais pourtant décidé que l’on ne m’y prendrait plus, mais l’émulation étant ce qu’elle est, j’ai voulu rejoindre mes collègues qui pratiquent le généathème et participer à ce petit bonus.

J’y réfléchissais déjà un peu dans cette période de remise en question que peut constituer une année qui s’initie;  me disant que pour s'y tenir il ne fallait pas trop de résolutions. Au fait, ceci mérite une petite définition qui permettra de remettre la procrastination dans son contexte. Pour moi, une bonne résolution (car c’est ainsi que doivent être celles de la nouvelle année) n’est pas un programme, mais l’engagement de changer un défaut. Je songeais donc à prendre quelques résolutions, mais à les limiter à une par trimestre lorsque Sophie Boudarel a lancé son idée :" réfléchissez à une action liée à la généalogie que vous repoussez sans cesse" puis nous propose de prendre une résolution par mois.

Or un mois à l'échelle généalogique, ce n'est rien, donc je reste sur mon petit trimestre mais je publie les quatre projets à ne plus remettre aux lendemains (procrastisnation).

  • Finir de scanner les diapositives de ma grand-mère, et si tout se passe vite voir si je ne peux en récupérer d’autres ou élargir sur un travail sur les photos (en profiter pour demander aux cousins s’ils n’ont pas quelques trésors ignorés de moi).
  • Envoyer des courriers de demandes de renseignements à la Fondation Bon Sauveur, au cimetière, voire à la mairie de Bégard pour savoir ce qu’Anne Marie Becker, mosellane exilée à Paris, est allé faire en Costarmorique.
  • Demander le dossier de naturalisation de mon arrière-grand-mère italienne, et tant que j’y suis vérifié s’il n’y a rien eu de fait pour sa mère.
  • Mettre à jour mes contacts via Généanet ou tout autre support et surtout alimenter les échanges avec eux, échanges que d’autres activités m’ont fait délaisser où pour lesquels j’attendais des réponses pour écrire.

Donc maintenant c’est à vous de jouer, vous me tenez lieu de témoins et si j’ai tout suivi pour une fois, au moment du bilan 2014 je refais un point sur ces engagements généalogiquement non solennels.

Et à ceux pour qui je n’en ai pas eu l’occasion, une merveilleuse année 2014, parsemée de trouvailles et de joies généalogiques mais surtout de santé et de bonheurs familiaux.

Et au fait Bonne fête Papi.