27 juin 2016

Le bon wagon ?

Si ma grand- mère était un W, il voyagerait peut-être en wagon.

Car avant de profiter de sa retraite, ma grand-mère travaillait dans une agence de voyages... Je ne sais pas si elle s'occupait des voyages en train, je sais juste qu'elle avait des interlocuteurs dans les compagnies aériennes. Elle ne parlait pas de son activité professionnelle, et d'ailleurs parle peu d'elle en général. Je sais aussi qu'elle, que je n'ai jamais vu devant un ordinateur, s'y était bien mise pour son métier. Elle le devait, elle l'a fait, ma grand-mère s'adapte à tout, sauf à être inutile...

Enfin le wagon elle le prenait tous les jours pour aller de l'autre côté de Paris. 

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25 juin 2016

Ven aqui petit occitan

Si ma grand-mère était un V, prononcerait-il Ven aqui !

Quand on ne fixe pas un souvenir, on lui donne l'occasion de devenir flou.

Ma grand-mère vient d'un pays d'Oc mais je ne l´ai jamais entendu parler l'occitan de chez elle. A part peut-être ce ven aqui, dont je ne sais qui c'est elle où sa sœur ou encore des souvenirs de cours d'espagnol qui me l'ont mis en tête. Ma grand-mère vient d'une région où l'on dit, même si je ne sais pas l'écrire : tu l'on que fa più più ech lo que vaï miu... Ce qui d'après  son neveu signifierait : tous ceux qui se plaignent (qui font più più) sont ceux qui vivent le plus vieux.

Ses parents et ceux d'avant parlaient une forme d'occitan dont je ne jurerais pas du nom, elle le comprenait sûrement mais ne le parle plus. Et je ne sais s'il était de lucidité l'éclair  qui a traversé mon esprit pour me mettre en tête que si je le disais aussi souvent, ce ven aqui, c'est parce que je le tenais d'elle, ou si c'est parce que cela me plaisait de le penser.

En tout cas aujourd'hui lorsque je dis Ven aqui pour appeler un de mes enfants, c'est à ma grand-mère que je pense.

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24 juin 2016

Uniforme ou pas ?

Si ma grand-mère était un U, je me demande si elle porterait l'uniforme.

Comme beaucoup de provinciales, c'est en quête d'un travail que ma grand-mère est montée à la capitale. Et si je ne me trompe ses premières payes ont découlé de placements comme bonne. C'est d'ailleurs un peu grâce à cela qu'elle a rencontré mon grand-père. La mère de son futur habitait dans le même immeuble que la famille pour qui elle travaillait. Mais ce que je ne sais pas c'est si un uniforme a joué dans la rencontre avec mon grand-père.

A Paris, je ne sais pas si mamie a porté l'uniforme, mais en abordant ce thème il me revient qu'en sa campagne il en est un qui était beaucoup porté : la blouse. La blouse à tout faire, pour protéger les vêtements, porter le grain aux poules, ramener les oeufs, nettoyer ici, tenir un plat chaud. La blouse, uniforme de la travailleuse champêtre, blouse de ménagère après blouse d'écolière, blouse de fermière qui va chercher le lapin ou retourner son jardin. Retirer sa blouse c'est que l'on a fini son labeur...

 

 

 

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23 juin 2016

Le canard fait-il le bon vivant ?

Si ma grand-mère était un T, elle sortirait une terrine de foie gras.

La France a cette particularité que d'où que vous veniez de belles traditions culinaires vous accompagnent. Ainsi pour ma grand-mère, je ne l´ai jamais vu préparer un foie gras, mais elle connaît les très bonnes adresses où en trouver du traditionnel, mais aussi du confit de canard de tout premier choix. Comme pour le vin, et le Monbazillac ou le Sauterne lui plaisent bien pour accompagner l'oie ou le canard, elle préfère la qualité à la quantité.

Ces mets ne reviennent pas régulièrement mais marquent à chaque fois un moment fort de convivialité et laissent de durables souvenirs à nos papilles et nos cervelles. Et plutôt pas de confit qu'un mauvais confit, et plutôt attendre pour en déguster que de manger du foie gras industriel.

Et devant une cuisse confite ou une tranche de ce foie, mes racines quercynoises même reviennent en bouche et je me sens chez moi.

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22 juin 2016

Sylvestre

Si ma grand-mère était un S, il pourrait être celui de la saint mais plus probablement celui de Sylvestre.

Plus probablement parce que son nom est pas ailleurs sylvestre. Et que la saint n'a de sens que si le Sylvestre suit pour cette nuit du nouvel an.

Les premières saint-Sylvestre dont je me souvienne se passaient chez ma grand-mère... Et mon grand-père. D'ailleurs c'est étrange je parle toujours d'aller chez une grand-mère et enfants les identifications se faisaient par les surnoms des mamies... Mais passons, revenons à nos moutons qui n'avaient pas droit de séjour chez ma grand-mères et à cette dernière journée de l'année civile.

