Trépignations et jubilations autour de mes recherches généalogiques.
31 janvier 2015

Zéro pour zéro, l'arbre à Toto

Il y a peu Elise dans son très beau blogue posait la question : faut-il reprendre sa généalogie à zéro ?

 

Cette idée de reprendre sa généalogie à zéro, je crois que c’est il y a près d’un an que j’en ai entendu parler la première fois.

 

Honnêtement comme je ne suis pas aussi organisé que Dominique qui n'essaiera pas, je me suis donc laissé tenter l'année dernière, pour voir…

Je suis parti de mes enfants et j’ai essayé de remplir intégralement pour chaque personne toutes les dates, rattacher tous les documents sur mon logiciel, compléter les signatures, les photos.

 

Oui cela permet de revoir tout, de compléter. Mais toujours honnêtement si ma généalogie était un arbre ce serait une abeille… Parce que je butine, voire je papillonne. Quand je suis plongé dans des actes du Cantal, d’un coup je vais retourner voir un recensement de Moselle parce qu’une intuition s’est allumée dans mon esprit... Et reprendre toute ma généalogie alors que j’ai tant à découvrir encore, c’est un peu tôt. J’ai donc arrêté et fusionné mon tout nouvel arbre avec l’ancien.

 

Si la rigueur ne me lâche pas, je complèterais peut-être un tableau excel pour vérifier que chacun de mes sosas a :

-          toutes ces copies de documents (actes paroissiaux, notariés, recensements etc) ;

-          les photos dont je dispose ou du moins les meilleures ;

-          une copie de sa signature le cas échéant ;

-          et ses dates renseignées tant au niveau de l’état-civil que de tous les autres renseignements dont je dispose : résidence, service militaire…

 

Plutôt que de replanter mon arbre je vais le retailler, le bichonner. Et mon principal outil pour cela sera mon logiciel. Ce n’est peut-être pas le meilleur mais l’herbe est-elle plus verte ailleurs ? Je vais approfondir mes connaissances de mon outil et m’en servir pour le plaisir. Le plaisir de la recherche, le plaisir de la question, le plaisir de la découverte et celui du partage avec vous.

Ficus cuttings with roots in a bottle, White background

 

Et puis reprendre l’arbre à zéro comme si l’on avait rien cherché, je laisserais peut-être ce soin à mes enfants… Parce que les branches pour lesquelles j’ai le plus d’affection dans mon arbre sont quand même celles que j’ai passées le plus de temps à tailler et fouiller. Alors cela règlera peut-être la question de comment transmettre à mes enfants leur généalogie : en les faisant chercher tout en connaissant des pistes à leur donner et des pièges à éviter pour leur faire découvrir aussi le plus important dans la généalogie : le plaisir.

Je les ai lu après mon billet, mais dans les Chroniques d'antan et Rencontre avec mes ancêtres, Brigitte et Elodie abordent aussi la reprise à zéro de leur généalogie...

 


10 novembre 2014

4 999

Je n’ai pas encore ce numéro dans les sosa-stadonitz de la généalogie de mes enfants… Il serait celui d’une ancêtre de Romano Scaion, un italien, qui a vécu à Albaredo dans le Veneto, époux de Isabella Gambini ; leur fille Pasqua a suivi ses enfants, alors adultes, en France dans les années 1920 .

Non ce 4 999 là représente le nombre de personnes renseignées dans mon logiciel de généalogie.

Aussi précis qu’il paraisse, cela reste un nombre approximatif.

D’abord à cause des doublons, non nettoyés ou inconnus. Parfois deux ancêtres qui paraissent des homonymes sont en fait une seule et même personne :

-          un père nommé sans sa femme et donc non encore identifié peut être cité deux fois, son enfant aussi alors : une fois avec ses deux parents dans la reconstitution de la famille, une fois avec ce père seul nommé lors de son mariage ;

-           une femme remariée après un veuvage et dont les deux époux sont nos ancêtres peut aussi apparaître deux fois lorsque ce veuvage n’a pas encore été identifié ;

-          Et puis il y a les boulettes...

Ensuite donc il y a aussi les boulettes, lorsque l’individu rentré n’est pas un doublon, mais pas un ancêtre non plus, ni un membre de la famille… Et là je dois en avoir quelques-uns, et plus encore.

