30 juin 2014

Z comme Zoo

Non, nos ancêtres n'ont pas du aller souvent au zoo, mais vous ne m'oterez pas de l'idée que gamins, ils n'ont pas joué comme des fous avec un chien, un canard, un veau ou un cochon ou fait des saute-moutons... D'accord les jeux n'étaient peut-être pas tous partagés, comme par exemple avec les mouches ou les grenouilles.

Replaçons les choses a minima dans leur contexte, nos aïeux avaient une vision beaucoup moins romantique et plus pragmatique de nos compagnons à quatre pattes ou deux ailes. ceux ci devaient être utiles ou goûteux.

Néanmoins, le berger devait avoir quelques moments de complicité avec son chien et de temps en temps lui lancer un bâton...  Quelques parties de chasse ou de braconnage ont bien du se faire accompagné d'un pointer ou d'un terrier. Je m'imagine mes tailleurs ou mes couturières avec parfois un chien à leur pied ou un chat sur les genoux ou l'épaule. Le ronronnement sous la caresse de l'adulte ou de l'enfant n'a pas d'âge. L'ancêtre qui avaient des ruchées le faisait pour avoir du miel, mais un tel travail n'est pas donné à tout le monde, une part de fascination doit y jouer.

Les nobles qui nous ont précédés ont plus utilisé leur cheval comme loisir, mais les laboureurs de temps en temps aussi ont du prendre plaisir à monter une de leurs bêtes... Pour le cheval une autre distraction possible en dehors des quintaines, tournois et autres promenades reste la course, à faire ou  à regarder et à parier. Est-ce que Gosciny avait raison et que dès l'Antiquité les mises sur les courses ont existé ? Probable.  Il n'en reste pas moins qu'une de mes bisaïeules jouait au pari mutuel urbain avec son fils. Et ce ne devait pas être la seule...

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Courses de Chevaux Français qui ont eues [sic] lieu au Champ de Mars, à l'instar de celles des Chevaux Romains dits Barbery : [lythographie] / Carle Vernet ; I. Lith. de Delpech

Dans mon arbre les chêvres étaient plus gardées que les vaches, mais si vous descendez plus au sud et que vous vous rapprochez du triangle de Camargue, par exemple, les jeux taurins ne datent pas d'hier et je ne m'apesantirais pas sur ceux du cirque romain.

Le dernier lien de ce challenge pour finir, et comme pour toute donnée, lisez, vérifiez, croisez vos informations, ils ne sont là que pour avoir envie de découvrir...

Un essai d'histoire de l'apiculture...

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29 juin 2014

W comme Whist

Pour la belote, les bocce ont été lancées avant, pour la manille, c'est la marelle qui était déjà jetée à terre.  Ce sont ces jeux de cartes dont je sais qu'ils ont été joués par mes aïeux, mais j'ai déjà joué au whist...(Quoique en lisant les règles ci dessous, cela devait être une variante). Mais plus qu'un des jeux ce sont des cartes dont je voulais parler.

Pique, coeur, trèfle, carreau sont les couleurs de nos cartes françaises  tandis qu'avant bâton, coupe, épée, denier étaient les enseignes moyen-âgeuses et restent utilisées en Espagne ou en Italie. Alors qu'en Allemagne sont demeurés gland, feuille, grelot et cœur.

Le modèle standard des cartes d'aujourd'hui sont issues des cartes au portrait de Paris. Saviez vous que les rois qui ont imposé ce modèle ont aussi taxé les cartes ?

 

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[Cartes à jouer au portrait de Paris] : [jeu de cartes, estampe]

Certains se les faisaient tirer d'autres savaient suffisament en jouer pour ne pas avoir besoin de la dernière. Symboles du hasard et de la fortune, elles le sont aussi de la convivialité et du rire surtout quand elles fendent le coeur sur la Canebière de César et Marcel.

