06 novembre 2019

Eugénie Becker

Initiale gothique E

Née le jeudi 30 janvier 1862 au 21 de la Rue de l'Ecole de médecine dans le sixième arrondissement, Eugénie a été reconnue par sa mère Anne Marie Becker le 10 mars suivant.

A l'occasion de cette naissance, quelqu'un a du lui expliquer qu'elle devait faire cette démarche. Dans le même mouvement elle a reconnu ses deux aînés, Nicolas et Marie respectivement né en 1851 et 1857. Y en eut-il d'autres, avant ou après ? Je ne sais.

L'année suivant la naissance d'Eugénie sa soeur Marie quitte ce monde. Je ne sais rien d'autre sur Nicolas.

Je ne connais pas de mari, conjoint, compagnon à Anne Marie, elle même fille d'une célibataire, Anne Catherine venue s'installer à Paris depuis la Moselle après sa naissance.

Anna Marie a exercé les métiers de bronzeuse, ouvrière en bronze, brodeuse ; elle est décédé à Bégard dans les côtes du Nord (devenues d'Armor) en 1883. C'est son dernier métier de brodeuse qu'exercera Eugénie.

le 28 février 1884, encore un jeudi, Eugénie épouse dans la maison commune du douzième arrondissement de Paris l'aurillacois Guillaule Papon, en présence de deux cousins cantalous de son futur, Jules Auriacombe et André Mehl, d'un de ses amis Alphonse Leroy et d'un ami à elle Lucien Herbrat.

Habitant auparavant 254 Faubourg St Antoine elle réside maintenant comme son époux au 61 Rue de Reuilly

Le couple aura neuf enfants : 

  • Edmond Eugène naît le 11 novembre 1884, la famille est domiciliée au 80 rue des haies dans le XXe arrondissement de Paris ;
  • Clémentine, née le 10 avril 1887 Rue Guilhem dans le XIe, disparaît le 18 mai au 7 rue des Jardins dans le IVe ;
  • Félix pousse son premier cri Rue Belfort dans le XIe le 3 août 1888 mais meurt dès le 20 février 1889 au 16 Rue Moreau dans le XIIe ;
  • Clémentine, la seconde, rejoint la famille, encore établie au 16 Rue Moreau le 6 octobre 1890 ;  
  • Félix, deuxième du nom, notre aïeul arrive le 30 janvier 1892, 4 bis passage de la main d'or dans le XIe ;
  • Georges vient au monde le jeudi 7 mars 1895 à Valenton où la famille s'est installée ;
  • Paul naît le 26 janvier 1900 dans le 14 arrondissement de Paris mais la famille réside à Valenton ;
  • Albert né le 22 mars 1901 à Valenton y décède le 19 février 1902 ;
  • Albert encore séjourne sur terre du 23 mars au 12 août 1902, la famille réside toujours à Valenton.

Il est à noté que cinq seulement parviendront à l'âge adulte et se marieront, mais que les prénoms des trois premiers décédés ont été redonnés à leur cadet de même sexe, sauf pour le deuxième Albert puisqu'il fut le dernier de la fratrie.

Dans le recensement de Valenton de 1896 la famille réside Rue de Villeneuve, l'aîné est nommé Edmond, dans ceux de 1901 et 1906, la rue ne change pas mais Edmond Eugène est inscrit comme Eugène. En 1911, l'adresse n'a pas changé mais l'aîné a quitté le nid. Guillaume est toujours mentionné comme électricien et Eugénie comme brodeuse.

Le 12 mai 1922 Eugénie, encore brodeuse à soixante ans perd son époux, Edmond et Félix le déclare le lendemain à la mairie de Valenton.

Résidant toujours à Valenton, mais impasse Guérin, peut-être chez un de ses enfants, Eugénie s'éteint le 26 février 1926 à l'hôpital de Villeneuve-Saint-Georges.

 

 

Posté par cedeca à 23:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


31 janvier 2014

René épisode 1

Le 13 janvier 1853 à midi Jean Baptiste Latière est en mairie de Lubersac. Il est accompagné de Jean Chatenet sacristain et de l’aubergiste Antoine Dhabriat, sans que je sache s’ils sont de ses connaissances ou les plus proches de l'hôtel de ville. Car ils sont là pour assister comme témoins à la déclaration que Jean Baptiste vient faire : celle de la naissance de son premier enfant : René. Sa femme Joséphine Barry lui a donné le jour à 5 heures ce matin là. En fait la jeune accouchée a été baptisée Pétronille, mais tradition familiale ou rejet de son prénom, elle se fait appeler Joséphine.

René est l'aîné de la famille, cela se confirme sur son registre matricule puisqu'il est indiqué aîné de veuve. (Sur ce type de document, aîné signifie-t-il qu'il y a des suivants, ou est-il indiqué aussi pour les enfants uniques ?)

Son père au moins est monté sur Paris pour y exercer son métier de cocher. René l'y a t'il suivi ou est-il monté après, à son mariage dans la capitale, sa mère réside à Saint-Yrieix (la Perche) et consent par acte authentique chez un notaire. Son père est déjà décédé, célibataire dans un hôpital parisien alors qu'il réside à Saint-Denis, Rue de Paris.

Dans son acte de mariage, René doit faire certifier que son nom est bien Latière, car son père est dénommé Latierre sur son acte de décès (et c'est aussi ainsi qu'il signe). En fait l'orthographe, si on peut parler d'orthographe pour un patronyme était Lathière, à la naissance de Jean Baptiste et avant la révolution de Lathière...

Résidant à Paris rue Crozatier René et Marie Léontine Pfeiffer y ont leurs premiers enfants avant de se fixer à Montgeron où habitait la tante de René, Marie Lathière.

 

Rue Crozatier-Poste et Hôpital Saint-Antoine Rue Crozatier

René est l'un de mes Tris (-aïeux). Un de mes plaisirs de 2014 sera de retracer le parcours de ces huit personnes qui forment la quatrième génération de ma généalogie. Pour René, ce n'est que la première salve. J'espère bien améliorer le tir. (Qui a dit : ce sera facile ?)

Posté par cedeca à 23:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,