13 juillet 2013

Puzzle à Egliseneuve d'Entraigue, pièce 1

La découverte d’un acte est souvent un moment de joie suivi d’un autre à la lecture de nouveaux indices.

Parfois cependant le soufflet retombe faute d’indice.

Aujourd’hui je vous propose de lire un de mes jeux de déduction.

J’espère toutes vos  remarques sur les incohérences ou les erreurs que j’aurais pu commettre ou les incompréhensions que j’aurais pu faire naître.

Antoine TOURNADRE et Jeanne GROUFFAUD parents de Françoise mon aïeule se marient le 23 mai 1776 à Egliseneuve d’Entraigues. L'acte de mariage n’est pas filiatif et les seules autres personnes citées sont Jacques Tournadre, Antoine Tournadre et Jean Tournadre parents et amis.

Pour chercher les parents d’Antoine et de Jeanne, en généalogiste méticuleux je devrais relever de manière exhaustive tous les Tournadre et Grouffaud du village, pour commencer, afin d’y voir plus clair.

Quand il le faut, je le fais, mais comme sur GénéaBank l’association du Cercle Généalogique et Héraldique de l'Auvergne et du Velay (CGHAV) propose ses relevés sur la commune, (de 1533 à 1793 pour les naissances et de 1623 à 1800 pour les mariages) je vais consciencieusement leur faire confiance et profiter de leur sympathique travail

Huit enfants sont nés d’Antoine et Jeanne avant 1793, dont les parrains et marraines sont :

  • Jean Tournadre cousin germain et Catherine Groufaud tante maternelle pour Catherine
  • Renée Grouffaud et  Michel Juillard pour Renée
  • Marguerite Grouffaud tante maternelle et Pierre Rahon pour Marguerite
  • Antoine Gelyet Marie Barbat pour Antoine
  • Pierre Meraville et Marie Raynaud pour Pierre
  • Françoise Rahon et François Raynaud pour Françoise
  • Michel Juillard, et Marie Grouffaud pour Michel
  • Pierre Barbat et Catherine Tournadre sa soeur pour un second Pierre

Dans les actes en lignes à partir de 1793 j’apprends que le 1er mars 1793 Antoine, accompagné de Jean Serre et de Anne Tournadre déclare la naissance de Jean

De plus Leur fille Jeanne se marie à Besse et Saint Anastaise avec Jacques Richard le 20 pluviose X de la République

Pour retrouver les parents d’Antoine cela ne m’avance pas bien loin par contre, par son acte de décès je peux déduire qu’Antoine est né vers 1746.

Entre 1730 et 1760 six Antoine Tournadre seraient nés à Egliseneuve-d'Entraigues :

  • en 1743 et 1749 deux fils de Jacques et Bap Catherine
  • en 1747 un fils de Jacques et Gayme Catherine
  • en 1749 un fils de Jean et Meraville  Marie
  • en 1751 un fils de Jacques et Gély Marie
  • en 1757 un fils de Jean et Anne Flagel.

FR-15-Égliseneuve-d'Entraigues2

 Alors maintenant commence le jeu des éliminations :

En 1777 le parrain de Catherine Tournadre fille d'Antoine et Jeanne Grouffaud est Jean Tournadre son cousin germain. La mère de Jean doit donc être une soeur de Jeanne Grouffaud ou d’Antoine ou son père un frère d'Antoine Tournadre.

Entre 1720 et 1770 huit Jean Tournadre seraient nés à Egliseneuve-d'Entraigues :

  • en 1722, 1732 et 1746 trois de Jean et Dubois Anne
  • en 1740 et 1742 deux de Antoine et Bap Anne
  • en 1749 un de Jean et Faucher Marie
  • en 1752 un de Jacques et Gély Marie
  • en 1759 un de Jacques et Versailles Marguerite.

Aucune Groufaud ni Tournadre dans les mères.

Le fils de  Jean et Marie Faucher a Pierre Tournadre pour ayeul alors que ce devrait être Jacques ou Jean.

Les couples Jacques et  Gély Marie et Antoine et Bap Anne ont aussi un Jean avec Pierre Tournadre comme ayeul et ne sont donc pas à prendre en compte.

