21 juin 2017

Les Chemises Rouges pour R

Les chemises rouges sont celles des partisans de Giuseppe Garibaldi. Ces partisans ont participé à plusieurs guérillas ou actions militaires dont celle de 1867 d'une marche pour la libération de Rome.

Effectivement ce billet aurait pu s'appeler Risorgimento, cette "renaissance" italienne qui sous l'impulsion de Victor-Emmanuel II et de son père Charles-Albert, mais aussi du premier ministre Cavour a réunifié les territoires italiens pour en faire une seule nation.

En 1867 nous sommes au milieu des troisièmes guerres d'indépendances. La Vénitie où vivent mes ancêtres transalpins a été rattachée au royaume d'Italie l'année précédente. Restent une part des Etats pontificaux, bien plus larges que l'actuel Vatican et donc Rome à rattacher au pays qui s'unifie. Giuseppe Garibaldi entame une campagne -officiellement désapprouvée par le gouvernement italien- pour conquérir les Etats pontificaux et Rome. Le 3 novembre 1867, il est battu lors de la bataille de Mentana, par les troupes du Pape renforcées par celles de Napoléon III. Napoléon III qui a signé des accords Franco-italiens avec Victor-Emmanuel II qui désavoue donc l'entreprise de Garibaldi. (Qu'aurait-il dit s'il avait vaincu ?).

Mes aïeux de Ronco al Adige, Albaredo d'Adige, Terrazzo, Gallio ont-ils vu des combats en cette période ? Que pensaient-ils de ce Risorgimiento ? En quoi cela a t-il changé leurs vies ?

Ce résumé est bien aride, mais la période et la réunification est bien complexe et si quelqu'un connaît un bon ouvrage je suis preneur, le jeu des alliances, plus encore qu'en généalogie, me paraît particulièrement subtil.

Finalement c'est après la défaite de Napoléon III en 1870 que Rome sera prise par les troupes officielles de Victor-Emmanuel II et décidera par plebiscite de rejoindre le Royaume d'Italie.

 

    Italia 1861-fr      Italia 1866-fr

                   Carte d'Italie en 1861                                            Carte d'Italie en 1866

                     

Sources :

Histoire de l'Europe

https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Risorgimento

https://fr.wikipedia.org/wiki/Giuseppe_Garibaldi


19 juin 2017

Piombini pour P

Antonia Piombini

Antonia Piombini a élevé ses enfants à Albaredo d'Adige, dans la province de Vérone.

En 1867 Giuseppe Rigon  a 40 ans et il a eu quatre enfants avec Antonia : Antonio (1854), Albina (1858), Pietro (1863) et Grazieza (1866). les trois derniers au moins sont encore vivants, d'Antonio, je ne connais que l'année de naissance. Santo Pietro viendra compléter la fratrie mais ce ne sera qu'en 1871.

Les sonorités italiennes tintent joyeusement à mon oreille, j'aime bien Albina, Grazieza... Parallèlement, même si le son me sied, je reste toujours surpris des Santo que je croise, et ici Santo Pietro : Saint Pierre plutôt ardu à porter non ?

Enfin...

D'après la légende familiale, le couple de Giuseppe et d'Antonia avait un peu de bien. Cela se déduit de l'histoire triste et jolie à la fois qui reconte que Pietro Rigon voulait tellement se marier avec Pasqua Scaion (la fille d'Isabella Gambarini), qu'il a pris ses distances avec sa famille qui trouvait que celle de Pasqua n'était pas du même milieu. Leurs enfants, un au moins, professeront des idées tant à gauche qu'il leur faudra émigrer en France sous le Duce... Toute la fratrie partira.

Généralement en généalogie, quand on ne sait pas on s'essaye à la broderie. Il est alors aisé et agréable de se dire que le fils d'Antonia et la fille d'Isabella ont vécu une véritable histoire d'amour et qu'ils ont transmis cet amour à leurs enfants qui sont restés soudés jusque dans l'exil...

Après s'être désaltéré d'amour et d'eau fraîche, il faudra trouver d'autres sources pour étayer cela, mais en attendant contentons nous de l'eau de rose.

(Ou Rosina, vous ai-je  dit que c'était le prénom d'une des filles de Pietro et Pasqua ?)

Pour ce qui est de la source qui m'amena à Antonia, Giuseppe et aux frères et soeurs de Pietro, il s'agit de l'arbre de la famille Rigon qui a été dessiné par le père Marcelo Dare, curé d'Albaredo qui a retracé la composition des familles de son village sur plusieurs générations.

 

 

Campanile Albaredo d'Adige

10 juin 2017

Isabella Gambarini pour I

Tout ce que je sais d’elle, c’est qu’Isabella Gambarini était enceinte de Pietro Scaion en 1867 puisque le 25 mai 1868 elle a accouché de Pasqua Scaion à Albaredo d’Adige village de la province de Vérone en région Vénitie. Et encore, je ne suis pas sûr de la date.

D’après l’acte de décès de sa fille rédigé en France j’ai même longtemps cru qu’elle s’appelait Gambini. Mais à Albaredo d’Adige, un ancien curé, le père Marcelo Dare, a rédigé les arbres généalogiques des familles de la ville. Et dans celui des Scaion apparaît bien le nom Gambarini pour Isabella, mais les dates de naissances ne sont données que par l’année, et pour Pasqua elle ne correspond pas à celle de son acte de décès.

Donc en attendant de remonter l’arbre des Gambarini, en attendant de trouver l’acte de naissance ou de baptême de Pasqua, je vais faire confiance au père Dare qui devait connaître le nom des familles de sa paroisse, pour la date je vais conserver la date complète.

En tout cas Isabella était bien vivante en 1867, il y a 150 ans de cela, et elle fait partie de l’histoire de ma famille.