14 juin 2017

Laurent, Pierre, Marie Victoire, les Serot pour L

Laurent Serot est né du mariage de Joachim et d’Yvonne Guiho, à une date que je n’ai pas encore certifiée.

Il épouse Marie Besnier  le 21 janvier 1818. Deux enfants : Pierre Marie et Joseph viennent compléter le ménage en 1823 et 1826. Les deux frères se marieront. Cela mérite d’être noté car sur les dix enfants que donna Julienne Marchand à Pierre Marie, mon sosa, seuls deux, peut-être trois parviendront à l’âge pubère.

Effectivement pour ce couple dont le mariage a eu lieu le 6 juillet 1851 à Fégréac, l’année 1852 est très particulière. Premier événement, symbole d’espoir,  Julienne attend son premier enfant. Cet événement, elle ne le sait pas encore sera double, l’enfant n’est pas seule…

En novembre 1852, le 16 pour être exact, elle accouche donc de deux jumelles, Marie Françoise et Julienne Marie, dans sa demeure à Razette, écart de Fégréac. Le lendemain Pierre Marie retourne à la mairie avec Julien Ricordel (oncle maternel des jumelles) pour déclarer le décès de Julienne Marie, ils y seront aussi le surlendemain car c’est Marie Françoise qui s’en repart aussitôt. Trois jours éprouvants, remplis de joie, très peu... Mais surtout d’angoisse et de tristesse.

La grossesse suivante qui va à son terme s’achève le 29 avril 1854, c’est un petit garçon sans vie qui sort de son ventre, il restera comme anonyme dans les registres.

La chaîne de la vie ne se rompt pas : le 23 juillet 1855 Julien Marie  vient au monde à Razette et décide d’y rester, il se mariera avec Philomène Mathurine Houchet.

Une petite sœur le suit le 15 juin 1857, elle épousera Jean Baptiste Bocquel , c’est bien qu’elle aussi reste en vie.

Le malheur semble s’être éloigné. Quoique, née le 12 juin 1858, Victoire Marie décède le 3 juin 1861, quatre mois avant la naissance de Joseph le 20 octobre. Je n’ai pas encore trouvé d’autres traces de Joseph.

En 1864 naît Pierre Marie.

En 1865, Marie Françoise vient au monde.

En 1867 meurt Pierre Marie.

En 1870 le dixième enfant du couple est prénommée Augustine Marie.

1872 sera une année noire, Augustine décède en janvier Marie Françoise en octobre. La famille a déménagé à Henrieux dans la même commune entre les deux décès.

Marie Besnier, la femme de Laurent, n’aura rien connu de cela, elle a quitté ce monde en 1847. Et Laurent ?  C’est bien la question… Il est présent aux noces de Pierre Marie et de Julienne en 1851, mais pas au décès de son cadet Joseph en 1879. Entre ces deux dates, pas de signe de vie. Je ne sais donc pas si en 1867 il est vivant.

Pour retrouver son sillage ou limiter la fourchette de son décès, il me faudrait éplucher les recensements, étudier les actes de baptêmes, des fois qu’il ait été parrain d’une des filles… Je pense que pour un garçon celui-ci aurait pris son prénom. Ou regarder dans les absences et successions, bon bien au travail alors.

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13 juin 2017

Kapital (das) pour K

1867 est aussi l'année de parution du capital de Karl Marx, das kapital en version originale.

Je ne vais pas ici essayer de vous expliquer maladroitement la théorie mais une grande pensée économique et sociétale est donc imprimée et publiée.

Il faudrait que je me pose la question de la traduction et de la diffusion en France, et en Italie. j'aimerai aussi savoir quand cela a été vulgarisé, et si mes aïeux s'intéressaient à la vie politique en dehors de leur village.

Pour cela il me reste beaucoup de recherches à effectuer, sur les listes électorales, la presse ancienne et a priori la justice de paix (Merci Lulu la sorcière et le bistrot d'Availles), entre autres. Et peut-être aussi à lire le Capital plutôt que de me contenter de ce que disent les autres, comme en généalogie, les sources, toujours les sources...

File:Stamps of Germany (BRD) 1968, MiNr 558.jpg

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12 juin 2017

Jean Auguste Dominique Ingres pour J

En généalogie, une fois les données amassées, les branches dessinées, replacer nos prédecesseurs dans le contexte de leur époque se révèle très intéressant.

Quelle langue parlaient-ils ? Comment accouchaient-elles ? Quelle monnaie payaient leurs travaux ? Quelles cultures les nourissaient ? Quel était leur cadre de vie ? Qu'est ce qui différait de notre époque ?