Jean et Anne Dubois se sont mariés en 1721.

Avant 1720 la base de données ne sort qu’un seul Jean Tournadre fils de Jacques, en 1709. Père à 11 ans ce n’est guère probable. Reste un Jean fils de Jean (mais pas avec une des mères citées pour les Antoine) né en 1705. Père à quinze ans reste rare mais possible.

Jean a épousé Anne Flagel en 1753 ils auront quatre enfant jusqu’en 1763, l’amplitude me paraît trop large pour qu’il puisse être le père de Jean lors d’un premier mariage.

Le même raisonnement vaut pour le Jean qui a eu neuf enfants entre 1731 et 1753 avec Marie Meraville.

Reste le couple Jacques et Marguerite Versailles dont le Jean a Catherine Gayme pour ayeule, celle qui est la mère d'Antoine né en 1747.

Je ne sais pas encore si c’est le bon puzzle mais les pièces s’emboîtent bien :

Antoine Tournadre fils de Jacques et Catherine Gayme né en 1747 est dans la bonne tranche d'âge, il a pour frère Jacques, (celui présent a son mariage ? ) dont le fils Jean peut être le cousin germain parrain de Catherine.

En estimant qu'Antoine est né à Egliseneuve d'Entraigues et que les relevés Généabank du CGHAV sont exhaustifs, nous avons les parents d'Antoine.

L'explication étant déjà longue je détaillerais les témoins ou parrains qui pourraient confirmer dans un prochain billet.

 

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27 juin 2013

Tous les chemins mènent à... Marmanhac

Le vingt septième juin 1729 ont reçu la bénédiction nuptiale François Lacoste fils majeur de feu Anthoine et de Louïse Danduran de la paroisse de Marmanhac diocèse de Saint Flour province d'Auvergne et Charlotte Guillard, fille majeure de feu François Guillard et de Marguerite Fourage de cette paroisse après les trois bans canoniquement faits sans opposition...

La paroisse est celle de Saint-Martin (amusant d'ailleurs parce qu'en ce moment je farfouille dans les actes de la commune de Cavron-Saint-Marin dans le Pas-de-Calais, comme quoi il n'ya pas qu'un registre qui s'appelle Martin...) dans la commune de Fay, devenue Fay-de-Bretagne et bien située en Loire-Atlantique... pour ceux qui persistent à penser qu'elle n'a rien à voir avec la Bretagne.

La première fois que j'ai lu l'acte, à Marmanhac je me suis dit que cela sonnait bien breton, après Fégréac, Missillac, Sévérac... puis Saint-Flour moins d'un coup et voilà l'Auvergne qui précise bien que les apparences sont trompeuses.

Depuis j'ai appris que la terminiason en -ac indiquait principalement une présence ... romaine. Ce suffixe indique souvent (jamais toujours) qu'il s'agit du domaine d'un ancien citoyen romain. Sans que je puisse justement mettre ma main au feu pour Marmanhac.

Ce qui est drôle c'est qu'à Marmanhac je n'ai toujours trouvé aucun des trois ci-dessus François, Antoine ou Louise. Par contre il y a bien des Danduran ou Dandurand et des Lacoste ou Lacôte. Quoique drôle. Non ce qui vraiment est amusant c'est qu'il y a aussi des Auriacombe, parce que d'après Marie-Thérèse Morlet ce patronyme signifiant combe à l'ombre serait issu d'un toponyme et exclusivement originaire de la commune de Marmanhac.

Le rapport avec le cidre breton  ? 

François Lacoste est l'ancêtre de mon grand-père paternel, Louise Auriacombe est l'aïeule de mon grand-père maternel. Mais bon, aucun de mes Auriacombe n'est encore né à Marmanhac non plus. Cela me plaît tout de même.

 

Ah au fait il paraît qu'en 1729 le 27 juin était un lundi. 

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20 juin 2013

Si ma généalogie était un fruit

Si ma généalogie était un fruit ...

Ce pourrait être une pomme à cidre mais où serait l'intérêt ?

Je l'imagine juteux, pour le plaisir de sentir quelque chose qui coule ou découle d'une recherche attaquée à belles dents.