 La donne est faite, vous avez tous les atouts en main et cette même main, ramassez la levée et garder la carte maîtresse pour les dix de der ! (dix points attribués au dernier pli).

Quelques parties homériques ou pagnolesques, des souvenirs inoubliables d´une équipe imbattable, d'un carré de neuf capot, de parties au bout de la nuit, de variantes familiales ou de manies amusantes.

Et des trésors, dont un jeu de cartes floqué au nom de mon grand-père artisan pour faire sa publicité. Dis et maintenant tu joues à la manille ou à la belote ?

 

Des règles du Whist

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28 juin 2014

Y comme Y en a encore ?

Ce n'est pas tant ce qu'il y a sur la table qui compte, mais ceux avec qui tu le partages...

C'est un des enseignements que j'ai appris de mes grands-parents, tous.

Les plaisirs de la table sont bien meilleurs en bonne compagnie.

Nos ancêtres ont connu des privations, comme certains de nos contemporains, mais rappelons nous" Autrefois on gardait toujours une place à table"  souvent l'assiette du pauvre était mise en bout de table.

Moyen de subsistance, la nourriture se partageait mais pouvait constituer un moment de plaisir, notamment lorsqu'elle était associée aux fêtes, mariage sur trois jours, mardi-gras, Noël...

Le jour où on tuait le cochon était un moment de fête, même si "on aimait le lard tant qu'il y en avait, après on n'aimait plus le lard".

Les crêpes étaient un instant de plaisir partagé et chaque spécialité régionale a réjoui les papilles de plus d'une ou d'un. L'orgueil du cordon bleu qui perpétuait une recette familiale devenait le péché migon de ceux qui s'en régalait. Dis, y'en a encore ?

Ma petite mémoire des plats familiaux met au panthéon les pommes de terre ou pataches sautées, la quiche lorraine, le boeuf bourguignon, la polenta, la tarte aux pommes, le poulet grillé au four, le risotto, la rouelle de porc aux tomates... mais je ne me connais pas d'ancêtres bourguignons...

Et vous ?

Une petite découverte de la polenta...

 

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27 juin 2014

X comme xylo pour bois

Beaucoup d'hommes ont semble-t'il passer du temps à tailler de petits bouts de bois.

Parfois juste par oisiveté, à la pointe du canif ou d'un couteau, il ont tailladé des branches jusqu'à ce qu'il n'en reste rien.

Plus souvent ils ont esquissé dans le bois des personnages, des animaux pour passer le temps.

D'autres plus créatifs ont scupté véritablement dans ces bouts de bois, des jouets oeuvres d'art pour leurs enfants.

Ainsi plusieurs pères, au front, pour tenir, créait de petits chevaux, des poupées ou d'autres personnages qu'il envoyaient ensuite à leurs enfants dont ils étaient séparés et qu'ils ne reverraient peut être pas.

Parfois le morceau de bois était plus imposant et poutres et totems ont pu être ciselés... Ou quleques gravures à même l'arbre vivant ont pu laisser l'empreinte d'un passage ou d'un élan...

Plutôt que d'être taillés les brindilles ou autres baguettes ont pu aussi être assemblés ou tressés pour réaliser de petits jouets, des éléments de décoration.

Le bois est un des matériaux qui combine, la facilité de transformation et la pérennité. Et il n'y a pas à se tromper si les jouets classiques les plus réputés sont des jouets en bois.

Toupies, biloquets, pièces d'échec ont souvent été façonnés en bois.

 

Smith and Bear Wooden Toy-3

Petite histoire suédoise du cheval de Dalécarlie

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26 juin 2014

V comme Veillée

La saison des récoltes est passée, celles des vendanges aussi. La terre se repose et nous aussi. Heureusement cette année les greniers sont suffisament garnis. Il n'y aura pas besoin pour mon père de prendre la route pour ramener d'autres ressources à la maison. L'hiver point et le travail des champs est réduit à son strict minimum. Aujourd"hui mon père et mes oncles ont commencé à inspecter les outils et à les réparer, faux, serpes, ils ont changé le mache des pelles abîmées.