 

Ces 4 999 ne sont pas que des ancêtres…

-          parce qu’il y a mes enfants, moi-même et leur mère ;

-          car il y a toute la famille élargie que nous connaissons à partir de mes arrière-grands- parents, et même d’un couple duquel nous avons fait partir une cousinade ;

-          puisque j’ai pris le parti de renseigner quand je le peux, le sais et que j’en ai le temps, tous les enfants connus de chacun des couples de mes aïeux ;

-          de plus toute personne par le biais de laquelle je peux avoir des renseignements sur des branches est incluse dans l’arbre ;

-          enfin j’ai rajouté des ? personnes ainsi précédées d’un point d’interrogation dans mon arbre qui sont des hypothèses qui se doivent d’être vérifiées. Parfois même des branches complètes, isolées de mes sosa, dont j’ai le sentiment qu’un jour je; les rattacherais à l’arbre ;

 

Et certaines personnes ne sont pas vraiment nommées, ou plutôt ne sont pas prénommées. Il s’agit d’enfants dont l’existence est rapportée par la mémoire familiale (très faillible) mais pas le prénom, de conjoints dont l’identité s’est égarée dans cette même mémoire collective. Mais se trouvent aussi des personnes qui sont justes entrées à la demande du logiciel. Effectivement dans mes recherches je m’intéresse aux frères et sœurs, cela me permet de replacer la famille dans un contexte plus large. (Même si c’est le seul étage de collatéraux que je complète aussi exhaustivement que possible, les petits-enfants, neveux, cousins ou alliés ne sont renseignés que s’ils sont cités dans des actes ou ont des liens de parrainages ; ou bien comme je le disais plus haut, que, par une voie détournée, ils m’ont ramené à un ancêtre.) Mais je disais que je m’appuyais sur chaque frère et sœur, rencontré au détour d’une recherche. Parfois ceux-ci sont identifiés dans l’acte de mariage de mon aïeul, alors que les parents ne le sont pas. Sauf que dans mon logiciel, je suis obligé, pour rentrer un frère ou une sœur, de renseigner un des parents. Jusqu’à maintenant ce n’est que le père, parce qu’il a toutes les chances de porter le même nom et je le prénomme simplement Père. A ce jour, j’en ai recensé 17.

 

                                                                                        4   9 9 9   ! ?

 

Bref, Marie Dorliac, dernière fille de Pierre Dorliac et d’Elizabeth Mercier, (couple de Courbiac, alors que cette commune faisait encore partie de Tournon d’Agenais dans le Lot-et-Garonne) est la 4 999 e personne que j’ai inscrite dans mon logiciel… Cette petite fille n’a vécu que 3 ans et portait le même prénom que deux de ses sœurs, dont mon aïeule. (Ce qui fait que je ne sais pas encore laquelle des deux elle est vraiment). Elle fait partie de cette histoire des familles qui me passionne.

Et maintenant se pose la question de la barre des 5 000. Ce nombre ne veut rien dire en lui-même, mais il est un cap indentifiable à franchir… Vais-je inscrire le prochain collatéral trouvé, vais-je symboliquement attendre de dénicher un nouvel ancêtre ?

Quelle importance ?  Il m’aura en tout cas permis de me questionner un peu, de me dire que la barre est belle, mais pour le plaisir simplement… Et ce 5 000 à venir a été un horizon, en attendant le suivant, et une occasion de vous écrire…

Il ne reste qu’une relativité, beaucoup de recherches, de la patience, alors que je n’en ai que peu, mais une goutte d’eau par rapport à tous ceux qui nous ont précédés et un côté dérisoire… Mais par ces 5 000 j’ai l’impression d’apprendre à me connaître et à me situer : poussière dans ce tourbillon de vies ; simple maillon de milliers de chaînes multi-millionnaires.

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17 mai 2014

Images postales

Je collectionne les ancêtres... Oui, j'utilise le terme de collection, mais c'est parce que j'aime cela... Mon grand-père m'a refilé le virus en me confiant un jour sa collection de pièces de monnaie... Que je n'ai pas tant développé mais à laquelle la généalogie donnera un jour peut-être une réorientation. Comme celle des cartes postales... Je l'ai récupérée plus tristement celle-ci. Et je la recentre, c'est à dire que je l'axe autour d'une thématique claire et délimitée : les villages de mes aïeux.

