20 juin 2017

Quatorze août 1867 pour Q

Le quatorze août 1867, à 38 ans et 9 mois précisément, Jeanne Blandin donnait naissance à Anne Marie Françoise Biguet, son sixième enfant.

Jeanne s'est mariée le 24 janvier 1858, l'année de ses trente ans avec Pierre Biguet, de deux ans son aîné. Elle a quitté son village de Guély dans la commune de Plessé pour d'installer dans celui de Farinet à Fégréac. Le département s'appelle encore la Loire inférieure ce qui indique que nous sommes dans le territoire de son embouchure dans l'Atlantique. Ce qualiquatif océanique sera plus tard jugé plus glamour pour être l'image de ce département Ligérien.

Jeanne semble avoir une santé de fer

Jeanne Marie est sa première née le 22 juillet sa première née en 1859

La cadette Anne Marie la suit le 20 septembre 1860 le rythme de départ est soutenu...

Elle attendra presque deux ans pour donner le jour à Jeanne Marie Rosalie le 9 septembre 1862.

Le 2 mars 1864 arrive le premier garçon du couple Pierre Marie, ce sera le seul. S'il m'intéresse particulièrement ce n'est pas que ce soit un garçon mais plutôt qu'il soit mon sosa.

Françoise Marie ou Marie Françoise selon les actes débarque le 9 février 1866. Le doute sur l'ordre des prénoms vient probablement de ce que tous les enfants ayant Marie parmi leur noms de baptême elle devait être appelée  Françoise pour la distinguer des autres. Je n'ai pas encore la preuve que les enfants du couple aient été baptisés mais que Marie revienne aussi souvent semble indiquer assez nettement que les parents ont voulu placer leur progéniture sous sa protection.

Puis vient donc Anne Marie Françoise née en 1867, son grand-père maternel Jean Blandin est le seul aïeul encore vivant en cette année.

 

           Bien que cela soit hors du thème...

Après Anne Marie Françoise naîtra Marie Célestine le 9 novembre 1869.

Deux ans après un double drame touchera la famille : le mercredi 20 novembre 1872 meurt Jeanne Marie Rosalie et le vendredi c'est Françoise Marie qui s'éteint... Elles avaient 10 et 6 ans... Et leur mère était enceinte :

Le 13 janvier 1873 est née Anne Marie qui vivra presque 90 ans. Sa mère en a 44 c'est son huitième et dernier accouchement. Et elle vivra au moins Jusqu'à soixante-deux ans, âge à laquelle elle devient veuve le 3 décembre.

 

 

 biguet blandin

 Sources

  • Union: Loire Atlantique archives numérisées Plessé - (aucun) - 1858 - M - 3E128/24 - Vue 2

https://www.archinoe.fr/loire-atlantique_v3/visualiseur/ir_seriel_visu.php?fd=ec&id=440118524&PHPSID=bc9cf32126af5f142fee500519e12542&t=16&w=1440&h=900#


12 novembre 2016

Alfred Joseph Marie Biguet, Mort pour la France

 

Alfred Joseph Marie naît le 11 avril 1893 à Coisnauté dans la commune de Fégréac. Il est le fils de Pierre Marie Biguet et de Marie-Françoise Chaussée et le deuxième enfant de six, dont une seule fille.

Alfred a les cheveux bruns, les yeux gris, le front large et fuyant, un nez rectiligne dans un visage long, il mesure 1m62 et sa fiche matricule indique 2 en degré d'instruction.

Son aîné Pierre Marie est décédé dès novembre 1914 d'une maladie contractée aux armées dans un hôpital d'Anger.

Le 28 novembre 1915 il est incorporé au 2ème Régiment d'Infanterie Coloniale.

Lors des combats il est blessé et atteint d'une plaie par éclat d'obus de la région post trochantérienne* gauche.

