01 décembre 2013

1 Comme numéro 1 de sosa-stradonitz

La période des fêtes de fin d'année est très souvent pour moi un moment de production généalogique. Comme beaucoup j'affine certaines informations dont je vais parler avec mes proches où je rédige des documents à leur transmettre. Les deux dernières années j'ai réalisé des abécédaires, en 2012 sous forme de calendrier de l'avent. Mais avec le challenge AZ généalogique (voir http://lagazettedesancetres.blogspot.fr/2013/02/bloguez-votre-genealogie-de-a-z.html) je vais changer e thème pour cette avent et je vais compter. Donc aujourd'hui c'est le 1 : 1 Comme numéro 1 de sosa-stradonitz.

La numérotation de Sosa-Stradonitz du nom de ses deux co-inventeurs est à mon sens la plus simple pour ordonner ses ancêtres et retrouver dans son classement les documents de celui que l'on cherche.

Dans cette numérotation, les pères sont pairs et les mères impaires. En fait chaque père porte le numéro double de celui de son enfant et la mère le numéro double +1 ce qui revient donc à ce que chaque numéro pair soit un homme et que les numéros impairs reviennent à des femmes... Sauf le numéro 1 qui est la personne point de départ de la généalogie et qui peut être une fille ou un fils.

Je suis comme la plupart des généalogistes adepte de cette numérotation mais elle m'a toujours posé un problème, ce fameux numéro un.

D'abord lorsque je fus ce numéro un. Parce que si c'est moi qui remontait les ancêtres je n'étais pas fils unique, mais bon que ce soit moi ou un autre à qui l'on attribue le premier numéro, le reste de la numérotation ne changeait pas.

Maintenant parce que j'ai plusieurs enfants et que même s'ils ont la même ascendance, lorsque je confectionne les tableaux ou les arbres sur logiciel je n'ai qu'un numéro 1. Je suis obligé de transformer mon travail, par de multiples ajustements pour faire ressortir mes enfants ensemble dans les documents de présentation.

D6 1

Pour moi ils sont tous les numéros 1 et soit en répétant le numéro soit en le masquant je voudrais tranquillement les mettre au centre de l'arbre, tous et pas seulement 1.

Le problème n'est pas métaphysique, le classement n'est que purement fonctionnel, il est évident que chaque membre de l'arbre n'est pas qu'un numéro. Mais pour la base de l'arbre je trouve toujours cela peu pratique.

 

Surtout si l'une ou l'un d'entre vous a une astuce, je suis preneur.

 

 

 

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29 novembre 2013

Homme de bien

Dans mes ancêtres je compte un Pierre Mazic époux d'Anne Combelles de Carnegeac paroisse de Giou-de-Mamou (15) qui le 7 mars 1707 maria sa fille Marguerite à mon aïeul Claude Salvage.

Cet acte de mariage de mes sosas est suivi de celui-ci

 

"Le dix neuviesme jour du mois de mars 1707 est arrivé une incendie

dans le bourg de Giou et maison de Guillaume Surgon vacher

et fermier du moulin de Mr de Montalambert Seigr de Giou dans

laquelle incendie s’est trouvé mort Pierre Mazic a present

métayer de Mr de  Cabrol adat en son domaine de Carnegeac

et originaire de Carnegeac homme de bien et aimé de tous les

paroissiens de Giou a cause de sa bonté et charité envers les pauvres

en foy de ce ay signé"

Je ne sais si c'est vraiment celui du père de Marguerite, de l'époux d'Anne mais je n'ai jamais trouvé acte de décès si élogieux et il méritait qu'on se souvienne un peu de lui pour cette bonté et charité.

 

 

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31 octobre 2013

En famille ou pas ?

J'aime beaucoup relever les défis, cela pimente la soupe aux ancêtres. Mais autant j'aime les plats relevés, autant j'ai du mal à tout révéler... Pour les photos et les souvenirs de ceux qui me sont proches, je ne me suis pas décidé à les publier hors du cercle familial.