Donc j'écrivais, je collectionne les ancêtres... Je cherche leur nom, leurs dates, leurs prénoms, les professions qu'ils ont exercées, toutes les anecdotes possibles et les lieux qu'ils ont fréquentés. Pourbmoi collectionner, c'est un peu comme la grande collecte sur la grande guerre, ramasser ce qui raconte des histoires et les conserver pour partager ces histoires. Le but n'est pas de d'exhiber ces ancêtres, ni de m'en vanter, je n'y suis pour rien. Mais de partager leurs histoires, leurs époques et de chercher des points communs, des évolutions, de trouver dans leurs vies, des leçons pour aujourd'hui, des plaisirs à transmettre.

L'un de ces plaisirs est de voir les endroits où ils ont pu vivre. Avant le vingtième siècle ces lieux ont forcément changé par rapport aux cartes postales, à part peut-être certaines mairies, ou les églises. J'aime les images qui illlustrent des histoires et passée une certaine date, ces images villageoises peuvent servir à enjoliver les récits.

Comme j'utilise mon blogue comme une boîte à outils, je me sers des albums photos pour partager ces vues des villages de nos ancêtres.Pour l'instant ne sont dans les albums que des clichés antérieurs à 1930, pour des raisons de droits.

(Pour plus d'informations sur les façons d'illustrer un blogue ou une généalogie publiée aller voir la boîte à outil de l'excellent blogue de d'aïeux et d'ailleurs ). (Qui, autre parenthèse, n'écrit pas assez à mon humble avis, ou plutôt à mon humble goût qui veut, gourmand, en dévorer plus).

Donc aujourd'hui, je voulais surtout vous dire que sur mon blogue le mois dernier j'ai chargé des cartes postales. En attendant de mieux les mettre en valeur, elles sont dans les albums, et si nous partageons des villages d'ancêtres, peut être certaines vous intéresseront.

En voici une :Vue générale sur le Lot et l'église Sainte Catherine à Villeneuve-sur-Lot, en Lot-et-Garonne, du moins aujourd'hui.

IMG_0003

 

 

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08 avril 2014

Du repiquage du riz au général Augereau sur le pont d’arcole

Digression vous avez dit… Confirmation oui.

Mais qu’ils sont beaux les mille et un détours de la généalogie.

 

J’étais tranquillement installé, devant la toile à faire quelques recherches sur les rizières proches d’Albaredo d’Adige.

Pardon ? Qui, quoi, où, quand, comment, pourquoi ? Vous avez raison petit résumé :

Mon arrière-grand-mère a travaillé dans une rizière,  en Italie : dans le Véronais, près d’Albaredo d’Adige où elle est né, quand elle avait huit-neuf ans, donc avant la première guerre mondiale, les pieds dans l’eau, pour gagner quelques sous.

Me rappelant cette anecdote je suis en train d’essayer de resituer le contexte et je suis donc partie à la chasse aux informations sur le riz et sa culture dans le Veneto.

Pour ce faire, mes requêtes sur un moteur amical sont rizière et Albaredo. Et les premiers  textes en français sur lesquels j’atterris me parlent du pont d’Albaredo sur l’Adige (fleuve italien) que les armées de Bonaparte n’ont pas traversé pour éviter de se retrouver dans la plaine. C’est l’un des moments forts de la bataille d’Arcole, qui s’est donc déroulé non loin du  village natal de mon aïeule, les troupes de Bonaparte, se repliant même à Ronco (all’Adige) village natal de son mari. Arcole finalement enlevé par Augereau. 

 Adige Albaredo 

 Il fiume Adige oltre il ponte di Albaredo d'Adige (VR).

Le fleuve Adige de l'autre côté du pont d'Albaredo d'Adige (Verona)

 

Tout cela en cherchant des informations sur les lieux de repiquage du riz… Quelle perte de temps, quelle circonvolution inutile, quel méandre marécageux…

Oui…Mais non ! (désolé, péché mignon…).

Parce que si je n’ai besoin d’aucune raison pour muser le nez au vent dans des recoins inattendus dans mes recherches, ce n’est pas sans aucune que j’ai poursuivi ma lecture ce jour là.