Je ne l'imagine pas sans quartiers s'il est généalogique. Je le veux sans épine mais je n'éviterais pas quelques pépins. 

Une peau telle la couverture d'un registre en protègerait la pulpe. Et le sucre de la jolie découverte y cohabiterait avec l'amertume ou l'acidité de quelques tristes histoires.

Si ma généalogie était un fruit ce serait un pamplemousse !

 

Citrus paradisi (Grapefruit, pink)-2

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17 juin 2013

Le conscrit aux yeux roux

Je continue d'explorer les fiches matricules de mes ancêtres et de leurs collatéraux.

Pour un de mes trisaïeux Pierre Marie Biguet, classe 1884 le signalement me paraît un peu bizarre... les cheveux et sourcils châtain, normal, mais les yeux roux je ne pensais pas que l'on puisse ainsi les définir.

Trois solutions paraissent envisageables :

  1. Je ne le savais pas, mais une des nuances de l´iris peut être le roux
  2. Mon trisaïeul, albinos, atteint de conjonctivite ou autre avaient les yeux rouges
  3. Le secrétaire s'est trompé et a inversé les couleurs d'yeux et de cheveux, même si on l'utilise moins on pouvait dire les yeux châtains, il aurait donc cheveux et sourcils roux

yeux_roux

Et vous qu'en pensez-vous ?

 

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13 juin 2013

Inexistant, légitime ou civil, ce mariage ?

C'est par le mariage de Louis Stanislas Pfeiffer que je sais qu'il est né à Paris en 1831 et que son père Michel y est décédé en 1855. Les autres documents qui en parlent sont des reconstitutions de ces actes, suite à la destruction des registres pendant la Commune de Paris, reconstitution a priori depuis cet acte de mariage. Je savais que Louis Stanislas avait un frère Alfred Louis François. J'ai depuis appris par Geneanet que les baptêmes de trois sœurs avaient été indexés par la Mormons.

Je suis alors allé chercher ces actes aux archives de Paris qui ont en dépôt certains registres paroissiaux.

L'ouverture d'un registre récupéré auprès d'un magasinier constitue l'un de mes instants favoris. C'est un peu la montée des escaliers pour Clémenceau... Et pour cette recherche c'est bien resté le meilleur moment !

Sachant que les trois sœurs avaient été baptisées, j'espérais trouver trace du mariage de Michel Pfeiffer poëlier (dont je sais juste qu"il est né à Gundershoffen en Alsace) et de Marie Jeanne Anne Bertrand.

Les registres de la paroisse Sainte Marguerite, à cette époque sont très laconiques et je n'ai rien appris ou presque. Mais il y a ce presque...

Ces registres  ne reprennent pas les actes mais un résumé indiquant le jour : 12 août 1821, le prénom de la baptisée : Eugénie Désirée et le nom et l'adresse de ses parents Michel Pheiffer Rue de la Roquette n° 20 et Marie Jeanne Anne Bertand, parrain et marraine portés en l'acte, mais où est donc cet acte ? Ah petite indication complémentaire, il apparaît après les nom des parents la mention "non mariés". Dommage...

Le 15 juin 1823 Delphine Joséphine (même prénoms qu'une sœur de Marie Jeanne Anne) est baptisée du légitime mariage de Michel Fieffert et de Marie Jeanne Anne Bertand rue de la Roquette n° 46 (un peu plus loin qu'en 1821). Il y aurait donc eu "régularisation" et mariage allons le trouver.

Et la petite dernière, baptisée le 10 décembre 1825, Delphine Annette Louise, née le 4 du mariage civil de Michel Pfeiffer rentier et de Marie Jeanne Anne Bertrand demt rue de la Roquette n°77 (l'ascension dans la rue est elle ascension ou régression ?). Il ya aurait bien eu régularisation, mais juste à la Mairie.

Il va être compliqué de dénicher ce mariage, ou alors chez un notaire, très hypothétiquement. Pour retrouver les parents de Michel la voie la plus courte ne sera peut être pas son mariage mais le dossier militaire de Louis Alfred François, médaillé des campagnes d'Italie et de crimée sous Napoléon III. Toujours si je le trouve.

Cédric import toussaint 2012 260

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08 juin 2013

Si ma généalogie était un métier...