Le 26 février 1916 il est à bord du paquebot transformé en croiseur le Provence II en direction de Salonique, probablement pour aller vers le front des Dardanelles, quand le croiseur est torpillé. Il est porté disparu en mer.

In mémoriam...

Plutôt que de réécrire ce qui est bien fait ailleurs, voici quelques liens vers des récits du naufrage de la Provence II :

https://cgma.wordpress.com/2014/01/06/provence-ii/
http://souquieres.unblog.fr/2009/03/page/2/
http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article1985

http://envelopmer.blogspot.fr/2015/04/torpillage-du-croiseur-auxiliaire.html

http://memorialmoissac.blogspot.fr/2015/06/challengeaz-n-comme-naufrage.html

Sur ce site apparaît une copie du jugement qui constate le décès des sept cent soixante douze soldats qui ont péri dans le naufrage en plus de centre neuf marins...


Extrait du Jugement, audience publique du 2 octobre 1917 

"Attendu que le vingt six février mil neuf cent seize le croiseur auxiliaire Provence II qui allait de Toulon à Salonique a été torpillé par trente six degrés de latitude Nord et par vingt cinq degrés quinze de longitude est de Greenwich, qu'il a coulé en quelques minutes et qu'une partie seulement de l'équipage et des troupes embarquées comme passagers a pu se réfugier dans les canots, ainsi que sur les radeaux où ils furent recueillis le lendemain par les bâtiments de la division des patrouilles. Attendu que les circonstance de la catastrophe l'éloignement de la côte et le fait que les patrouilleurs ont croisés sur les lieux du sinistre longtemps après, ne laissent aucun doute sur la réalité de la mort des disparus, dont il appartient au tribunal de constater judiciairement les décès, le port d'arment de la Provence II étant Cherbourg. Que par jugement du vingt sept février mil neuf cent dix sept le tribunal a constaté les décès de cent trente neuf membres de l'équipage disparus dans le naufrage, que par autre jugement du vingt trois août mil neuf cent dix sept le tribunal a également constaté les décès de sept cent soixante douze miliaires embarqués comme passagers du croiseur..."

 

SOURCES
d'après dictionnaire.sensagent.leparisien.fr
*trochantérienne : qui se rapporte au grand Trochanter
Le trochanter étant une des deux apophyses (partie protubérante d'un os ) de l'extrémité supérieure du fémur
Définition du mot Grand trochanter :(doctissimo.fr)
 La partie supérieure du fémur présente deux protubérances qui sont des sites où s'attachent des muscles et des ligaments. La grande protubérance est appelée le grand trochanter, et est orientée vers le haut. La plus petite, ou petit trochanter se situe juste au niveau du col du fémur, et est orientée perpendiculairement au corps du fémur.

MAJ 13 novembre 2016

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01 novembre 2014

Pierre Marie Biguet, Mort pour la France

Pierre Marie Biguet porte exactement les mêmes noms et prénoms que son père…

Né le 8 janvier 1892 à Fégréac de Marie Françoise Chaussée, il est cultivateur dans ce département qui s’appelle encore la Loire Inférieure et qui deviendra Atlantique lorsqu’en 1913 il est Inscrit sous le numéro 17 de la liste du canton de Saint Nicolas de Redon.

Classé dans la première partie de la liste avec le 1332  comme numéro de matricule du recrutement il est bon pour le service armé.

Cependant son père étant décédé il reste l’aîné des six enfants du couple ; il est donc classé soutien indispensable de famille le 3 septembre 1913.

Puis j’ai un doute sur la fiche matricule, je lis" incorporé le 10 octobre 1913", mais je pense que c’est à compter du 10 octobre 1914 qu’il quitte son village de Farinet pour intégrer le 64eme Régiment d’Infanterie, basé à Ancenis, comme soldat de deuxième classe, sous le matricule 4564.

Pierre Marie mesure 1m64. Sa chevelure brune couvre un front moyen, ses yeux verdâtres éclairent un visage long au menton fuyant.