Le jour se couche tôt, mais cette année j'ai le droit de participer aux veillées. Ce soir c'est à la maison que cela se passe, autour de la cheminée mon oncle et sa femme, mon deuxième oncle, ma tante, son mari et leurs trois enfants, les Danduran, les Papon, les Auriacombe sont là aussi, ceux du hameau. Le père est installé en tailleur à même le sol, il a son panier entre les jambes, il continue de le faire monter, l'osier devient magique sous ses doigts. Mon oncle et les Danduran font de l'énoisage, ils cassent les noix et préparent les cerneaux qui permettront de faire l'huile. La mère et Jeanne, ma tante par alliance apprennent à ma soeur et mes cousines à faire du crochet. Mon oncle Claude, le mari de Jeanne reprise les chaussettes de travail. Cela parle un peu, en patois. C'est Jacques Auriacombe qui a amené les châtaignes et qui les fait griller. Grand-mère attise le feu de son banc dans la cheminée... je suis dans un coin avec Antoine mon cousin, bien calés ni trop près ni trop loin de l'âtre, nous avons les yeux qui brillent comme la braise que remue l'aïeule.

La pression d'une année de labeur et de crainte de ne pas avoir assez dans le garde manger pour arriver à carême est retombée. La quiétude est pour une fois installée, personne ne se dira je t'aime, mais nous sommes heureux d'être ensemble et nous partageons ce bonheur simple. Grand-père tousse... Avec Pierre Papon ils vont commencer à raconter... Pépé, ce sont les histoires de loups qu'il projette dans la salle, cela me fait froid dans le dos et chaud partout en même temps. Pierre l'ancien lui connaît toutes les histoires des coups des gars du village quand ils ont ridiculisé ceux du clocher d'en bas, où quand ils ont récupéré leurs vaches chez les rivaux par delà la Cère. Cela finira par les contes ancestraux à celui qui racontera l'histoire qui remonte le plus loin. C'est un jeu pour rire, ils connaissent les mêmes depuis le temps qu'ils narrent à deux voix. J'aime la voix de rocaille de Pépé, Pierre Papon a une voix de stentor qui porte loin, même lorsqu'il chuchote. Quand il est sur une charpente et qu'il parle on l'entend à une demi lieue, alors là dans la semi pénombre aux seules lueurs des flammes elle roule comme le tonnerre quand il insiste sur les ruses de son aïeul.

Un jour peut être autour de la soupe ou en croquant des châtaignes c'est à mes lèvres que sera suspendue la communauté qui voudra repousser l'heure de se coucher pour connaître la fin de mon récit.

 

Lo veliädo (la veillée en Limousin) sur Chabatz d'entrar, le blog.

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24 juin 2014

U comme Ut

Ce n'est pas que j'ai perdu le do de ma clarinette mais la première appelation de la première de nos notes était bien ut et elle colle mieux à notre 21ème lettre. Elle est d'ailleurs toujours d'actualité puisque ut et do coexistent pour nommer la même note mais seul ut a sa clé.

Mais de mon ut, je veux sortir la...

Musique !

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Young woman with violin : jeune violoniste / Orazio Gentileschi

Souvent liée à la danse qu'elle accompagnait, pour les loisirs, la musique a rythmé la vie de nos ancêtres.

Là encore, parallèlement, la religion avait une part importante dans la perception de la musique, puisque les orgues notamment accompagnaient les offices et qu'en France le nom des notes vient des premières sylabes des phrases d'un hymne à Saint Jean-Baptiste.

Mais dans chaque hameau il y avait le violonneux, le joueur de flûte, plus tard le pianiste à bretelle ou le guitariste à qui on demandait de sortir son instrument pour faire la fête. Et selon les régions on entendait plus facilement le son de la cabrette, de la bombarde, du biniou ou de la mandoline...

