06 juin 2017

Empire pour E

En 1867 mes ancêtres français vivaient dans un Empire. Nous étions en plein cœur de la période libérale du second Empire. D’ailleurs le 19 janvier  Napoléon III annonçait des réformes libérales. Napoléon III qui se mêlait aussi des affaires de mes ancêtres italiens. La péninsule est en plein risorgimento, le moment de l'histoire transalpine ou sous l'impulsion de Victor-Emmanuel II l'Italie se réunifie... ou s'unifie. Napoléon III donc vient s'en mêler en appuyant à la Bataille de Marenta le 3 novembre les troupes du Pape alors que celles de Garibaldi veulent prendre Rome. Le camp de Victor-Emmanuel II perd cette bataille, mais gagnera sa guerRe.

Qu'est-ce que pensaient mes aïeux de l'Empire ? Je n'en sais rien, je ne sais pas si dans leurs champs, dans leurs usines, sur leur table de travail, ils ressentaient les choses différemment que sous la monarchie ou la République.

Avaient-ils un avis sur l'expédition de Napoléon III au Mexique, la connaissaient-ils ? Que pensaient-ils d'avoir la tête de Badinguet sur leurs pièces de monnaies ? Préféraient -ils les positions de Victoe Hugo, le lisaient-ils, ou Jules Verne ? Connaissaient-ils Verlaine, Daudet ?

 

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06 juin 2016

Mettre l'accent sur les échelles

Si ma grand-mère était un E,  il prendrait un petit accent aigu pour schtroumpfer aux échelles.

Mamie jouait un peu avec nous, pour nous faire plaisir... Je ne crois pas qu'elle soit très joueuse, un peu de cartes, un peu de boules mais plus pour le plaisir d'être avec les autres que pour celui du jeu. 

Dans mes souvenirs, le premier jeu qui me revient avec elle ce sont les échelles (ou les échelles et les serpents). Ce jeu, un peu sur le principe du jeu de l'oie, sur lequel au fur et à mesure des cases on croise une échelle qui nous fait monter dans le tableau ou une autre (ou un serpent) qui nous fait redescendre.

Donc nous jouions aux petits chevaux, au jeu de l'oie et aux échelles... Allez savoir pourquoi alors que nous en avons fait bien d'autres, c'est celui ci qui reste le plus gravé dans mon esprit. Peut-être parce que je ne jouais à ce jeu que chez elle... Peut être parce que j'aimais la boîte et le plateau, illustrés par des schtroumpfs. Peut-être pour le décalage entre mon aimante et sérieuse grand-mère et ces facétieux lutins.

En tout cas de mes moments de complice détente avec ma grand-mère la première image qui m'apparaît à côté d'elle est un schtroumpf sur une échelle.

 

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05 juin 2015

Exogamie... pour E

Exogamie, nom féminin, contraire de l'endogamie.

 

Bon d'accord soyons un peu plus précis. L'endogamie est l'obligation, l'habitude, ou la facilité de se marier à l'intérieur d'un même clan, d'une même tribu, caste, famille, classe ou catégorie sociologique-professionnelle.

Ĺexogamie est l'obligation de se marier en dehors de la tribune, la classe, etc.

 

Certaines tribus reposaient sur ces règles, dans nos latitudes, ce sont plus des habitudes que des règles. L'endogamie est citée pour les petits villages, de campagne et encore plus en montagne où l'on se marie entre voisins, voire cousins, et même cousins germains.

L'endogamie peut aussi correspondre à certains métiers où l'on se marie entre soi... Du moins pour les aînés. Les bourreaux par exemple. 

Dans nos branches c'est plus marqué pour les meuniers, les aubergistes, les forgerons. Mais souvent les cadets ou benjamins sortent de la profession parce qu'il ne peuvent reprendre l'affaire paternelle ou se marier avec la fille d'un de ses collègues. Ils ou elles sont alors condamnés à l'exogamie.

 

 

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05 juin 2014

E comme escarpolette

Une ou deux cordes, une planche, une roue ou une bassine, un arbre ou n'importe quel point de suspension... Et vous voilà avec une escarpolette ou au moins une balançoire.