Effectivement si des membres de ma famille sont venus d’Italie en fuyant Mussolini, une rumeur ou légende familiale dit que certains de leurs ancêtres y étaient arrivés sous Napoléon.

Plusieurs hypothèses s’avancent, si l’on considère qu’il y a une part de vrai dans cette tradition orale. Sous Napoléon, mes ancêtres ont fui le régime, déjà… Sous Napoléon ils ont migré au gré des conquêtes, militaires ou commerciales… Avec Bonaparte ils sont venus se battre dans la plaine de l’Adige…

Chimère ou part de vérité, en tous cas, cette lecture me donne encore plus envie de progresser dans mes recherches italiennes pour arriver aux sources de cette histoire familiale, jusqu’à la révolution française donc.

 

 Sources

 http://books.google.fr/books?id=rL5OAAAAcAAJ&pg=PA314&lpg=PA314&dq=albaredo+rizi%C3%

http://www.histoire-image.org/site/oeuvre/analyse.php?i=525

 

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29 novembre 2013

Homme de bien

Dans mes ancêtres je compte un Pierre Mazic époux d'Anne Combelles de Carnegeac paroisse de Giou-de-Mamou (15) qui le 7 mars 1707 maria sa fille Marguerite à mon aïeul Claude Salvage.

Cet acte de mariage de mes sosas est suivi de celui-ci

 

"Le dix neuviesme jour du mois de mars 1707 est arrivé une incendie

dans le bourg de Giou et maison de Guillaume Surgon vacher

et fermier du moulin de Mr de Montalambert Seigr de Giou dans

laquelle incendie s’est trouvé mort Pierre Mazic a present

métayer de Mr de  Cabrol adat en son domaine de Carnegeac

et originaire de Carnegeac homme de bien et aimé de tous les

paroissiens de Giou a cause de sa bonté et charité envers les pauvres

en foy de ce ay signé"

Je ne sais si c'est vraiment celui du père de Marguerite, de l'époux d'Anne mais je n'ai jamais trouvé acte de décès si élogieux et il méritait qu'on se souvienne un peu de lui pour cette bonté et charité.

 

 

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13 juillet 2013

Puzzle à Egliseneuve d'Entraigue, pièce 1

La découverte d’un acte est souvent un moment de joie suivi d’un autre à la lecture de nouveaux indices.

Parfois cependant le soufflet retombe faute d’indice.

Aujourd’hui je vous propose de lire un de mes jeux de déduction.

J’espère toutes vos  remarques sur les incohérences ou les erreurs que j’aurais pu commettre ou les incompréhensions que j’aurais pu faire naître.

Antoine TOURNADRE et Jeanne GROUFFAUD parents de Françoise mon aïeule se marient le 23 mai 1776 à Egliseneuve d’Entraigues. L'acte de mariage n’est pas filiatif et les seules autres personnes citées sont Jacques Tournadre, Antoine Tournadre et Jean Tournadre parents et amis.

Pour chercher les parents d’Antoine et de Jeanne, en généalogiste méticuleux je devrais relever de manière exhaustive tous les Tournadre et Grouffaud du village, pour commencer, afin d’y voir plus clair.

Quand il le faut, je le fais, mais comme sur GénéaBank l’association du Cercle Généalogique et Héraldique de l'Auvergne et du Velay (CGHAV) propose ses relevés sur la commune, (de 1533 à 1793 pour les naissances et de 1623 à 1800 pour les mariages) je vais consciencieusement leur faire confiance et profiter de leur sympathique travail

Huit enfants sont nés d’Antoine et Jeanne avant 1793, dont les parrains et marraines sont :

  • Jean Tournadre cousin germain et Catherine Groufaud tante maternelle pour Catherine
  • Renée Grouffaud et  Michel Juillard pour Renée
  • Marguerite Grouffaud tante maternelle et Pierre Rahon pour Marguerite
  • Antoine Gelyet Marie Barbat pour Antoine
  • Pierre Meraville et Marie Raynaud pour Pierre
  • Françoise Rahon et François Raynaud pour Françoise
  • Michel Juillard, et Marie Grouffaud pour Michel
  • Pierre Barbat et Catherine Tournadre sa soeur pour un second Pierre

Dans les actes en lignes à partir de 1793 j’apprends que le 1er mars 1793 Antoine, accompagné de Jean Serre et de Anne Tournadre déclare la naissance de Jean

De plus Leur fille Jeanne se marie à Besse et Saint Anastaise avec Jacques Richard le 20 pluviose X de la République

Pour retrouver les parents d’Antoine cela ne m’avance pas bien loin par contre, par son acte de décès je peux déduire qu’Antoine est né vers 1746.