C'est donc avec ma grand-mère, entre autres, que  je franchissais ce cap symbolique de l'année. Un repas de fête, un peu de télévision, parfois un jeu sur la petite table du salon... Des couvertures pour veiller le plus longtemps possible dans la pièce et le pyjama de chez mamie. Les bisous, les chocolats à la menthe et le coup de fil des parents. Puis au dodo... sans sauter comme des diables sur le lit.... On ne le faisait pas le soir... Plus facilement dans la journée !

Bonne année mamie...

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21 juin 2016

Les raisons de la grand-mère

Si ma grand-mère était un R elle serait raisonnable...

Parce que, oui, ma grand-mère est raisonnable, parfois même un peu trop... Certains diraient limite rabat-joie, mais non, uniquement dans ses mauvais jours.

Néanmoins, ce sens du devoir, du raisonnable, lui retire quelques grains de fantaisie, lui donne un peu de retard dans le décèlement de la plaisanterie.

D´un autre côté c'est hyper rassurant d'avoir quelqu'un qui a réponse à presque tout et qui a toujours une conduite réglée par la raison.

Néanmoins le futile peut être utile, l'utile n'est pas raison et le cœur à ses raisons que la raison ne connaît pas.

De mon côté, plus que ta cuisine, plus que ton ménage, ton amour m'est utile et raisonnable.

 

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20 juin 2016

Quercynoise

Quercy serait ma grand-mère si elle commençait par un Q.

parce qu'elle a gardé la chaleur de ce pays, sa rudesse laborieuse et son sens du service à rendre.

Et parce que je ne m'y suis pas si souvent rendu mais que toujours et plus qu'ailleurs dans ce coin de France je me suis senti "chez moi".

Influence des ancêtres, j'ai peu tendance à y croire. Lieu où je me trouvais avec ma grand-mère et rencontrais de sympathiques cousins... Oui cela doit plutôt être cela... Et le coin est beau, simple et vert.

D'autant plus maintenant où ce nom d´ancienne province, romantique et sentant le médiévalisme donne des couleurs de blason à mes souvenirs.

 

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19 juin 2016

Qu'est ce qu'il y a dans ta marmite ?

Si ma grand-mère était un N il me rappellerait un plat de nouilles.

Mamie adorait s'occuper de nous et comme nous aimions cela aussi, nous la laissions égoïstement faire et tout faire...

Et puis un jour on grandit et puis un jour lors du repas dominical on doit partir plus tôt que le fameux repas... Et donc on se prépare vite fait un plat de nouilles, en disant que oui on peut se débrouiller, que non ne t'embête pas je dois être parti dans vingt minutes.

Et l'on se met à un coin de table dans la cuisine la casserole de nouilles devant soit. Et avant qu'on se serve une grand-mère inquiète vérifie que le dit plat de nouilles n'as pas été trop cuit... Ou pas assez, en soulevant d'un air soupçonneux le couvercle de la gamelle. 

Doute sur les capacités à préparer le plus simple des plats ( que plus tard j'ai réussi à manquer d'ailleurs), déception de ne pas l'avoir préparé et de voir les petits grandir ou regard rapide pour, si besoin, appliquer un plan B  ?

Surveillance d'amour en tout cas.

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18 juin 2016

Pétard de moine

Si ma grand-mère était un P, il lâcherait un pétard de moine.

c'était le mille sabords ou le Tonnerre de Brest de ma grand-mère. Elle n'était presque jamais grossière... Quand elle était énervée ou agacée, s'échappait de ses lèvres cette pittoresque expression, parfois doublée si elle s'emportait vraiment : pétard de moine de pétard de moine.

Je ne suis pas bien sûr de l'origine de ce juron, car c'en est bien un, mais à priori il en dissimule un vraiment pas joli joli.

Néanmoins il m'arrive, toujours avec une part de tendresse, de le lancer de temps à autres.

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17 juin 2016

L'ours et la tortue

Si ma grand-mère était un o, il ferait la peluche d'un ours... et d'une tortue.

Chez ma grand- mère nous avions chacun deux peluches qu'elle nous avaient offertes. L'une des deux avait une fermeture éclair permettant de ranger dans son ventre un pyjama pour quand nous dormions chez elle. Bien évidemment ce ventre devenait aussi pour nous cache au trésor. Nous y recelions petits jouets, bonbons ou le livre que nous voulions lire le soir. J'avais l'ours en peluche et ma peluche au trésor était une tortue. Je ne me souviens pas en avoir vu ailleurs, mais il est vrai que je n'en ai jamais cherchée puisque ce que je regardais comme une rareté était pour moi chez ma grand-mère.

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