Donc je détourne la photographie familiale en vous proposant pour ce généathème d'octobre 2013 une carte postale.

La carte postale fait partie de ma façon "d'habiller" mon arbre généalogique. Mon grand-père en faisait la collection et me l'a confiée. Je la perpétue en la recentrant sur les villages de nos ancêtres.

Ce village n'est pas des siens mais si j'ai choisi cette carte c'est que peut-être une de mes ancêtres est parmi ces lavandières.

La Mère Denis et ses concurrentes nous ont presque fait oublier qu'elle et nos grand-mères ont lavé leur linge à la rivière ou dans le canal. Avec un peu de cendres pour laver et du soleil pour sécher sur l'herbe. Et n'oublions pas de la force dans le poignet pour battre ce linge.

La compensation ? Maigre ou pas, c'était le salon de coiffure de l'époque toutes les nouvelles du village étaient étendues et entendues et donc le linge sale pas forcément lavé en famille...

IMG

Petite digression pour les amateurs de cartes postales ou de vieux papiers (notamment si vos ancêtres avaient une entreprise assez bien implantée), je vais régulièrement jeter un oeil sur le site de ventes aux enchères Delcampe. Pour acheter ou non on y trouve des pépites.

 

NB je pense que cette carte postale est maintenant dans le domaine public, si quelqu'un en possédant les droits me demandait de la retirer ce serait immédiatement fait.

 

Je possède une carte postale physique de toutes celles que je publie.

 

 

14 octobre 2013

La maman du vétéran lui disait non

Un acte notarié peut apporter de nombreux renseignements, répondre à certaines questions et en soulever d'autres.

Dans ma recherche sur les Pfeiffer, je cherchais aux archives de Paris des actes notariés pouvant m'apporter plus d'éléments sur Michel Pfeiffer et particulièrement s'il avait laissé un testament ou si sa succession avait été passée devant notaire.

Je n'ai rien trouvé encore, par contre j'ai déniché une réquisition d'acte respectueux, ci-dessous retranscrite, faite par Alfred Louis Pfeiffer, le frère de Louis Stanislas, à sa mère veuve de Michel.

On peut être vétéran des campagnes de Crimée et d'Italie du second Empire, avoir trente ans passés et devoir demander son conseil et son consentement à sa mère pour se marier.

Alfred Louis vient juste d'avoir trente ans, peut être a-t'il attendu un peu parce qu'avant cet âge, il aurait du faire trois fois la réquisition d'acte respectueux pour passer outre ... Quoique sa mère a donné son consentement selon l'acte de mariage. Puisqu'il a bien convolé avec sa dulcinée le 28 février 1865. 

L'acte de consentement était un brevet c'est à dire qu'il n'a été rédigé que sur une feuille libre remise à Alfred Louis et non recopié, dans les minutes comme la réquisition. Pourquoi Marie Jeanne Anne Bertrand ne voulait elle pas que son fils convolât avec la demoisellle Schmutz ?  Pourquoi a-t-elle changé d'avis parce qu'elle ne pouvait plus l'empêcher? A moins qu'ils ne se parlassent plus.

Dans le document ci-dessous Alfred Louis est dit médaillé d'Italie et de Crimée c'est à dire qu'il a participé à ses deux campagnes sous Napoléon III. Il me faudra donc un jour trouvé du temps pour aller fouiller au service historique de la défense et voir si un dossier a été conservé. 

1865

12 Janvier

Réquisition et acte respectueux

Par M Pfeiffer

 

Me AUGUSTE JOZON Notaire, Boulevard St-Martin , 67

Par devant nous Me Auguste Jozon,

et son collègue notaires à Paris soussignés.