Pour cela un très bon ouvrage : Contexte guide chrono-thématique De Thierry Sabot Éd. Thisa qui s'avère être un ouvrage de base pour définir justement tout ce contexte de vie de nos ancêtres.

Et en 1867, le 14 janvier précisément le peintre Jean Auguste Dominique Ingres rendait définitivement se pincseaux. Mes ancêtres l'ont-ils connus, ceux du Tarn-et-Garonne, ceux de Paris ?

Ont-ils pu voir ses tableaux, des affiches, des reproductions ? Cela les intéressaient-ils ? Nombre de questions auxquelles je répondrai peut-être un jour, pour certaines en tous cas.

L'avantage d'un peintre en généalogie c'est de retracer des scènes de vie qui n'ont pu être photographiées, j'ai récemment découvert par exemple les scènes de moisson de Léon Lhermitte. Je ne suis pas sûr qu'Ingres rentre dans ce registre lui et ses vertêbres surnuméraires.

Mais l'autre versant d'Ingres qui le rattache à la généalogie est son violon. En effet il est connu pour avoir joué du violon, lui le peintre, car la musique était son passe-temps lorsqu'il ne travaillait pas à une toile. Et c'est ainsi qu'est née l'image qui nous fait dire aujourd'hui que la généalogie est notre violon d'Ingres.

 

oda

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10 juin 2017

Isabella Gambarini pour I

Tout ce que je sais d’elle, c’est qu’Isabella Gambarini était enceinte de Pietro Scaion en 1867 puisque le 25 mai 1868 elle a accouché de Pasqua Scaion à Albaredo d’Adige village de la province de Vérone en région Vénitie. Et encore, je ne suis pas sûr de la date.

D’après l’acte de décès de sa fille rédigé en France j’ai même longtemps cru qu’elle s’appelait Gambini. Mais à Albaredo d’Adige, un ancien curé, le père Marcelo Dare, a rédigé les arbres généalogiques des familles de la ville. Et dans celui des Scaion apparaît bien le nom Gambarini pour Isabella, mais les dates de naissances ne sont données que par l’année, et pour Pasqua elle ne correspond pas à celle de son acte de décès.

Donc en attendant de remonter l’arbre des Gambarini, en attendant de trouver l’acte de naissance ou de baptême de Pasqua, je vais faire confiance au père Dare qui devait connaître le nom des familles de sa paroisse, pour la date je vais conserver la date complète.

En tout cas Isabella était bien vivante en 1867, il y a 150 ans de cela, et elle fait partie de l’histoire de ma famille.

09 juin 2017

Houlières pour H

Dans ses recherches généalogiques il est des périodes où les dates s’alignent. La tête passionnée s’enfouit dans les recherches et compute toutes les données brutes qu’elle trouve. Exploitons le filon, nous ferons travail d’orfèvre plus tard.

Ces dates trouvées s’inscrivent dans des cases qui figurent les feuilles de l’arbre généalogique. Lorsque la recherche est fructueuse, des branches s’épaississent et donnent du volume à l’objet de nos attentions.

Puis vient le temps du ciselage de ces données, le moment de les regarder de plus près et de leur donner du relief, de les partager.

Aujourd’hui je regarde mon arbre à travers le filtre de l’année 1867. Et plus précisément j’observe le foyer Houlières, à Montaigu-de-Quercy :

Pierre Houlières et Anne Paganel.

Sous ce couple six feuilles, une belle famille… Mais de tristes histoires

HOULIERES Pierre, Cultivateur, fils de OULIERES François (°1770), et de LABRAILLE Catherine (°1769 +1836). A sa naissance, ses père et mère étaient tous deux âgés d'environ 37 ans. Né en (?) 09/1807 à Saux (46), décédé le (c) 06/04/1869 à Montaigu-de-Quercy (82), Sainte-Cécile à environ 61 ans. Marié le 03/03/1832 à Tournon-d'Agenais (47) à environ 24 ans, avec PAGANEL Françoise, cultivatrice Cultivatrice, fille de Jean, Cultivateur, et de LONGUESERRE Anne (°1761). A sa naissance, sa mère était âgée de 37 ans. Décédée le (p) 21/06/1876 à Montaigu-de-Quercy (82), Sainte-Cécile à l'âge de 77 ans, née le 19/01/1799 à Montaigu-de-Quercy (82), Sainte-Cécile. 6 enfants sont nés de cette union :

 

François, Soldat (fusillier).A sa naissance, ses père et mère étaient âgés d'environ 25 ans et 33 ans. Né le 31/12/1832 à Montaigu-de-Quercy (82), Sainte-Cécile, décédé le 05/05/1855 à Lyon (69) à l'âge de 22 ans.