Entre 1730 et 1760 six Antoine Tournadre seraient nés à Egliseneuve-d'Entraigues :

  • en 1743 et 1749 deux fils de Jacques et Bap Catherine
  • en 1747 un fils de Jacques et Gayme Catherine
  • en 1749 un fils de Jean et Meraville  Marie
  • en 1751 un fils de Jacques et Gély Marie
  • en 1757 un fils de Jean et Anne Flagel.

FR-15-Égliseneuve-d'Entraigues2

 Alors maintenant commence le jeu des éliminations :

En 1777 le parrain de Catherine Tournadre fille d'Antoine et Jeanne Grouffaud est Jean Tournadre son cousin germain. La mère de Jean doit donc être une soeur de Jeanne Grouffaud ou d’Antoine ou son père un frère d'Antoine Tournadre.

Entre 1720 et 1770 huit Jean Tournadre seraient nés à Egliseneuve-d'Entraigues :

  • en 1722, 1732 et 1746 trois de Jean et Dubois Anne
  • en 1740 et 1742 deux de Antoine et Bap Anne
  • en 1749 un de Jean et Faucher Marie
  • en 1752 un de Jacques et Gély Marie
  • en 1759 un de Jacques et Versailles Marguerite.

Aucune Groufaud ni Tournadre dans les mères.

Le fils de  Jean et Marie Faucher a Pierre Tournadre pour ayeul alors que ce devrait être Jacques ou Jean.

Les couples Jacques et  Gély Marie et Antoine et Bap Anne ont aussi un Jean avec Pierre Tournadre comme ayeul et ne sont donc pas à prendre en compte.

Jean et Anne Dubois se sont mariés en 1721.

Avant 1720 la base de données ne sort qu’un seul Jean Tournadre fils de Jacques, en 1709. Père à 11 ans ce n’est guère probable. Reste un Jean fils de Jean (mais pas avec une des mères citées pour les Antoine) né en 1705. Père à quinze ans reste rare mais possible.

Jean a épousé Anne Flagel en 1753 ils auront quatre enfant jusqu’en 1763, l’amplitude me paraît trop large pour qu’il puisse être le père de Jean lors d’un premier mariage.

Le même raisonnement vaut pour le Jean qui a eu neuf enfants entre 1731 et 1753 avec Marie Meraville.

Reste le couple Jacques et Marguerite Versailles dont le Jean a Catherine Gayme pour ayeule, celle qui est la mère d'Antoine né en 1747.

Je ne sais pas encore si c’est le bon puzzle mais les pièces s’emboîtent bien :

Antoine Tournadre fils de Jacques et Catherine Gayme né en 1747 est dans la bonne tranche d'âge, il a pour frère Jacques, (celui présent a son mariage ? ) dont le fils Jean peut être le cousin germain parrain de Catherine.

En estimant qu'Antoine est né à Egliseneuve d'Entraigues et que les relevés Généabank du CGHAV sont exhaustifs, nous avons les parents d'Antoine.

L'explication étant déjà longue je détaillerais les témoins ou parrains qui pourraient confirmer dans un prochain billet.

 

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17 juin 2013

Le conscrit aux yeux roux

Je continue d'explorer les fiches matricules de mes ancêtres et de leurs collatéraux.

Pour un de mes trisaïeux Pierre Marie Biguet, classe 1884 le signalement me paraît un peu bizarre... les cheveux et sourcils châtain, normal, mais les yeux roux je ne pensais pas que l'on puisse ainsi les définir.

Trois solutions paraissent envisageables :

  1. Je ne le savais pas, mais une des nuances de l´iris peut être le roux
  2. Mon trisaïeul, albinos, atteint de conjonctivite ou autre avaient les yeux rouges
  3. Le secrétaire s'est trompé et a inversé les couleurs d'yeux et de cheveux, même si on l'utilise moins on pouvait dire les yeux châtains, il aurait donc cheveux et sourcils roux

yeux_roux

Et vous qu'en pensez-vous ?