A comparu,

Mr Alfred Louis François Pfeiffer, monteur

en bronzes, médaillé de Crimée et d’Italie, demeurant

à Paris rue du Faubourg St Martin n°70

                        Majeur de plus de trente ans, étant né

                        à Paris sur le x huitième arrondissement, le

vingt-deux décembre mil-huit cent trente-

quatre, ainsi qu’il le déclare,

            Fils de M. Michel Pfeiffer, en

son vivant poëlier et de Mme Marie Jeanne

Anne Bertrand, son épouse, restée sa

veuve, demeurant à Paris (Charonne) rue

de Madame n°97.

Lequel a par ces présentes requis le dit

Me Jozon de se transporter au domicile susindiqué

de sa mère à l’effet de lui demander respectueusement

et formellement son conseil et son

consentement sur le mariage qu’il se propose

de contracter avec Melle Marie Caroline

Schmutz employée chez Mr Schneider,

demeurant à Paris, boulevard St Martin n°14.

                        Et de lui déclarer formellement qu’à

défaut de consentement aud. mariage, sur le

dit acte respectueux et un mois après le dit acte,

il sera passé outre à la célébration dudit

mariage, conformément aux dispositions de l’article

x à Paris           152 du Code Napoléon.

                        Dont Acte,

            fait et passé x en l’étude dudit Me Jozon

            L’an mil-huit cent soixante cinq le douze

janvier

            En présence de Mr Théodore Etienne

Schneider, propriétaire, demeurant à Paris

boulevard St Martin n°14 et de Mr André

Bernard Porrez, marchand de vins, demeurant

à Paris rue de Bondy, n°36,

            Témoins qui ont déclaré être majeurs et

citoyens français et ont attesté aux notaires soussignés

l’individualité et la capacité civile du comparant

            Et a le comparant signé

Avec les témoins et les

notaires après lecture faite

08 octobre 2013

Un oeil sur Louis premier regard

Dans mes projets généalogiques, j'ai éprouvé l'envie de retracer l'histoire d'un de mes ancêtres plus en détail. Il m'a donc fallu choisir. 

Un s'est détaché pour plusieurs raisons

Premièrement pour son métier potier en terre, qui parle dans ma famille.

Deuxièment, la sonorité de ses prénoms me plaît,

Troisièmement il est le seul de mes ancêtres à être né et mort à Paris et a probablement y avoir vécu toute sa vie.

Quatrièmement qui en découle il a du connaître beaucoup d'événements majeurs.

Cinquièmement il est témoin de beaucoup d'actes dans sa famile et a dû y jouer un rôle important.

Sixièmement parce que j'ai cherché et je cherche encore, beaucoup de choses sur lui et ses proches.

Septièmement je voulais un ancêtre que personne que je connaisse ne connaisse.

Huitièmement je peux aller plus facilement aux archives de Paris qu'en province.

Neuvièmement il en fallait bien un.

Voilà c'est dit et maintenant jetons un oeil sur lui :

Il ya a cent quatre-vingt-deux ans aujourd'hui naissait Louis. C'est probablement ainsi qu'il était appelé dans sa vie quotidienne.

Son identité complète se décline ainsi  : Louis Stanislas Pfeiffer fils de Michel et de Marie Jeanne Anne Bertrand né le 8 octobre 1831 à Paris dans le VIIIème.

 

Je profite de ce focus en particulier pour approfondir les possibilités que me donne mon logiciel, et donc voici un chronogramme de Louis Stanislas le situant par rapport à sa famille la plus proche, avec une frise des régimes en complément.

Louis Stanislas est donc né sous la Monarchie de juillet et a connu la deuxième République, le Second Empire. Il était parisien, donc il a vécu aussi le siège de la capitale lors de la guerre de 1870, la Commune, puis la Troisième République et le tout début du Vingtième siècle... Pfff. Quand je vous écrivais qu'il avait dû connaître quelques événements, d'autant qu'il habitait près du Faubourg Saint-Antoine.