Si ma généalogie était un métier ...

Ce devrait être paysan… Laboureur est à ce jour le métier le plus représenté dans mes ancêtres juste devant cultivateur et… cultivatrice qui cumulés passent donc en tête. Puis ou plutôt auparavant,  tous ceux qui brassiers, hommes de labeurs, journaliers vivaient aux champs, et des champs. Travailleurs de la terre si présente, ce point d’ancrage de nos racines qui symbolise tant la généalogie. Le travail de la terre est rythmé par le cycle des saisons, c’est une culture qui se diffuse. Production vivrière, récolte des fruits de son travail, symbole du labeur de nos ancêtres et de la vie qui se transmet qui continue…

Mais… Parce que lorsque cela commence comme cela, il y a souvent un mais. Mais est-ce pas ce que aussi symbolique que cela soit, c’est peut-être réducteur, ou trop facile, de prendre ce qui est le plus répandu. Est ce parce que malgré ma fierté d’avoir des racines ancrées dans la terre, ce n’est pas toujours fun (je m’arrête avant de virer dans la psychologie ou pire la psycho généalogie de bazar).

Ou comme je préfère le penser est ce parce que en laissant mon esprit vagabonder sur ce billet, il a rencontré une évidence…                              Tisserand…

Tisser des fils, des liens entre les hommes et les femmes, entre les générations n’est ce pas un peu ce que fait le généalogiste. Renouer des fils distendus, raviver les couleurs des plus anciens, des oubliés, tisser de nouveaux liens avec d’autres travaillant sur la même passion n’est ce pas ce qui nous plaît. Se pencher sur une production que l’on espère solide et esthétique n’est-il pas notre point commun.

Et surtout, surtout, cent fois sur le métier remets ton ouvrage…

Vérifie tes sources, mentionne les, reprend tous tes actes de baptêmes pour nommer les parrains et marraines. Qui donc était ce témoin au mariage que je retrouve en beau-frère ?

Et ce registre je crois qu’il va falloir le reparcourir parce que finalement c’était bien ton ancêtre le père des premiers que tu as vu, avec une autre épouse… Et cette jeune fille ne serait ce pas celle que je cherche, allez relecture de tous les actes pour éliminer tous les homonymes jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une… Et la bonne.

Cent fois sur le métier remets ton ouvrage…  Si ma généalogie était un métier, ce serait tisserand.

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Il est à noter aussi que ce métier de Tisserand se faisaient parfois en plus de celui de laboureur et de cultivateur , en complément l'hiver, comme ce fut apparemment le cas pour Pierre Gloris à Montaigu-de-Quercy fin XVIIIe, début XIXe tisserand et cultivateur ou Jean Marie Bocquel au XIXe à Fégréac laboureur et tisserand. 

Louis Mathias Boniface Osselin, résidant à Saint-Denoeux dans le Pas-de-Calais au début de XIXe, était, jusqu'à plus ample information, tisserand à plein temps

06 juin 2013

Sur Dives, Saint-Pierre-sur-Dives

La Dives est une rivière française qui se jette dans la mer entre Cabourg et Dives-sur-Mer, Elle traverse notamment le village de Saint-Pierre-sur-Dives, dans le Calvados, où une famille Bertrand résidait.

La première native de cette commune dans mes sosas (donc la dernière de sa lignée à y être venue au monde) est Marie Jeanne Anne Bertrand. Je l'ai rencontrée à Paris, où crémière elle avait eu des enfants avec Michel Pfeiffer venu de son Alsace natale faire le poellier en la capitale.

Par son acte de décès, que j'ai pisté dans les 20 arrondissements de la cville lumière,  j'ai appris que son acte de naissance avait du être rédigé à Saint-Pierre dans le Calvados. Chouette, un nom de village.

Direction le Département 14 qui porta si bien son numéro ce jour là, il n'y avait QUE 14 commune de Saint-Pierre dans le Calvados. La patience étant une des lames du couteau suisse du généalogiste, chaque commune a fait l'objet d'une recherche dans ses tables pour trouver des Bertrand jusqu'à ce que j'arrive sur la Dives.