 

Antoine. A sa naissance, ses père et mère étaient âgés d'environ 26 ans et 35 ans. Né le 23/08/1834 à Montaigu-de-Quercy (82), Sainte-Cécile, décédé le 06/12/1836 à Montaigu-de-Quercy (82), Sainte-Cécile à l'âge de 27 mois.

 

Guillaume. A sa naissance, ses père et mère étaient âgés d'environ 28 ans et 37 ans. Né le 11/08/1836 à Montaigu-de-Quercy (82), Sainte-Cécile, décédé le 27/02/1839 à Montaigu-de-Quercy (82), Sainte-Cécile à l'âge de 31 mois.

 

Marie. A sa naissance, ses père et mère étaient âgés d'environ 31 ans et 40 ans. Née le 01/03/1839 à Montaigu-de-Quercy (82), Sainte-Cécile, décédée le 09/01/1840 à Montaigu-de-Quercy (82), Sainte-Cécile à l'âge de 10 mois.

 

Pierre, N° 677, fils de Pierre (°1807 +1869), Cultivateur, et de PAGANEL Françoise (°1799 +1876), Cultivatrice. A sa naissance, ses père et mère étaient âgés d'environ 33 ans et 42 ans. Né le 03/06/1841 à Montaigu-de-Quercy (82), Sainte-Cécile, décédé le 21/05/1842 à Montaigu-de-Quercy (82), Sainte-Cécile à l'âge de 12 mois.

 

HOUILLERES Françoise. A sa naissance, ses père et mère étaient âgés d'environ 35 ans et 44 ans. Née le 26/05/1843 à Montaigu-de-Quercy (82), décédée le 16/04/1909 à Montaigu-de-Quercy (82) à l'âge de 65 ans. Mariée le 02/04/1865 à Touffailles (82) à l'âge de 21 ans, avec MOURABY Raymond. 7 enfants sont nés de cette union.

 

François, le fils aîné, qui porte le prénom de son grand-père paternel, a entre ses quatre et ses dix ans environ perdu trois frères et une sœur qui auront vécu entre 10 et 31 mois. Un an après ce dernier deuil naîtra la seule sœur qui lui survivra. Françoise donc ne connaîtra que son aîné comme frère, lui aura-t-on parlé des autres membres de la fratrie ?

Et ce frère fusilier (de métier ou en service ?) décèdera à 22 ans à Lyon…

Nous sommes donc en 1867, Pierre Houlières a 60 ans, son épouse Françoise Paganel, 68. Ils ont eu 6 enfants, il ne leur reste plus que la benjamine. Elle, s’est mariée. L’année dernière elle a eu son premier fils : Pierre Mouraby, mon aïeul. Nous y reviendrons.

Si je parle de ces gens, c’est que leur histoire a continué, la chaîne est parfois fragile, mais malgré tous ses éclats, elle s’est poursuivie jusqu’à mes enfants…


08 juin 2017

Gallio pour G

25 juillet 1867 : Giovanna Feder pousse son premier cri... En italien, en vénitien ?

Non, il ne doit pas y avoir de langue pour pousser un cri, mais dans quel dialecte Maria Fraccaro s'est-elle exprimée lorsqu'elle a exprimé son soulagement d'avoir accouché de cette petite fille ? Andrea, le père a t'il chanté une scie populaire pour célébrer cette naissance et la joie qu'elle lui a procuré ? Dans quelle tonalité, et quelle langue, l'Italie est en train de s'unifier, chaque région parle sa propre langue.

Giovanna Feder aura trois fils avec Francesco Modenese natif de Terrazzo dans la province de Vérone (Région Vénétie). Ces trois enfants naîtront à Ronco all'Adige toujours dans la province de Vérone.

Quand Giovanna ou ses parents ont-ils migré depuis la commune de Gallio, elle aussi Vénitienne mais située dans la province de Vicenze ?

Mystère pour l'instant, la seule mention de la commune de Gallio figure dans le registre de population de la commune de Ronco all'Adige.

Un registre de population, c''est un peu un mékange entre l'état des âmes et le recensement. Pour une famille sur une double page vous voyez retranscrit toutes les dates le temps de leur maintien dans la commune et dans leur maison.

