05 octobre 2017

Dans la famille Papon je veux Louise Auriacombe, épouse de Jean

Pierre Auriacombe est né le 11 décembre 1782 à Aurillac, dans les dernières années de ce que l’on appelle l’ancien régime.

Le 3 mai 1809 en la ville d’Aurillac, ce fils d’Antoine et de Catherine Lacombe épouse Françoise Salvage fille de Claude et de défunte Marguerite Tourtoulou.

La lune de miel semble avoir été fructueuse puisque neuf mois plus tard naît Claude, le vendredi 2 février 1810[1] à Aurillac, Rue des frères. Il porte le prénom de son grand-père maternel, quatrième du nom (avec au moins sept autres Claude sur cinq générations de   Salvage en ligne directe). Le parrain doit être son grand-père ou l’un de ses  oncles. Mais ce prénom ne peut être fortuit.

Malheureusement ce premier né décède dès le jeudi suivant, à l’âge de six jours.

Le   temps de la relevée des couches et onze mois plus tard naît le deuxième   enfant du couple qui entre temps a changé de domicile. C’est à Aurillac   toujours mais à la porte du Buis que naît Francoise, le 16 janvier 1811[2]. Ici encore le choix du prénom ne semble pas anodin, Françoise est le prénom de la mère et de l’une de ses sœurs.

D’ailleurs, sans en savoir plus pour l’instant sur le destin de Françoise, sa cadette portera le même prénom. Probablement aussi celui de sa marraine. Françoise donc vient au monde Rue Mandon ce 30 mars 1813[3]. Deux semaines plus tard, le 6 ou 13 avril[4] dans la Maison des héritiers Abel (A Aurillac on désigne les maisons par le nom de leurs propriétaires) dans cette Rue Mandon la nouvelle née rend déjà son dernier soupir.

Anne attendra 13 mois et le 13 mai 1814[5] pour pousser son premier cri, la famille est alors installée Place Mandon.

La famille a encore déménagé et réside rue du Chapitre lorsque, le 7 juillet 1816, elle s’agrandit d’une petite Marie.

Après le Chapitre les Auriacombe ont atterri Rue du Monastère, c’est ici qu’ils accueillent le 20 décembre 1818[6] une seconde Anne.

Le 6 octobre 1820[7], une septième naissance à une septième adresse, c’est place Monthyon qu’un deuxième fils :Philippe, vient au monde.

Françoise   Salvage et Pierre Auriacombe doivent donc veiller sur au moins trois enfants. (Mais en ont peut-être cinq.)

Mais le 7 mars 1821, Marie alors âgée de quatre ans s’éteint.

Le 4 mai 1823[8] la famille est revenue Place Mandon, et Antoine fait son apparition.

Anne quitte ce monde le vendredi 8 octobre 1824[9], au 6 Maison du Sieur Rigot, elle n’a que cinq ans et le deuil vient encore frapper la famille.

19 juin 1826[10], nouveau changement de décor, on retrouve la rue du Buis pour la naissance de Marie   Anne.

Le  3 septembre 1829,[11]   ce qui devait être une réjouissance devient un drame… Françoise   Salvage accouche Rue du Rieux, dans la Maison Demoiselle Lanoix, d’une petite fille probablement morte née, puisqu’il ne lui est pas donné de prénom et qu’elle reste anonyme.

Le 11 mars 1830[12] la famille n’a pas changé de maison, ou y est revenue et c’est encore dans la Maison demoiselle Lanoix que Marie Anne, trois ans s’éclipse définitivement.

Onzième enfant, et benjamine du couple, Louise vient au monde le 11 mars 1833 Place Saint-Géraud.

Deux frères aînés sont là pour l’accueillir, de ses sœurs seules les premières Françoise et Anne pourraient être en vie. Les six autres enfants sont décédés avant leur sixième anniversaire.

Louise a huit ans lorsque décède Philippe, âgé de 21 ans, le 8 novembre 1841[13 dans la Maison Carrier, Rue des Dames.

Le 13 octobre 1847[14], Antoine trouve épouse à Marcenat, Jeanne Bonin lie son destin au sien, elle est la fille d’Antoine Bonin et de Philippe Papon. D’après les actes d’état-civil ses frères Guillaume et Mathieu paraissent proches de leurs cousins germains les enfants de Martin Papon, fils de Guillaume et Marie Arnaud et frère de Philippe. Antoine à Marcenat est instituteur et secrétaire de mairie.