Joseph et Marie Anne Deschatres, les parents de Marie Jeanne Anne ont eu au moins cinq enfants nés à Saint-Pierr-sur-Dives. Et un sixième, leur aîné à ce jour y est décédé mais est né à Paris.

N'ayant trouvé à Saint-Pierre, ni dans une commune voisine de trace de leur mariage, ni de Dechatres, il est probable que leur union ait eu lieu à Paris vers laquelle a priori la famille a migré, au moins Marie Jeanne Anne et un de ses frères Jules François.  (Jules François est potier en terre comme Louis Stanislas Pfeiffer, le fils de Marie Jeanne Anne, le deviendra).

Mariage à Paris donc où dans la région de mademoiselle Dechatres, inconnue à ce jour car si nom nom évoque Chartres c'est probablement qu"un de ses ancêtre en est parti. Pour aller où ?

Les recherches continuent pour retrouver les fils ( de la pelote de laine, pas de la mère) de ses sosas, à Paris, en Normandie ou ailleurs... Et je reviendrais sur leur dossier puisque le peu que j'écris me montre que j'ai tant d'autres choses à préciser ... Que je sais déjà...

5-Saint-Pierre-sur-Dives (Calvados) Vieille Halle et Eglise

01 juin 2013

Si ma généalogie était un animal...

Si ma généalogie était un animal...

Il serait inconcevable que ce soit un termite ou un autre xylophage, un pic vert éventuellement qui va chercher les vers qui sont dans l'arbre...

Une souris ou un autre rongeur, ce qui éliminerait le lapin, ne paraitraît pas plus adaptée, à moins qu'un rat de bibliothèque...

Avec le nombre de laboureurs qui y figurent un boeuf ferait bonne figure, mais ne serait-ce pas un peu restrictif ? Et puis plus d'un remplaçaient le boeuf et n'avaient que leurs bras. Ne parlons donc pas de la plus noble conquête de l'homme le cheval qui n'apparaissait que chez les plus riches ou portait les ancêtres nobles, assez peu représentatifs.

Exit donc les bovins et les équins en général, si nous parlions porcins, le cochon et la truie il est vrai faisait partie de la vie quotidienne et notamment festive  de nos aïeux et je vois certaines mauvaises langues avancer que je tiens ma généalogie comme un goret...

Les ovins aussi avaient une place importante... Pourquoi pas le bouc, c'est probablement de lui que je tire mon nom. Je resterais peut être trop sur la branche agnatique ainsi et ma généalogie se veut complète en ses recherches sinon en ses résultats. Au passage, savez vous que le bouc et la chèvre étaient bien pus courants et que c'est leur chair qui était la plus consommée autrefois, peut être parce que moins chère... C'est ainsi que le boucher en tire lui aussi son nom. 

Brebis et moutons constituaient le troupeau le plus facile à établir, et comme boeuf, cheval, vache ou cochon et truie, figuraient dans les quelques inventaires après décès que j'ai eu la chance de parcourir. Oui mais ce portrait est celui de ma généalogie, pas celui d'un ancêtre ou d'une branche, l'animal doit représenter l'ensemble alors ?  

Alors dans certains inventaires, j'ai quand même lu quelquechose qui m'a touché plus que je ne l'aurais cru. Comme quoi c'est bête des fois la généalogie et les sentiments qu'elle procure. Julien Ameline, qui faisait faire cet inventaire de sa communauté d'avec Françoise Serot pour protéger les intérêts de sa fille Françoise avant de se remarier, possédait dix ruchées d'abeilles. Et depuis que j'ai déchiffré cela ces abeilles font le buzz dans ma tête. Où les entreposait-il ces ruches ? Il devait consommer le miel, en revendait-il, vu le nombre je pense, était-il connu pour cela, l'appelait-on déjà apiculteur ? Comment se protégeait-il ?

Bref voilà un tout nouveau pan de questions de la vie quotidienne que je n'avais pas imaginé. Mais voilà surtout un animal, laborieux, industrieux aux bons sens des termes, vivant en communauté, et en plus dans un arbre parfois en liberté (vous remarquerez au passage que je vous avais épargné le singe). Une espèce proche de l'homme et si indispensable que d'après Einstein si elle devait disparaître l'humanité suivrait dans les trois ans. Plus ludiquement, un animal qui se régale du travail qu'il a réalisé et qui, quand il est content d'une trouvaille, la signale à ses congénères en utilisant des signes qu'elles seules comprennent.