 

Et donc un peu de musique

 

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23 juin 2014

T comme Tir ou jeux d'adresse

Tir à l'arc, tir au fusil, à la chasse ou au tir au pigeon ou à plateau, le tir pouvait être une distraction... et en reste une. Pratique ou exercice à la chasse, défi entre amis, l'habileté au tir demande adresse, sang-froid et précision. La réussite à cet exercice permettait fanfaronnade et gloriole... D'autant plus que l'exercice est bien plus facile que la pratique en chasse ou sur le terrain militaire. Et autant ceux qui sont allés au feu en parlait peu, autant ceux qui faisient feu devant la galerie cherchait à l'épater. Mais n'est pas Robin des bois coupant en deux la flèche du méchant shérif qui veut...

Par extension il y a aussi tous les jeux d'adresse au lancer, à la fête foraine avec son chambouletout ou son tir à la carabine ou ailleurs...

Le jeu de quilles était très populaire dans un temps où il ressemblait à celui de nos enfants plus qu'au bowling. Les fléchettes ont aussi eu leurs passionnés, certes moins qu'outre-manche mais enfin... Tous ces exercices de cibles ont régalé nos ancêtres. Les palets à lancer ou les fers à cheval à enrouler autour d'un piquet ont animés nombre de fêtes de villages...

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Concours de tir à l'arc à Londres [épreuves féminines] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

 

 Mille et un jeux de quilles, ou presque...

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21 juin 2014

S comme Soule

Ce billet se contentera peut-être simplement de vous livrer un lien vers ce bel article de Mémoire vivante de Fégréac.

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20 juin 2014

R comme Rupestre

Dans les passe-temps, il y en a un dont on sait qu'il nous vient de très loin et dont nous avons la preuve sur quelques murs rocheux, c'est bien la peinture, ou du moins le dessin. Par extension nous pouvons y inclure la sculpture puisque quelques pièces ont également traversé les âges.

Aux origines, ce n'était probablement pas qu'un passe-temps, il est vrai. Les dessins dans le sable n'ont pas survécu jusqu'à nous, ni les châteaux. La première intention derrière ces oeuvres était peut-être sacrée. Peut être.

Après la volonté ornementale, le plaisir de la création a accompagné les commandes religieuses ou politiques.

Un menu de Noël orné de dessins (qui plus est d'un camp de prisonnier), un cahier d'écolier avec un graffiti, d'anciennes gouaches ou aquarelles de la main d'un de nos prédécesseurs ou de ces proches constituent un trésor pour nous.

 

Une activité multimillénaire : les peintures rupestres de Lascaux

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19 juin 2014

Q comme Quintaine

C'est grâce à l'association Mémoire vivante de Fégréac que j'ai découvert la quintaine.

Il s'agit d'un exercice pour les cavaliers qui veulent s'entraîner aux tournois. C'est devenu aussi un concours moins périlleux que de s'affronter en lice et ouvert aux non chevaliers.

La quintaine c'est le mannequin ou la poutre qui soutient un écu ou une cible qu'il faut frapper du bout de lance. Cependant un bâton ou une masse est asservi à cette cible et bascule quand on la frappe, il s'agit après l'impact de l'éviter comme on éviterait son adversaire. Le jouteur maladroit se retrouve souvent le nez dans la poussière.

Parfois la quintaine n'est que la cible, solidement amarrée, que le jouteur doit frapper en pleine course sans vider les étriers. Cette cible peut aussi être fixée dans l'eau pour les joutes nautiques, comme dans la région sètoise.

Plus précis encore le poteau peut ne tenir en laisse qu'un simple anneau que le cavalier devra enfiler sa lance et conserver au bout de celle-ci.

Et comme tout jeu, des variantes naissent et persistent dans diverses régions comme en Limousin à Saint-Léonard-de-Noblat

Tilting at the quintain, Dalkeith Country Park

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Ce petit billet porte le numéro 100 pour ce blogue...

 

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