 

Cliquez sur le chronogramme pour l'agrandir, c'est tout de suite plus lisible...

chrono louis stanislas

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03 octobre 2013

Yvonne... Bretonne

 

J'effectuais une recherche sur une Yvonne quand mon attention a été attirée par les noms de mes sosas portant ce prénom :

GUIHO, ROUTIN, BOCQUEL, PABOIS, BESNIER, GICQUEL, ROZIER, SEROT, GLOTIN, BEAUPERIN, GUIHENEUF, HERON, MONNIER, ESLAN, FLEURY, TUAL, ABABOYE, VOISIN, MAZAN, MENAND, ESLAN, BALAC, BRUNEL, LEJEUNE, POULAIN, DE LA VIGNE DU BREUIL, BEAUPERIN, NORMAND, MAHÉ, BODIN et RIALLAIN... Toutes bretonnes... Pays de la Loire ou Morbihan.

Dans la famille de mes enfants nous côtoyons des Yvonne et des Yves qui sont issus de régions différentes... mais dans les ancêtres, dans les non contemporains sosas ou non, Yvonne est forcément Bretonne. Je ne pensais pas cette régionalisation si forte. Même si Saint Yves est très populaire en Bretagne dont il est le Saint patron.

Du coup j'ai jeté un oeil sur mes Yves... Pour mes sosas je vous évite la liste, même topo, que des Bretons... Pour les autres, hors les contemporains, pas un Yves hors du 44 ou du 56.

J'avais déjà l'envie de prendre un peu de temps pour faire une étude comparative (sans prétention) des prénoms selon les régions (le féminin de Pierre par exemple change selon l'endroit de naissance, Pétronille, Perrine, Pernette ou Perrette) mais cette simple constation la renforce. 

Et vous connaissez-vous des prénoms spécifiques à une région ?        

 

Yvonne. Chanson bretonne, Maison Bigot Éditeur .                                                                                                                                                                      Crédit : Collection personnelle Eliane Daphy                                                                                                                                                                                                                                               

 

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17 septembre 2013

Mes outils pour tailler mon arbre généalogique

Je m’interrogeais sur l’intérêt de parler de mon organisation, d’autant que ce n’est pas mon fort. Et puis j’ai lu mes petites et petits camarades et cela m’a questionné sur mes démarches et m’a permis d’arrêter certains choix nécessaires ou de m’apercevoir que je les avais déjà faits.

Je vais donc participer au généathème sur l’organisation proposé pour ce mois par Sophie Boudarel dans sa gazette des ancêtres.

Et si ma prose aide quelqu’un, en adhésion ou en réaction, à choisir son chemin, je serais content une deuxième fois.

Alors merci à  :

Elise auprès de nos racines http://aupresdenosracines.blogspot.fr/2013/09/faut-il-creer-son-arbre-genealogique-en.html#.UjLvDhgseCQ.twitter,

Dominique et ses degrés de parenté http://degresdeparente.blogspot.fr/2013/09/la-chasse-aux-doublons-est-ouverte.html,

Venarbol alias Nathalie http://www.venarbol.net/blog-2 

et Benoît de mes racines familiales http://mesracinesfamiliales.blogspot.fr/2013/09/la-necessite-du-logiciel-de-genealogie.html?spref=tw 

Et voici ma contribution pour le logiciel et l'arbre en ligne :

Stratford station MMB 30

 

LOGICIEL

Pour le logiciel, j’ai commencé la généalogie mineur, et j’ai été initié avec les fiches papiers avec lesquelles j’ai fonctionné quelques années.

Puis on m’a offert mon premier logiciel : Geneatique du CDIP : sur disquette ! Je me rappelle encore de l’émotion que j’ai eue à rentrer mes premières données dans des couleurs vives et lumineuses sur un écran dont je ne voudrais plus pour travailler.