Vous avez compris, si ma généalogie était un animal, ce serait une abeille.

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Abeille-en-approche

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30 mai 2013

A la recherche du matricule perdu

Mon trisaïeul René Latière est né à Lubersac en Corrèze de parents haut-viennois avant de monter se marier à Paris puis finir par s'installer en Essonne.

Né en 1853, il fait partie de ceux pour qui je peux rechercher la fiche matricule. A tout hasard les fiches matricules étant disponibles sur les archives en ligne de Corrèze ( contrairement à celles de Haute-Vienne) j'ai cherché dans ce Département puisqu'il y est né. Et bien m'en a pris puisque dans le bureau de recrutement de Brives-la-Gaillarde, pour l'année 1873, la quinzième vue me précise que René Latière a pour numéro de matricule le 2 075.

Je cherche donc dans le registre matricules et je trouve  au numéro 2 075 le nom de La...farge.

Peu reposé, une première fulgurance me fait chercher en 1893 puisque la classe peut correspondre à l'année des vingt ans et non à celle de naissance. Ce en quoi vous savez bien que j'ai raison et comme René est né en 1853 c'est bien dans la classe 1873 que je devais poursuivre ma quête. A chercher fatigué ce sont les soucis que le généalogiste trouve. D'autant qu'en 1893 le dernier matricule est 2 036. Je persiste et deuxième fulgurance je regarde les numéros des conscrits de René qui se trouve sur la même vue dans le la table alphabétique du bureau de recrutement. Aucun ne correspond, et pour cause.

Alors je me pose, je comprends ma bévue et je reprends le registre de 1873. Je me rapproche du matricule perdu. Je retourne au 2 075 vue 156, toujours François Lafarge... Ma deuxième fulgurance étant meilleure que la première, je regarde les numéros des autres conscrits... Toujours aucun qui ne correspond.... ???

Deuxième pause.

Je suis sûr cette fois que je suis dans le bon registre, la date est claire dans la table, les vingtenaires présents dans le registre sont tous de 1853... Alors ? Alors si j'allais à la première page. C'est non pas une de mes manies, mais un de mes travers, le chargement me paraissant interminable sur les registres en ligne, surtout le temps de la mise au point... Je vais directement où je pense trouver mon information. Alors que dans un registre papier qui se feuillette plus vite et avec mes yeux qui font encore assez bien leur mise au point, (profitons profitons il paraît que cela pourrait ne pas durer...) je commence par les premières pages.

Donc première page, ou plutôt deuxième vue, la première vue étant une page de garde spécifique au numérique.

"Recrutement de Brive

Classe 1873

1 311-2 207

Tout y est et le 2075 est bien entre le  1 311 et le 2 207. Basique ? Evident ? Oui mais quand je perds le fil, je reprends ma pelote et je repars de ce qui est assuré, evident, en me demandant si c'est aussi sûr que c'est évident. Sur ce premier point oui.

Ensuite Département de la Corrèze Brive (canton du bureau de recrutement) et neuf autres cantons dont Lubersac (où est né René).

Département de la Dordogne sept cantons...

Ah oui parce que le bureau de recrutement est à cheval sur la Corrèze, la Dordogne et la Haute Vienne, cela m'avait surpris quand j'avais découvert les tables alphabétiques.

Et donc département de la Haute-Vienne, avec St-Yrieix (commune où résidait la mère de René lorsqu'il s'est marié en 1879) et St-Germain.

Mon registre présente toutes les apparences d'être le bon et puis les conscrits de Haute-Vienne sont numérotés de 2 007 à 2 207, mon  2 075 est toujours compris entre les deux, évident non ? Et bien pas tant que cela, parce que les conscrits de Dordogne sont numérotés matriculairement de 2 618 à 3 200 bien après mon matricule perdu... Mais ceux de la Corrèze de 1 311 à 2 171 et là mon  2 075 est de nouveau compris entre les deux.