Ainsi pour un couple dont les enfants resteraient auprès des parents, vous avez la date de naissance des enfants, la date de mariage, la date de naissance de leurs enfants et leur date de départ. Du moins dans le cas des Modenese, la date de départ du cadet Giuseppe Andrea (tiens le prénom du grand-père de Gallio) avec sa femme et ses enfants vers la France.

Un registre de population italien c'est un mirage qui devient réalité pour un généalogiste. Mais il n'y a eu qu'une oasis, puisque ce registre incroyablement complet pour la vie de trois générations à Ronco all'Adige renvoyait pour les parents à ceux de Terrazzo pour Francesco et pour Giovanna de Gallio.

 

Gallio

La suite à un prochain voyage...

 

Première publication : le 8 juin 2017

Dernière modification : Le 8 juin 2017

07 juin 2017

Fondeur sur métal pour F

Antoine Maronne, premier du nom, naquit le 27 février 1795 à Cheylade dans le Cantal. Premier du nom c'est ce que dit son acte de mariage, car Antoine second du nom vint lui au monde en mai 1797 des mêmes géniteurs : François Maronne et Françoise Florat. La fratrie ne fut apparemment composée que de ces deux frères, mais de deux soeurs aussi prénommées Françoise pour la première qui rejoignit la famille le 3 juin 1799 et Françoise pour la benjamine qui montra le bout de son nez le 27 juillet 1802.

Les deux frangines ont donc porté le même prénom que leur mère, quand les frangins se virent a priori donner le nom de baptême de leur grand-père maternel.

Antoine premier du nom se maria donc (tout comme le second)... Il épousa le 12 octobre 1821 une cheyladaise, Anne Plantecoste.

Deux filles complétèrent le ménage, toutes deux nées aussi à Cheylade. De manière originale, l'aînée prit en 1822 le prénom de sa grand-mère paternelle ; Françoise. A la cadette fut transmis celui de sa mère :Anne en 1825.

C'est dans un autre département que Françoise convola le 26 octobre 1846 en justes noces avec François Selves dans la commune de Tournon-d'Agenais sise en Lot-et-Garonne. Comment notre jeune fille aterrit en Agenais ? Le plus simplement du monde, en suivant ses parents.

Antoine, issu d'un miieu agricole, est devenu fondeur sur métal et il dut se déplacer pour trouver ce travail vraissemblablement.

Dans les recensements de  Tournon d'AgenaisFrançoise, son mari et ses enfants faisaient parti du ménage dont Antoine était le chef. Au fil des ans cela évolue et François Selves notamment dans ce dernier recensement de 1866 est devenu le chef du ménage dont fait partie son beau-père. En 1867 Antoine vit toujours auprès de sa fille dans ce lieu de Birou à Tournon.

Et donc qu'est ce donc que ce métier de fondeur sur métal. Et bien je dois concéder que je n'en suis pas bien sûr. C'est surtout cette précision sur métal qui m'étonne. D'après le dictionnaire des vieux métiers de Paul Reymond (Brocéliande) le fondeur est un artisan moulant les objets métalliques ou de fonte. , pas encore suffisamment bien cherché fonte.

Je n'ai pas encore trouvé, pas encore suffisamment bien cherché, l'usine ou la fabrique où pouvait bien travailler Antoine ?

 

 

Eugène Carrière - Le Fondeur (The Foundry) - Google Art Project

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cheylade

memchau.free.fr Dictionnaire des vieux métiers 1 200 métiers disparus ou oubliés (Brocéiande) Par Paul Reymond.

 

Première publication : 7 juin 2017

Dernièe modification 7 juin 2017

 

06 juin 2017

Empire pour E

En 1867 mes ancêtres français vivaient dans un Empire. Nous étions en plein cœur de la période libérale du second Empire. D’ailleurs le 19 janvier  Napoléon III annonçait des réformes libérales. Napoléon III qui se mêlait aussi des affaires de mes ancêtres italiens. La péninsule est en plein risorgimento, le moment de l'histoire transalpine ou sous l'impulsion de Victor-Emmanuel II l'Italie se réunifie... ou s'unifie. Napoléon III donc vient s'en mêler en appuyant à la Bataille de Marenta le 3 novembre les troupes du Pape alors que celles de Garibaldi veulent prendre Rome. Le camp de Victor-Emmanuel II perd cette bataille, mais gagnera sa guerRe.

Qu'est-ce que pensaient mes aïeux de l'Empire ? Je n'en sais rien, je ne sais pas si dans leurs champs, dans leurs usines, sur leur table de travail, ils ressentaient les choses différemment que sous la monarchie ou la République.

