10 novembre 2014

4 999

Je n’ai pas encore ce numéro dans les sosa-stadonitz de la généalogie de mes enfants… Il serait celui d’une ancêtre de Romano Scaion, un italien, qui a vécu à Albaredo dans le Veneto, époux de Isabella Gambini ; leur fille Pasqua a suivi ses enfants, alors adultes, en France dans les années 1920 .

Non ce 4 999 là représente le nombre de personnes renseignées dans mon logiciel de généalogie.

Aussi précis qu’il paraisse, cela reste un nombre approximatif.

D’abord à cause des doublons, non nettoyés ou inconnus. Parfois deux ancêtres qui paraissent des homonymes sont en fait une seule et même personne :

-          un père nommé sans sa femme et donc non encore identifié peut être cité deux fois, son enfant aussi alors : une fois avec ses deux parents dans la reconstitution de la famille, une fois avec ce père seul nommé lors de son mariage ;

-           une femme remariée après un veuvage et dont les deux époux sont nos ancêtres peut aussi apparaître deux fois lorsque ce veuvage n’a pas encore été identifié ;

-          Et puis il y a les boulettes...

Ensuite donc il y a aussi les boulettes, lorsque l’individu rentré n’est pas un doublon, mais pas un ancêtre non plus, ni un membre de la famille… Et là je dois en avoir quelques-uns, et plus encore.

 

Ces 4 999 ne sont pas que des ancêtres…

-          parce qu’il y a mes enfants, moi-même et leur mère ;

-          car il y a toute la famille élargie que nous connaissons à partir de mes arrière-grands- parents, et même d’un couple duquel nous avons fait partir une cousinade ;

-          puisque j’ai pris le parti de renseigner quand je le peux, le sais et que j’en ai le temps, tous les enfants connus de chacun des couples de mes aïeux ;

-          de plus toute personne par le biais de laquelle je peux avoir des renseignements sur des branches est incluse dans l’arbre ;

-          enfin j’ai rajouté des ? personnes ainsi précédées d’un point d’interrogation dans mon arbre qui sont des hypothèses qui se doivent d’être vérifiées. Parfois même des branches complètes, isolées de mes sosa, dont j’ai le sentiment qu’un jour je; les rattacherais à l’arbre ;

 

Et certaines personnes ne sont pas vraiment nommées, ou plutôt ne sont pas prénommées. Il s’agit d’enfants dont l’existence est rapportée par la mémoire familiale (très faillible) mais pas le prénom, de conjoints dont l’identité s’est égarée dans cette même mémoire collective. Mais se trouvent aussi des personnes qui sont justes entrées à la demande du logiciel. Effectivement dans mes recherches je m’intéresse aux frères et sœurs, cela me permet de replacer la famille dans un contexte plus large. (Même si c’est le seul étage de collatéraux que je complète aussi exhaustivement que possible, les petits-enfants, neveux, cousins ou alliés ne sont renseignés que s’ils sont cités dans des actes ou ont des liens de parrainages ; ou bien comme je le disais plus haut, que, par une voie détournée, ils m’ont ramené à un ancêtre.) Mais je disais que je m’appuyais sur chaque frère et sœur, rencontré au détour d’une recherche. Parfois ceux-ci sont identifiés dans l’acte de mariage de mon aïeul, alors que les parents ne le sont pas. Sauf que dans mon logiciel, je suis obligé, pour rentrer un frère ou une sœur, de renseigner un des parents. Jusqu’à maintenant ce n’est que le père, parce qu’il a toutes les chances de porter le même nom et je le prénomme simplement Père. A ce jour, j’en ai recensé 17.

 

                                                                                        4   9 9 9   ! ?

 

Bref, Marie Dorliac, dernière fille de Pierre Dorliac et d’Elizabeth Mercier, (couple de Courbiac, alors que cette commune faisait encore partie de Tournon d’Agenais dans le Lot-et-Garonne) est la 4 999 e personne que j’ai inscrite dans mon logiciel… Cette petite fille n’a vécu que 3 ans et portait le même prénom que deux de ses sœurs, dont mon aïeule. (Ce qui fait que je ne sais pas encore laquelle des deux elle est vraiment). Elle fait partie de cette histoire des familles qui me passionne.

Et maintenant se pose la question de la barre des 5 000. Ce nombre ne veut rien dire en lui-même, mais il est un cap indentifiable à franchir… Vais-je inscrire le prochain collatéral trouvé, vais-je symboliquement attendre de dénicher un nouvel ancêtre ?

Quelle importance ?  Il m’aura en tout cas permis de me questionner un peu, de me dire que la barre est belle, mais pour le plaisir simplement… Et ce 5 000 à venir a été un horizon, en attendant le suivant, et une occasion de vous écrire…

Il ne reste qu’une relativité, beaucoup de recherches, de la patience, alors que je n’en ai que peu, mais une goutte d’eau par rapport à tous ceux qui nous ont précédés et un côté dérisoire… Mais par ces 5 000 j’ai l’impression d’apprendre à me connaître et à me situer : poussière dans ce tourbillon de vies ; simple maillon de milliers de chaînes multi-millionnaires.

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01 novembre 2014

Pierre Marie Biguet, Mort pour la France

Pierre Marie Biguet porte exactement les mêmes noms et prénoms que son père…

Né le 8 janvier 1892 à Fégréac de Marie Françoise Chaussée, il est cultivateur dans ce département qui s’appelle encore la Loire Inférieure et qui deviendra Atlantique lorsqu’en 1913 il est Inscrit sous le numéro 17 de la liste du canton de Saint Nicolas de Redon.

Classé dans la première partie de la liste avec le 1332  comme numéro de matricule du recrutement il est bon pour le service armé.

Cependant son père étant décédé il reste l’aîné des six enfants du couple ; il est donc classé soutien indispensable de famille le 3 septembre 1913.

Puis j’ai un doute sur la fiche matricule, je lis" incorporé le 10 octobre 1913", mais je pense que c’est à compter du 10 octobre 1914 qu’il quitte son village de Farinet pour intégrer le 64eme Régiment d’Infanterie, basé à Ancenis, comme soldat de deuxième classe, sous le matricule 4564.

Pierre Marie mesure 1m64. Sa chevelure brune couvre un front moyen, ses yeux verdâtres éclairent un visage long au menton fuyant.

Il fait donc partie de la huitième compagnie du 64e régiment d’infanterie où il contracte une maladie qui l’emmène à l’Hôpital Robert d’Ancenis. Le  jour de la Toussaint 1914 à une heure et demi du matin, il y rend le dernier soupir.

C’était il y a cent ans… In memoriam.

 

Pierre Marie n’avait qu’une sœur. Est ce en sa mémoire, en celle de son père, ou pour eux d’eux que les cinq fils baptisés de Marie ont chacun hérité parmi leurs prénoms de ceux de Pierre et de Marie ?

Posté par cedeca à 01:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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