Le 29 septembre 1848 Pierre termine ses jours dans la Maison Carrier Rue des Dames, à Aurillac.

Le 25 janvier 1853 c’est Françoise Salvage qui s’éteint Maison Gascon Rue du Buis.

Louise a 19 ans et n’est pas encore majeure, c’est son frère Antoine qui devient son tuteur ad hoc. Très probablement l’accueille-t-il chez lui. Est-elle pressée de ne plus être une charge pour son frère et sa belle-sœur ? Est-ce l’inverse ? A-t’elle déjà rencontré et échangé des regards avec le cousin germain de sa belle-sœur ? En tout cas le 28 septembre 1853 elle épouse Jean Papon à Marcenat où elle réside temporairement…

Lors de son mariage elle sait signer et a priori aisément. Signe du progrès de l’instruction des filles ou le fait que son frère et tuteur soit instituteur a-t-il joué un rôle ?



[1] Source : Naissance, Recherche, Cantal archives numérisées Collection Départementale 5 Mi 34/1 - 1808-1810 vues 284 et 285

[2] Source : Naissance, Recherche, Cantal archives numérisées Collection Départementale 5 Mi 34/2 - 1811-1813 vue 9

[3] Source : Naissance, Recherche, Cantal archives numérisées Collection Départementale 5 Mi 34/2 - 1811-1813 vue 313

[4] Source : Décès, Recherche, Archives en lignes du Cantal 5Mi 46/3 : 1811-1813

[5] Source : Naissance, Recherche, Cantal archives numérisées Collection Départementale 5 Mi 34/3 - 1814-1816 vue 55

[6] Source : Naissance, Recherche, Cantal archives numérisées Collection Départementale 5 Mi 34/4 - 1817-1819 vue 199.

[7] Source : Naissance, Recherche, Cantal archives numérisées Collection Départementale 5 Mi 34/5 - 1820-1821 vue 76.

[8] Source : Naissance, Recherche, Cantal archives numérisées Collection Départementale 5 Mi 35/1 - 1822-1824.

[9] Source : Décès, Recherche, Archives en lignes du Cantal 5Mi 47/1 : 1821-1824.

[10] Source : Naissance, Recherche, Cantal archives numérisées Collection Départementale 5 Mi 35/2 - 1825-1827 vue 161.

[11] Source : Décès, Recherche, Archives en lignes du Cantal 5Mi 47/3 : 1829-1832.

[12] Source : Décès, Recherche, Archives en lignes du Cantal 5Mi 47/3 : 1829-1832.

[13] Source : Décès, Recherche, Archives en lignes du Cantal 5Mi 48/1 : 1840-1843.

 

[14] 1   Source : Union, Merci à Isabelle Bezin via Geneanet.

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01 juillet 2015

AURIACOMBE

Auriacombe patronyme : surnom de l'homme qui était originaire du lieu-dit Auriacombe, à Marmanhac, dans le Cantal de " la vallée exposée au soleil" de aurea, doré et de combe, vallée encaissée, sèche.

 

Dans mes branches :

Lieux fréquentés : Aurillac, Giou-de-Mamou, Reilhac, trois communes du Cantal (15) et donc probablement une quatrième : Marmanhac...

Prénoms portés : Antoine, Jacques, Jean, Louise, Pierre,

Dates extrêmes ca 1677, 1866

Sources : 

Marie-Thérèse Morlet, Dictionnaire étymologique des noms de famille Librairie académique Perrin, 1991

Pierre-Gabriel Gonzalez, Dictionnaire des noms de famille en Auvergne, De Borée, 2001

MAJ : 01/07/2015

18 juin 2015

Polyphylétique... pour P

Polyphylétique adj.

En zoologie, qualifie un groupe à plusieurs origines ne comprenant aucun ancêtre commun à tout le groupe. Opposé à monophylétique et à paraphylétique

 

Exemple : 
- les vautours sont polyphylétiques car ils comprennent des falconiformes (Ancien Monde) et des ciconiformes (Nouveau Monde).

 

(In Meyer C., ed. sc., 2015, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [24/02/2015]. )

 

Par extension en généalogie et particulièrement en anthroponymie (étude des noms de personnes) un patronyme polyphylétique a plusieurs origines, des ancêtres sources différents. A contrario un patronyme monophylétique provient d’un seul porteur initial.