Il fait donc partie de la huitième compagnie du 64e régiment d’infanterie où il contracte une maladie qui l’emmène à l’Hôpital Robert d’Ancenis. Le  jour de la Toussaint 1914 à une heure et demi du matin, il y rend le dernier soupir.

C’était il y a cent ans… In memoriam.

 

Pierre Marie n’avait qu’une sœur. Est ce en sa mémoire, en celle de son père, ou pour eux d’eux que les cinq fils baptisés de Marie ont chacun hérité parmi leurs prénoms de ceux de Pierre et de Marie ?

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03 décembre 2013

3 comme trois fois trois mariage et 2/3

 

Trois, c'est le plus grand nombre de mariages célébrés pour un de mes ancêtres, enfin pour trois.

 Deux hommes, Vincent Ameline et Pierre Biguet, tous deux de Loire Atlantique. Et une femme quand même Antoinette Glise, cantalou.

Il y a également Etienne Balac (aussi du Pays nantais) qui a épousé Julienne Serot, a eu au moins un enfant avec Guillemette Michel et a épousé Jeanne SEROT mon aïeule.

Pierre Biguet a marié Janne Certain, Françoise Aragon ou Ragon (mon ancêtre) et Guillemette Porcher

Quant à Vincent Ameline il a successivement convolé avec mon aïeule Reine Bocquel, Marie Balac, et Jacquette Bouvier.

Il est amusant dans mon jeu des coïncidences de constater que dans ces triples unions (légitimes ou non) mes aïeules sont la dernière, la médiane, puis la première épouse.

Pour la triple mariée Antoinette Glise a épousé Henry Loubeyre mon ancêtre, puis François Loubeyre (je ne sais pas s'il y a parenté mais les deux semblaient être meuniers) et enfin Antoine Rispail.

 Les Quinze joies de mariage

C'est sur Vincent Ameline que j'en sais le plus,

Marié le mardi 25 octobre 1718 à Fégréac (44) à l'âge de dix-neuf ans, avec Reine BOCQUEL,il a eu quatre fils de ce premier mariage dont Julien.

Quand il épouse le mardi 8 juillet 1732 à Fégréac à l'âge de trente-trois ans, Marie BALAC deux des enfants de son premier lit sont encore vivants. Mais Pierre décèdera la même année. Cinq enfants naissent de ce deuxième mariage dont une seule fille, l'aînée.

Sa dernière union se célbre le mardi 28 janvier 1744 à Fégréac à l'âge de quarante-quatre ans, avec Jacquette BOUVIER, huit enfants en naîtront, une seule fille.

17 enfants dont 15 garçons sont nés de Vincent Ameline, mais onze au moins n'ont pas atteint l'âge adulte, 4 étaient prénommés Julien, au moins un par mariage, et son dernier lit lui a donné trois François.

Deux de ses enfants au moins, dont une fille, se sont mariés et le premier Julien a permis que je vous écrive.

Quand il décède en 1778 à 79 ans Vincent est une troisième fois veuf depuis 22 ans.

 

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17 juin 2013

Le conscrit aux yeux roux

Je continue d'explorer les fiches matricules de mes ancêtres et de leurs collatéraux.

Pour un de mes trisaïeux Pierre Marie Biguet, classe 1884 le signalement me paraît un peu bizarre... les cheveux et sourcils châtain, normal, mais les yeux roux je ne pensais pas que l'on puisse ainsi les définir.

Trois solutions paraissent envisageables :

  1. Je ne le savais pas, mais une des nuances de l´iris peut être le roux
  2. Mon trisaïeul, albinos, atteint de conjonctivite ou autre avaient les yeux rouges
  3. Le secrétaire s'est trompé et a inversé les couleurs d'yeux et de cheveux, même si on l'utilise moins on pouvait dire les yeux châtains, il aurait donc cheveux et sourcils roux

yeux_roux

Et vous qu'en pensez-vous ?

 

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