Suite à de grandes discussions sur l’internet sur le meilleur logiciel de généalogie, je suis allé en tester récemment quelques uns… Mais comme il me faut déjà du temps pour me faire à certaines mises à jour… J’ai hésité un moment : me lancer dans une nouvelle méthode de saisie pour gérer mon arbre informatique risquait d’être long  à mettre en place, sans être sûr de trouver la satisfaction au bout du chemin. Puis j’ai lu les articles d’Elise et de Benoît et j’ai su que je ne changerais pas de logiciel…

La généalogie est pour moi un plaisir pur. Les pires moments ( à part la perte de données patiemment récoltées) font presque partie des meilleurs quand le résultat est là. Mon logiciel constitue un outil dont je sais que, comme chaque outil ou moi-même, il ne sera jamais parfait. Il m’a plus aidé que gêné dans mes recherches, alors je le garde… Par contre j’approfondis son fonctionnement et la maîtrise de ses outils (je n’arrête pas d’en découvrir depuis que je les cherche, c’est comme les ancêtres en fait et s'il le faut je contacterais les développeurs). Je le garde d’autant plus qu’il s’agit de mon arbre privé et que si je veux ou dois ne pas publier quelque chose c’est sur cet outil que je le conserverai.

ARBRE EN LIGNE

Pour la mise en ligne je fais confiance, peut être à tort, j’envoie l’ensemble du fichier avec confidentialité jusqu’à cent ans. Sur le site du CDIP et surtout sur Geneanet que j’utilise pour la mise en contact et la découverte de nouvelles pistes, [Dans mes sources j’indique maintenant piste pour savoir que je dois vérifier et confirmation quand j’ai vérifié]. En mode privilège, la recherche et les alertes par individus m’ont permis de formidables découvertes. Je l’utilise aussi pour essayer de localiser  un patronyme dont je ne sais d’où le porteur a pu venir.

 Arbre logiciel et arbre en ligne ont chacun leur utilité et se complètent. Et ils ont besoin d’être complétés.

MA POMME

J’ai fini par renoncer à l’idée d’avoir un outil qui réalise tout comme je le souhaite. C’est à moi, selon ce que je veux de me doter d’un nouvel instrument pour jouer la partition qui me plaît. Pour la centralisation, je pense qu’à terme c’est un site qui me permettra de tout regrouper et de partager ce qui peut l’être. Et j’aurais le plaisir de remettre cent fois sur le métier mon ouvrage.

 Parce que voici une raison de conseiller à un jeune de se lancer en généalogie : si vous vous retrouvé mordu, cela reste quand même une école de la persévérance et de l’application. Parce qu’avouez chers généalogistes que vos ancêtres préférés, et ceux sur lesquels vous en savez peut-être le plus, sont bien ceux qui vous ont donné le plus de fil à retordre…. Et le plus de plaisir : quelle plus belle joie généalogique que de voir un travail bien fait aboutir ?

 

 

Crédit photo

 

Par mattbuck (category) (Travail personnel by mattbuck.) [CC-BY-SA-2.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0) ou CC-BY-SA-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons

 

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13 juillet 2013

Puzzle à Egliseneuve d'Entraigue, pièce 1

La découverte d’un acte est souvent un moment de joie suivi d’un autre à la lecture de nouveaux indices.

Parfois cependant le soufflet retombe faute d’indice.

Aujourd’hui je vous propose de lire un de mes jeux de déduction.

J’espère toutes vos  remarques sur les incohérences ou les erreurs que j’aurais pu commettre ou les incompréhensions que j’aurais pu faire naître.

Antoine TOURNADRE et Jeanne GROUFFAUD parents de Françoise mon aïeule se marient le 23 mai 1776 à Egliseneuve d’Entraigues. L'acte de mariage n’est pas filiatif et les seules autres personnes citées sont Jacques Tournadre, Antoine Tournadre et Jean Tournadre parents et amis.

Pour chercher les parents d’Antoine et de Jeanne, en généalogiste méticuleux je devrais relever de manière exhaustive tous les Tournadre et Grouffaud du village, pour commencer, afin d’y voir plus clair.

