Ce n'est pas tant ce qu'il y a sur la table qui compte, mais ceux avec qui tu le partages...

C'est un des enseignements que j'ai appris de mes grands-parents, tous.

Les plaisirs de la table sont bien meilleurs en bonne compagnie.

Nos ancêtres ont connu des privations, comme certains de nos contemporains, mais rappelons nous" Autrefois on gardait toujours une place à table"  souvent l'assiette du pauvre était mise en bout de table.

Moyen de subsistance, la nourriture se partageait mais pouvait constituer un moment de plaisir, notamment lorsqu'elle était associée aux fêtes, mariage sur trois jours, mardi-gras, Noël...

Le jour où on tuait le cochon était un moment de fête, même si "on aimait le lard tant qu'il y en avait, après on n'aimait plus le lard".

Les crêpes étaient un instant de plaisir partagé et chaque spécialité régionale a réjoui les papilles de plus d'une ou d'un. L'orgueil du cordon bleu qui perpétuait une recette familiale devenait le péché migon de ceux qui s'en régalait. Dis, y'en a encore ?

Ma petite mémoire des plats familiaux met au panthéon les pommes de terre ou pataches sautées, la quiche lorraine, le boeuf bourguignon, la polenta, la tarte aux pommes, le poulet grillé au four, le risotto, la rouelle de porc aux tomates... mais je ne me connais pas d'ancêtres bourguignons...

Et vous ?

Une petite découverte de la polenta...