 

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06 juin 2013

Sur Dives, Saint-Pierre-sur-Dives

La Dives est une rivière française qui se jette dans la mer entre Cabourg et Dives-sur-Mer, Elle traverse notamment le village de Saint-Pierre-sur-Dives, dans le Calvados, où une famille Bertrand résidait.

La première native de cette commune dans mes sosas (donc la dernière de sa lignée à y être venue au monde) est Marie Jeanne Anne Bertrand. Je l'ai rencontrée à Paris, où crémière elle avait eu des enfants avec Michel Pfeiffer venu de son Alsace natale faire le poellier en la capitale.

Par son acte de décès, que j'ai pisté dans les 20 arrondissements de la cville lumière,  j'ai appris que son acte de naissance avait du être rédigé à Saint-Pierre dans le Calvados. Chouette, un nom de village.

Direction le Département 14 qui porta si bien son numéro ce jour là, il n'y avait QUE 14 commune de Saint-Pierre dans le Calvados. La patience étant une des lames du couteau suisse du généalogiste, chaque commune a fait l'objet d'une recherche dans ses tables pour trouver des Bertrand jusqu'à ce que j'arrive sur la Dives.

Joseph et Marie Anne Deschatres, les parents de Marie Jeanne Anne ont eu au moins cinq enfants nés à Saint-Pierr-sur-Dives. Et un sixième, leur aîné à ce jour y est décédé mais est né à Paris.

N'ayant trouvé à Saint-Pierre, ni dans une commune voisine de trace de leur mariage, ni de Dechatres, il est probable que leur union ait eu lieu à Paris vers laquelle a priori la famille a migré, au moins Marie Jeanne Anne et un de ses frères Jules François.  (Jules François est potier en terre comme Louis Stanislas Pfeiffer, le fils de Marie Jeanne Anne, le deviendra).

Mariage à Paris donc où dans la région de mademoiselle Dechatres, inconnue à ce jour car si nom nom évoque Chartres c'est probablement qu"un de ses ancêtre en est parti. Pour aller où ?

Les recherches continuent pour retrouver les fils ( de la pelote de laine, pas de la mère) de ses sosas, à Paris, en Normandie ou ailleurs... Et je reviendrais sur leur dossier puisque le peu que j'écris me montre que j'ai tant d'autres choses à préciser ... Que je sais déjà...

5-Saint-Pierre-sur-Dives (Calvados) Vieille Halle et Eglise

30 mai 2013

A la recherche du matricule perdu

Mon trisaïeul René Latière est né à Lubersac en Corrèze de parents haut-viennois avant de monter se marier à Paris puis finir par s'installer en Essonne.

Né en 1853, il fait partie de ceux pour qui je peux rechercher la fiche matricule. A tout hasard les fiches matricules étant disponibles sur les archives en ligne de Corrèze ( contrairement à celles de Haute-Vienne) j'ai cherché dans ce Département puisqu'il y est né. Et bien m'en a pris puisque dans le bureau de recrutement de Brives-la-Gaillarde, pour l'année 1873, la quinzième vue me précise que René Latière a pour numéro de matricule le 2 075.

Je cherche donc dans le registre matricules et je trouve  au numéro 2 075 le nom de La...farge.

Peu reposé, une première fulgurance me fait chercher en 1893 puisque la classe peut correspondre à l'année des vingt ans et non à celle de naissance. Ce en quoi vous savez bien que j'ai raison et comme René est né en 1853 c'est bien dans la classe 1873 que je devais poursuivre ma quête. A chercher fatigué ce sont les soucis que le généalogiste trouve. D'autant qu'en 1893 le dernier matricule est 2 036. Je persiste et deuxième fulgurance je regarde les numéros des conscrits de René qui se trouve sur la même vue dans le la table alphabétique du bureau de recrutement. Aucun ne correspond, et pour cause.

Alors je me pose, je comprends ma bévue et je reprends le registre de 1873. Je me rapproche du matricule perdu. Je retourne au 2 075 vue 156, toujours François Lafarge... Ma deuxième fulgurance étant meilleure que la première, je regarde les numéros des autres conscrits... Toujours aucun qui ne correspond.... ???

Deuxième pause.