L'escarpolette est le nom que l'on donnait autrefois à ce siège suspendu entre deux cordes sur lequel on se balançait, d'après Robert, le Petit.

Là encore, la pratique remonte à l'antiquité, mais le développement se continue toujours. Du plus simple, (la corde seule ou la liane) au plus sophistiqué, du plus rustique au plus aristocratique, les moyens de se balancer joyeusemen ne manquent pas.

L'amoureux romantique qui pousse l'escarpolette pour sa dulcinée, l'enfant intrépide qui n'évite pas la planche de la balançoire et dont l'oeil s'orne d'un cocard... l'oncle qui accroche un pneu à un arbre pour une journée et qui restera des années...

Les histoires ne manquent sûrement pas dans votre entourage autour d'un balancement.

Jeune homme poussant une jeune fille sur une balançoire. Panneau peint (TR)

Jeune homme poussant une jeune fille sur une balançoire. Panneau peint (TR) - 1

Chansons ou ritournelles comme celle d'"un éléphant qui se balançait sur une toile toile toile, toile d'araignée...." tournent dans les têtes alors que  quelques tableaux comme ceux de Fragonard et Eisen ou d'estampes peuplent notre imaginaire.

Entre escarpolette et balançoire, le coeur balance, mais il reste toujours ce sentiment de légèreté et d'amusement.

Alors pour aller plus haut c'est par ici : de l'escarpolette à la balançoire.

322 images autour de la balançoire.

 

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05 avril 2013

Egliseneuve d'Entraigues

Ce nom singulier est celui d'une paroisse du Puy-de-Dôme.

J'y ai quelques ancêtres dont Françoise Tournadre qui a épousé un voisin de Bagnols : Martin Papon, maréchal ferrant. 

Les parents de Françoise, Antoine et Jeanne Groffaud ou Grouffaud  sont aubergistes, lui est aussi voiturier, elle est parfois nommée cabaretière. 

Je ne suis pas sûr de la lignée au niveau des grands-parents. Mais à priori les mariages des collatéraux (frères, soeurs, oncles, tantes) se font souvent avec des voituriers, des aubergistes ou des maréchaux ferrants. Ces recherches pour retrouver les ascendants d'Antoine et de Jeanne m'ont rappelé l'importance du milieu social dans le choix des conjoints.

Grand nombre de mes aïeux étaient laboureurs, cultivateurs ou brassiers et se mariaient  avec des laboureuses, cultivatrices ou femmes de labeur. Sur cette branche, se succèdent des générations d'artisans. Un maréchal épouse souvent la file d'un maréchal, un voiturier, celle d'un aubergiste ou d'un autre voiturier, au moins les aînées.

Pour en revenir à la toponymie, traditionnellement les villages nommés Egliseneuve se construisaient autour d'un nouvelle église comme plus récemment les Villeneuve ou Ville nouvelle ont désigné des villes construites au milieu des champs. D'Entraigues signifie d'entre les eaux, cinq lacs, quelques cascades et de nombreuses rivières entourent la commune.

Une tradition orale rapporte que  les moines cisterciens d´Egliseneuve d´Entraigues pourraient bien être à l´origine du fameux saint-nectaire.

EdE

Le titre de ce billet aurait pu être Eglise aussi, puisque neuve ou surtout ancienne, elle reste le lieu, le bâtiment où nous sommes sûrs que nos ancêtres ont passé.

Prenez une carte postale, les maisons ont bougé, les paysages ont pu se modifier, mais à de rares exceptions près l'église est restée. Depuis aussi loin que remontent les registres paroissiaux, ceux qui nous ont précédé y venaient chaque semaine. Ils y ont baptisé leurs enfants, s'y sont échangés leurs consentements, y ont dit adieu aux leurs. Le bâtiment a pu perdre une rosace, voir un de ses rétables recouvert de plâtre, gagné un tableau, retrouvé un vitrail, mais ses pierres immobiles ont senti les respirations de générations de villageois, elles sont le témoin de millions de passages de relais.

 

 

Source office du tourisme d'Egliseneuve

 

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