Enfin ! Arrive le vrai soulagement (parce que les fulgurances étaient moyennes ce jour) et je ne suos pas complètement neuneu. Monsieur François Lafarge doit être le matricule 2 075 corrézien ; puisque, méthodique quand même de temps en temps, je suis parti du début du registre...Et donc si je pars de la fin au  2 075 je vais forcément, évidemment ... Trouver ... Latière René.

Oui il était là, bien né le 13 janvier 1853 à Lubersac en Corrèze et résidant à Saint-Yrieix, en Haute-Vienne, fils de feu Jean Baptiste et de Barry Joséphine, (Nb Pétronille de son nom de baptême).

En récompense j'obtiens donc sa description. Il a les cheveux et sourcils châtains,  les yeux de même, le front rond, le nez long la bouche moyenne, le menton petit et le visage ovale, sans marque particulière (cela ne m''aide pas à me le représenter, mais je revois certaines caractéritiques de son petit fils). Il mesure 1m61 et je me dis que mon arrière-grand-mère tenait de lui. Son degré d'instruction est 1,2,3 mais il va falloir que je m'assure de ce que cela sigifie concrètement plusieurs versions circulent.

A priori il est bon pour le service mais dispensé parce qu'aîné de veuve. Ce qui me pose question, est ce un terme général que le garçon soit l'aîné ou fils unique ? Parce que je ne lui ai pas encore trouvé de frère, ni de soeur.

Enfin le dispensé est quand même passé dans la réserve de l'armée d'active et a accompli une période d'exercice au 89e de Ligne du 24 août au 24 septembre 1882 puis quinze jours en 1885 et n'aurait été libéré quen 1899. Son déménagement à Paris apparaît dans le dossier.

Je vais maintenant gentiment rentrer toutes ces données dans mes dossiers.

A la recherche du matricule perdu_JPEG_1_1DM

Paris. - L'inscription des gardes nationaux, mairie du XIIIe arrondissement :
[estampe] / [Non identifié] ; Morel Babeville 1870

Nous ne sommes pas à Brives mais à Paris où séjournera René, et en 1870 soit trois ans seulement avant son passage debant le bureau de recrutement. Le registre matricule sur lequel il est inscrit est celui du contingent et de la Garde nationale mobile.

En attendant de pouvoir reproduire son dossier ici...

 

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25 mai 2013

Si ma généalogie était une couleur...

Si ma généalogie était une couleur...

Il serait logique que ce soit la couleur terre comme celle qu'un grand nombre de mes ancêtres ont travaillé. Mais quelle terre ?

Les terres Rouges qui ont donné leur nom à plusieurs lieux-dits et par extension de toponymes sont devenus anthroponymes et donc patronymes tels Fontrouge ?

Les terres grasses et noires bénies par le laboureur et le brassier ou les plus pauvres tirant vers le beige ou le jaune qui ont tant fait suer le bordier et le métayer ?

Au niveau ras de terre ou pragmatique ce pourrait être rouge, vert foncé, marine ou jaune, comme les codes couleurs des classeurs des quatre branches de mes grands-parents, mais alors il me les faut toutes et arc-en-ciel, est-ce une couleur ?

Poétiquement ce serait la couleur des sentiments, mais cela est déjà pris.

La couleur jaune archive me conviendrait bien, qu'en pensent les tenants des archives papiers contre archives numériques et vice-versa ? Pour moi le numérique est le prolongement de la base papier et les deux plus que s´opposer se complètent. Donc  comme je ne vois pas qu'une seule teinte pour les archives dématérialisées...

Les domaines annexes dont s'enrichit une généalogie étant nombreux, cela pourrait être le sépia de certaines cartes postales, la couleur parchemin des cartes, cadastres ou terriers anciens, ou le bronze de certaines pièces.

Mais je pense que c'est l'héraldique qui va m'apporter son vocabulaire et pour la couleur de la feuille de nombreux arbres (dont les pommiers à cidre), pour l'espoir qu'apporte la recherche qui attend la découverte, pour l'espoir de la rencontre et du partage rarement déçu, pour la sonorité et le caractère mystérieux de ce terme, si ma généalogie était une couleur ce serait sinople.

File:YadBlasons-emaux-sinople.jpg

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