La blanchisseuse de Henri de Toulouse-Lautrec

 

J'ai bien une blanchisseuse dans les branches dont le père était potier et la mère marchande de quatre saisons, Marie Léontine Pfeiffer, dont j'ai parlé ici et .

Je me demande si elle exerçait son travail dans un lavoir, en collectif, ou si elle oeuvrait en indépendante. Ayant commencé à 17 ans, à Paris, je pense qu'elle a commencé dans un groupe. Mais plus tard, avec son époux René Latière, elle a déménagé en Seine-et-Oise, dans la commune de Montgeron. Là, son mari étant artisan et ayant plusieurs enfants, peut-être travaillait-elle à domicile...

Ce tableau ne représente probablement pas son quotidien, mais il m'inspire. Et m'inspire une nouvelle façon de faire des recherches ciblées pour avancer sur mes ascendants : se centrer chaque mois sur un couple différent et étoffer mes connaissances sur leur environnement.

Alors voilà en souvenir de Marie-Léontine dont j'ai peut -être une photographie, mais sans certitude aucune, un tableau de Henri de Toulouse Lautrec.

Lautrec_Laundress

 

Voici un extrait de ce qu'en dit le site http://www.visimuz.com/lautrec-blanchisseuse/

La Blanchisseuse (Carmen Gaudin), 1889, hst, 93 x 75 cm , collection particulière, catalogue S327.

Carmen Gaudin était une ouvrière de Montmartre. Ses cheveux roux ont tout de suite attiré Lautrec, qui a été toute sa vie un grand admirateur des femmes rousses. François Gauzi, qui a publié ses souvenirs sur Lautrec, a raconté la première fois que Lautrec et Rachou croisèrent la jeune femme :

«… une jeune fille, vêtue simplement comme une ouvrière, mais dont la chevelure cuivrée fit s’arrêter Lautrec qui s’écria, enthousiasmé :
– Elle est bath ! Ce qu’elle a l’air carne ! Si on pouvait l’avoir comme modèle, ce serait merveilleux. »

En 1884, à la demande de Lautrec, Henri Rachou l’aborda et réussit à l’amener à l’atelier de la rue Ganneron, qu’il partageait avec Lautrec. Rachou sera nommé beaucoup plus tard conservateur du musée de Toulouse.

Lautrec va réaliser au moins cinq portraits à l’huile de la jeune femme et de très nombreux dessins.

Notre portrait du jour est peut-être le plus beau de tous. En cette année 1889, Lautrec est définitivement sorti de ses années d’apprentissage. La composition, la posture, le traitement de la lumière, l’aura du modèle ont ensemble concouru au succès de cette toile. Elle est devenue le 1er novembre 2005, chez Christie’s à New York, la plus chère adjugée à ce jour pour l’artiste avec un montant de 22,416 millions de dollars.