 

Illustration

 

Auriacombe est un patronyme monophylétique issu du village de Marmanhac il a sûrement pour origine une source unique.

 

Robert qui peut venir du prénom d’un père a pu être donné à l’origine dans de multiples endroits et il est peu probable que les familles de loire-Atlantique et de Haute-Vienne ait la même source.

Sources :

Marie-Thérèse Morlet, Dictionnaire étymologique des noms de famille Librairie académique Perrin, 1991

 

15 décembre 2013

15 comme Cantal

C'est une de mes petites interrogations coïncidences...

Pour mon ascendance, j'ai organisé mon arbre en quatre branches principales correspondant chacune à l'un de mes grands-parents.

L'une de ces branches parle italien, les trois autres plusieurs patois français. A part moi, ma fratrie et nos enfants, le point commun de ces trois branches hexagonales est le Cantal. En descendant dans les siècles toutes vont chercher racine dans ce département...

Une branche a nombre d'ancêtres et de villages cantalous, c'est elle qui se rapproche le plus des deux autres. Un des villages se nomme Marcenat, il est limitrophe notamment de celui de Lugarde, d'où sont originaires des aïeux de la deuxième branche.

Pour la troisième, je n'ai qu'un nom, enfin trois : celui d'un fils marié en Loire-Atlantique et de ses parents de la paroisse de Marmanhac. Je n'ai pas encore mis la main sur Louise Danduran (ou Dandurand) et Antoine Lacôte, géniteurs de François Lacoste. Je n'ai d'ailleurs aucun acte m'assurant d'une ascendance sur Marmanhac. Cependant, sur ma première branche poussent des Auriacombe. Et d'après Marie-Thérèse Morlet dans son dictionnaire etymologique des noms propres, ce patronyme est originaire d'un lieu-dit (la combe ensoleillée) de ... Marmanhac.

Irrationnellement j'ai envie de trouver le point de croisement entre ces branches, et peut-être entre toutes, y compris la quatrième qui aurait une ascendance française et pourquoi pas... Cantalou.

                                                           Cantal

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8446128f

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27 juin 2013

Tous les chemins mènent à... Marmanhac

Le vingt septième juin 1729 ont reçu la bénédiction nuptiale François Lacoste fils majeur de feu Anthoine et de Louïse Danduran de la paroisse de Marmanhac diocèse de Saint Flour province d'Auvergne et Charlotte Guillard, fille majeure de feu François Guillard et de Marguerite Fourage de cette paroisse après les trois bans canoniquement faits sans opposition...

La paroisse est celle de Saint-Martin (amusant d'ailleurs parce qu'en ce moment je farfouille dans les actes de la commune de Cavron-Saint-Marin dans le Pas-de-Calais, comme quoi il n'ya pas qu'un registre qui s'appelle Martin...) dans la commune de Fay, devenue Fay-de-Bretagne et bien située en Loire-Atlantique... pour ceux qui persistent à penser qu'elle n'a rien à voir avec la Bretagne.

La première fois que j'ai lu l'acte, à Marmanhac je me suis dit que cela sonnait bien breton, après Fégréac, Missillac, Sévérac... puis Saint-Flour moins d'un coup et voilà l'Auvergne qui précise bien que les apparences sont trompeuses.

Depuis j'ai appris que la terminiason en -ac indiquait principalement une présence ... romaine. Ce suffixe indique souvent (jamais toujours) qu'il s'agit du domaine d'un ancien citoyen romain. Sans que je puisse justement mettre ma main au feu pour Marmanhac.

Ce qui est drôle c'est qu'à Marmanhac je n'ai toujours trouvé aucun des trois ci-dessus François, Antoine ou Louise. Par contre il y a bien des Danduran ou Dandurand et des Lacoste ou Lacôte. Quoique drôle. Non ce qui vraiment est amusant c'est qu'il y a aussi des Auriacombe, parce que d'après Marie-Thérèse Morlet ce patronyme signifiant combe à l'ombre serait issu d'un toponyme et exclusivement originaire de la commune de Marmanhac.

Le rapport avec le cidre breton  ? 

François Lacoste est l'ancêtre de mon grand-père paternel, Louise Auriacombe est l'aïeule de mon grand-père maternel. Mais bon, aucun de mes Auriacombe n'est encore né à Marmanhac non plus. Cela me plaît tout de même.

 

Ah au fait il paraît qu'en 1729 le 27 juin était un lundi. 

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