Quand il le faut, je le fais, mais comme sur GénéaBank l’association du Cercle Généalogique et Héraldique de l'Auvergne et du Velay (CGHAV) propose ses relevés sur la commune, (de 1533 à 1793 pour les naissances et de 1623 à 1800 pour les mariages) je vais consciencieusement leur faire confiance et profiter de leur sympathique travail

Huit enfants sont nés d’Antoine et Jeanne avant 1793, dont les parrains et marraines sont :

  • Jean Tournadre cousin germain et Catherine Groufaud tante maternelle pour Catherine
  • Renée Grouffaud et  Michel Juillard pour Renée
  • Marguerite Grouffaud tante maternelle et Pierre Rahon pour Marguerite
  • Antoine Gelyet Marie Barbat pour Antoine
  • Pierre Meraville et Marie Raynaud pour Pierre
  • Françoise Rahon et François Raynaud pour Françoise
  • Michel Juillard, et Marie Grouffaud pour Michel
  • Pierre Barbat et Catherine Tournadre sa soeur pour un second Pierre

Dans les actes en lignes à partir de 1793 j’apprends que le 1er mars 1793 Antoine, accompagné de Jean Serre et de Anne Tournadre déclare la naissance de Jean

De plus Leur fille Jeanne se marie à Besse et Saint Anastaise avec Jacques Richard le 20 pluviose X de la République

Pour retrouver les parents d’Antoine cela ne m’avance pas bien loin par contre, par son acte de décès je peux déduire qu’Antoine est né vers 1746.

Entre 1730 et 1760 six Antoine Tournadre seraient nés à Egliseneuve-d'Entraigues :

  • en 1743 et 1749 deux fils de Jacques et Bap Catherine
  • en 1747 un fils de Jacques et Gayme Catherine
  • en 1749 un fils de Jean et Meraville  Marie
  • en 1751 un fils de Jacques et Gély Marie
  • en 1757 un fils de Jean et Anne Flagel.

FR-15-Égliseneuve-d'Entraigues2

 Alors maintenant commence le jeu des éliminations :

En 1777 le parrain de Catherine Tournadre fille d'Antoine et Jeanne Grouffaud est Jean Tournadre son cousin germain. La mère de Jean doit donc être une soeur de Jeanne Grouffaud ou d’Antoine ou son père un frère d'Antoine Tournadre.

Entre 1720 et 1770 huit Jean Tournadre seraient nés à Egliseneuve-d'Entraigues :

  • en 1722, 1732 et 1746 trois de Jean et Dubois Anne
  • en 1740 et 1742 deux de Antoine et Bap Anne
  • en 1749 un de Jean et Faucher Marie
  • en 1752 un de Jacques et Gély Marie
  • en 1759 un de Jacques et Versailles Marguerite.

Aucune Groufaud ni Tournadre dans les mères.

Le fils de  Jean et Marie Faucher a Pierre Tournadre pour ayeul alors que ce devrait être Jacques ou Jean.

Les couples Jacques et  Gély Marie et Antoine et Bap Anne ont aussi un Jean avec Pierre Tournadre comme ayeul et ne sont donc pas à prendre en compte.

Jean et Anne Dubois se sont mariés en 1721.

Avant 1720 la base de données ne sort qu’un seul Jean Tournadre fils de Jacques, en 1709. Père à 11 ans ce n’est guère probable. Reste un Jean fils de Jean (mais pas avec une des mères citées pour les Antoine) né en 1705. Père à quinze ans reste rare mais possible.

Jean a épousé Anne Flagel en 1753 ils auront quatre enfant jusqu’en 1763, l’amplitude me paraît trop large pour qu’il puisse être le père de Jean lors d’un premier mariage.

Le même raisonnement vaut pour le Jean qui a eu neuf enfants entre 1731 et 1753 avec Marie Meraville.