Je suis sûr cette fois que je suis dans le bon registre, la date est claire dans la table, les vingtenaires présents dans le registre sont tous de 1853... Alors ? Alors si j'allais à la première page. C'est non pas une de mes manies, mais un de mes travers, le chargement me paraissant interminable sur les registres en ligne, surtout le temps de la mise au point... Je vais directement où je pense trouver mon information. Alors que dans un registre papier qui se feuillette plus vite et avec mes yeux qui font encore assez bien leur mise au point, (profitons profitons il paraît que cela pourrait ne pas durer...) je commence par les premières pages.

Donc première page, ou plutôt deuxième vue, la première vue étant une page de garde spécifique au numérique.

"Recrutement de Brive

Classe 1873

1 311-2 207

Tout y est et le 2075 est bien entre le  1 311 et le 2 207. Basique ? Evident ? Oui mais quand je perds le fil, je reprends ma pelote et je repars de ce qui est assuré, evident, en me demandant si c'est aussi sûr que c'est évident. Sur ce premier point oui.

Ensuite Département de la Corrèze Brive (canton du bureau de recrutement) et neuf autres cantons dont Lubersac (où est né René).

Département de la Dordogne sept cantons...

Ah oui parce que le bureau de recrutement est à cheval sur la Corrèze, la Dordogne et la Haute Vienne, cela m'avait surpris quand j'avais découvert les tables alphabétiques.

Et donc département de la Haute-Vienne, avec St-Yrieix (commune où résidait la mère de René lorsqu'il s'est marié en 1879) et St-Germain.

Mon registre présente toutes les apparences d'être le bon et puis les conscrits de Haute-Vienne sont numérotés de 2 007 à 2 207, mon  2 075 est toujours compris entre les deux, évident non ? Et bien pas tant que cela, parce que les conscrits de Dordogne sont numérotés matriculairement de 2 618 à 3 200 bien après mon matricule perdu... Mais ceux de la Corrèze de 1 311 à 2 171 et là mon  2 075 est de nouveau compris entre les deux.

Enfin ! Arrive le vrai soulagement (parce que les fulgurances étaient moyennes ce jour) et je ne suos pas complètement neuneu. Monsieur François Lafarge doit être le matricule 2 075 corrézien ; puisque, méthodique quand même de temps en temps, je suis parti du début du registre...Et donc si je pars de la fin au  2 075 je vais forcément, évidemment ... Trouver ... Latière René.

Oui il était là, bien né le 13 janvier 1853 à Lubersac en Corrèze et résidant à Saint-Yrieix, en Haute-Vienne, fils de feu Jean Baptiste et de Barry Joséphine, (Nb Pétronille de son nom de baptême).

En récompense j'obtiens donc sa description. Il a les cheveux et sourcils châtains,  les yeux de même, le front rond, le nez long la bouche moyenne, le menton petit et le visage ovale, sans marque particulière (cela ne m''aide pas à me le représenter, mais je revois certaines caractéritiques de son petit fils). Il mesure 1m61 et je me dis que mon arrière-grand-mère tenait de lui. Son degré d'instruction est 1,2,3 mais il va falloir que je m'assure de ce que cela sigifie concrètement plusieurs versions circulent.

A priori il est bon pour le service mais dispensé parce qu'aîné de veuve. Ce qui me pose question, est ce un terme général que le garçon soit l'aîné ou fils unique ? Parce que je ne lui ai pas encore trouvé de frère, ni de soeur.

Enfin le dispensé est quand même passé dans la réserve de l'armée d'active et a accompli une période d'exercice au 89e de Ligne du 24 août au 24 septembre 1882 puis quinze jours en 1885 et n'aurait été libéré quen 1899. Son déménagement à Paris apparaît dans le dossier.

Je vais maintenant gentiment rentrer toutes ces données dans mes dossiers.

A la recherche du matricule perdu_JPEG_1_1DM

Paris. - L'inscription des gardes nationaux, mairie du XIIIe arrondissement :
[estampe] / [Non identifié] ; Morel Babeville 1870

Nous ne sommes pas à Brives mais à Paris où séjournera René, et en 1870 soit trois ans seulement avant son passage debant le bureau de recrutement. Le registre matricule sur lequel il est inscrit est celui du contingent et de la Garde nationale mobile.

En attendant de pouvoir reproduire son dossier ici...

 

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