Avaient-ils un avis sur l'expédition de Napoléon III au Mexique, la connaissaient-ils ? Que pensaient-ils d'avoir la tête de Badinguet sur leurs pièces de monnaies ? Préféraient -ils les positions de Victoe Hugo, le lisaient-ils, ou Jules Verne ? Connaissaient-ils Verlaine, Daudet ?

 

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05 juin 2017

Denoeux pour D

Saviez-vous que Denoeux était un prénom ?

Je n'ai pas croisé d'ancêtre, de collatéral ou d'autre personne dans un registre qui ait été baptisé ainsi. Mais comme Maclou ou Ouen, Saint Denoeux a donné son nom à un village. Depuis sa tête (!!!) et son prénom ont disparu de nos mémoires (même sur nominis.fr, site de référence pour trouver l'histoire d'un saint), reste le toponyme.

En 1867 je n'ai plus d'ancêtre résidant dans ce village du Pas-de-Calais, seule lien encore vivace avec Saint-Denoeux, Marie Clara Césarine Osselin, la dernière de mes aïeux à en être native. Sa mère Marie Victoire Lucie Constantine Gline ( Confirmation par les prénoms nombreux et variés que nous sommes bien en Nord-Pas-de-Calais) accueillait des enfants de Paris en nourrice. La fille est partie s'y installer.

Clara, puisque c'est ainsi qu'on l'appelle au quotidien, a trois enfants encore : Georgette Clémentine 6 ans, Marie Léontine 4 ans, toutes deux reconnues à leur naissance, mais légitimées en 1863 par le mariage de Clara et de Louis Stanislas Pfeiffer. En 1864 le couple a eu un fils Louis Eugène qui n'a vécu que huit mois.Un petit Alfred Louis va lui vers ses deux ans. Si les deux soeurs se marieront, seule Marie Léontine fera souche, malheureusement Alfred décèdera en 1869.

Clara illustre assez bien les petits métiers que les parisiens peuvent ou doivent exercer, elle a été journalière, coutturière et marchande des quatre saisons.

Saint-Denoeux est un tout petit village, peu d'habitants mais a priori une spécialité de fabrique de bas. Peu d'images aussi, je n'ai pas encore trouvé de cartes postale de Saint-Denoeux. Juste quelques rares panoramas

st denoeuxVue du village de Saint-Denoeux (Pas-de-Calais)

Première publication le 5 juin 2017

Dernière modification le 5 juin 2017

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03 juin 2017

Chausseix pour C

26 juillet 1867

En plein coeur de l'été, la nuit a pourtant du être longue. Marie Françoise s'en est elle rendu compte ? Ou bien a t-elle réussi à dormir  ? Il est vrai qu'elle n'a que deux ans. La première Marie Françoise, sa mère, elle ne s'est pas assoupie de si tôt. C'est à deux heures du matin qu'elle a donné un petit frère à son aînée, mon aïeule.

Ce matin là Pierre (Marie) Chausseix vient donc en mairie déclarer la naissance de son fils. Il est accompagné de deux voisins, François Biveau et Philippe Eon. Ce Philippe qui n'est autre que le dernier aïeul vivant des deux enfants de sa fille Marie-Françoise.

Il m'amuse de constater qu'a priori le choix des prénoms est en honneur de l'épouse. L'aînée des deux enfants s'appellent Marie Françoise, comme sa mère, le cadet  porte les mêmes prénoms, inversés ; François Marie. C'est remarquable, mais pour le moment inexpliquable, un mari amoureux qui veut donner à ses enfants les prénoms de sa femme, l'influence du grand-père, de sa fille, une tradition familiale, la transmission par les parrains et marraines qui auraient porté ces prénoms ???

Outre ces prénoms, c'est aussi ce nom de Chausseix qui a évolué. Pierre Marie est né Chausseix en 1827, alors que Pierre, son père, naquit Chaussée en 1795. Entre les deux un officier d'état-civil a modifié la graphie de ce nom de famille tout comme celui des Année qui est devenu Anneix, (ce qui reste moins sujet à quolibets). Et ce jour de 1867 le préposé au registre a écrit le patronyme Chaussex. Marie Françoise quant à elle signera Chaussé ...

Signature de Chausseix Marie Françoise

 

 

 

Signature de Marie Françoise Chaussée

 

 

Première publication : 3 juin 2017

Dernière modification : 3 juin 2017

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