Reste le couple Jacques et Marguerite Versailles dont le Jean a Catherine Gayme pour ayeule, celle qui est la mère d'Antoine né en 1747.

Je ne sais pas encore si c’est le bon puzzle mais les pièces s’emboîtent bien :

Antoine Tournadre fils de Jacques et Catherine Gayme né en 1747 est dans la bonne tranche d'âge, il a pour frère Jacques, (celui présent a son mariage ? ) dont le fils Jean peut être le cousin germain parrain de Catherine.

En estimant qu'Antoine est né à Egliseneuve d'Entraigues et que les relevés Généabank du CGHAV sont exhaustifs, nous avons les parents d'Antoine.

L'explication étant déjà longue je détaillerais les témoins ou parrains qui pourraient confirmer dans un prochain billet.

 

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27 juin 2013

Tous les chemins mènent à... Marmanhac

Le vingt septième juin 1729 ont reçu la bénédiction nuptiale François Lacoste fils majeur de feu Anthoine et de Louïse Danduran de la paroisse de Marmanhac diocèse de Saint Flour province d'Auvergne et Charlotte Guillard, fille majeure de feu François Guillard et de Marguerite Fourage de cette paroisse après les trois bans canoniquement faits sans opposition...

La paroisse est celle de Saint-Martin (amusant d'ailleurs parce qu'en ce moment je farfouille dans les actes de la commune de Cavron-Saint-Marin dans le Pas-de-Calais, comme quoi il n'ya pas qu'un registre qui s'appelle Martin...) dans la commune de Fay, devenue Fay-de-Bretagne et bien située en Loire-Atlantique... pour ceux qui persistent à penser qu'elle n'a rien à voir avec la Bretagne.

La première fois que j'ai lu l'acte, à Marmanhac je me suis dit que cela sonnait bien breton, après Fégréac, Missillac, Sévérac... puis Saint-Flour moins d'un coup et voilà l'Auvergne qui précise bien que les apparences sont trompeuses.

Depuis j'ai appris que la terminiason en -ac indiquait principalement une présence ... romaine. Ce suffixe indique souvent (jamais toujours) qu'il s'agit du domaine d'un ancien citoyen romain. Sans que je puisse justement mettre ma main au feu pour Marmanhac.

Ce qui est drôle c'est qu'à Marmanhac je n'ai toujours trouvé aucun des trois ci-dessus François, Antoine ou Louise. Par contre il y a bien des Danduran ou Dandurand et des Lacoste ou Lacôte. Quoique drôle. Non ce qui vraiment est amusant c'est qu'il y a aussi des Auriacombe, parce que d'après Marie-Thérèse Morlet ce patronyme signifiant combe à l'ombre serait issu d'un toponyme et exclusivement originaire de la commune de Marmanhac.

Le rapport avec le cidre breton  ? 

François Lacoste est l'ancêtre de mon grand-père paternel, Louise Auriacombe est l'aïeule de mon grand-père maternel. Mais bon, aucun de mes Auriacombe n'est encore né à Marmanhac non plus. Cela me plaît tout de même.

 

Ah au fait il paraît qu'en 1729 le 27 juin était un lundi. 

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20 juin 2013

Si ma généalogie était un fruit

Si ma généalogie était un fruit ...

Ce pourrait être une pomme à cidre mais où serait l'intérêt ?

Je l'imagine juteux, pour le plaisir de sentir quelque chose qui coule ou découle d'une recherche attaquée à belles dents.

Je ne l'imagine pas sans quartiers s'il est généalogique. Je le veux sans épine mais je n'éviterais pas quelques pépins. 

Une peau telle la couverture d'un registre en protègerait la pulpe. Et le sucre de la jolie découverte y cohabiterait avec l'amertume ou l'acidité de quelques tristes histoires.

Si ma généalogie était un fruit ce serait un pamplemousse !

 

Citrus paradisi (Grapefruit, pink)-2

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