12 juin 2017

Jean Auguste Dominique Ingres pour J

En généalogie, une fois les données amassées, les branches dessinées, replacer nos prédecesseurs dans le contexte de leur époque se révèle très intéressant.

Quelle langue parlaient-ils ? Comment accouchaient-elles ? Quelle monnaie payaient leurs travaux ? Quelles cultures les nourissaient ? Quel était leur cadre de vie ? Qu'est ce qui différait de notre époque ?

Pour cela un très bon ouvrage : Contexte guide chrono-thématique De Thierry Sabot Éd. Thisa qui s'avère être un ouvrage de base pour définir justement tout ce contexte de vie de nos ancêtres.

Et en 1867, le 14 janvier précisément le peintre Jean Auguste Dominique Ingres rendait définitivement se pincseaux. Mes ancêtres l'ont-ils connus, ceux du Tarn-et-Garonne, ceux de Paris ?

Ont-ils pu voir ses tableaux, des affiches, des reproductions ? Cela les intéressaient-ils ? Nombre de questions auxquelles je répondrai peut-être un jour, pour certaines en tous cas.

L'avantage d'un peintre en généalogie c'est de retracer des scènes de vie qui n'ont pu être photographiées, j'ai récemment découvert par exemple les scènes de moisson de Léon Lhermitte. Je ne suis pas sûr qu'Ingres rentre dans ce registre lui et ses vertêbres surnuméraires.

Mais l'autre versant d'Ingres qui le rattache à la généalogie est son violon. En effet il est connu pour avoir joué du violon, lui le peintre, car la musique était son passe-temps lorsqu'il ne travaillait pas à une toile. Et c'est ainsi qu'est née l'image qui nous fait dire aujourd'hui que la généalogie est notre violon d'Ingres.

 

oda

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10 juin 2017

Isabella Gambarini pour I

Tout ce que je sais d’elle, c’est qu’Isabella Gambarini était enceinte de Pietro Scaion en 1867 puisque le 25 mai 1868 elle a accouché de Pasqua Scaion à Albaredo d’Adige village de la province de Vérone en région Vénitie. Et encore, je ne suis pas sûr de la date.

D’après l’acte de décès de sa fille rédigé en France j’ai même longtemps cru qu’elle s’appelait Gambini. Mais à Albaredo d’Adige, un ancien curé, le père Marcelo Dare, a rédigé les arbres généalogiques des familles de la ville. Et dans celui des Scaion apparaît bien le nom Gambarini pour Isabella, mais les dates de naissances ne sont données que par l’année, et pour Pasqua elle ne correspond pas à celle de son acte de décès.

Donc en attendant de remonter l’arbre des Gambarini, en attendant de trouver l’acte de naissance ou de baptême de Pasqua, je vais faire confiance au père Dare qui devait connaître le nom des familles de sa paroisse, pour la date je vais conserver la date complète.

En tout cas Isabella était bien vivante en 1867, il y a 150 ans de cela, et elle fait partie de l’histoire de ma famille.

10 juin 2014

I comme Ivresse

Peu importe le flacon...

Peu importe la région... Il y  a quantités de liquides qui ont valu d'excelelntes réputations à ceux qui les ont composés, (les moines entre autres, n'est-ce pas chanoine Kir) et d'atroces à ceux qui les ont trop ingurgités.

Sans aller jusqu'à l'ivresse, l'alcool accompagne les fêtes et est symbole de relachement. Nous sommes bien d'accord que l'ivresse n'est pas un loisir, mais la face noire d'une consommation qui modérée réjouirait le coeur des hommes.

Peu importe la région... Chacune a sa spécialité fermentée...

Coteaux de vignoble, champs de houblon, mirabelliers, vergers de pommiers... Le paysage reflète la boisson.

Cidre à l'ouest, bière au Nord vin jaune ou génépi en montagne, rosé en Provence, boisson anisée en méditerranée, Cignac en Charente, produits de la vigne en Bordelais, Bourgogne, Rhône, Champagne, etc... Hydromel ou chouchen, et innombrables eau de vie, depuis la prune jusqu'à la cerise, en passant par la poire ou la noisette...

Le bouilleur de cru était attendu comme les saltimbanques mais certains paysans pouvaient s'en passer car ils avaient eux même ce droit d'alambic, ou le prenaient...

Esse alambic

 

Pour ceux qui avaient un peu de terre, quelques pieds de vigne trouvaient souvent à y pousser. Quant aux autres fruits, chacun faisait sa cuvée... Et la partageait... Oui le chemin était long depuis la dernière cave jusqu'à la maison quand on avait fait la tournée du voisinage.

Qui n'a pas d'histoires familiales d'un père qui a fini dans un fossé après avoir fêté l'arrivée d'un enfant  ou tout autre événement... Les trajets se faisaient plus souvent à pied, en vélo ou en charette... Et parfois à la déclaration de naissance quelques surprises arrivaient sur un prénom qui ne sera porté que sur le papier...

Mais c'est donc de la fête que nous allons nous souvenir et de l'ivresse de se retrouver ensemble, pour fêter la fin des vendanges, la saison du pressoir, ou du passage du bouilleur...

Et nous n'avons pas abordé ces bistrots si nombreux, les estaminets et autres cabarets où s'échangeaient les histoires, les parties de dés ou de cartes et les tournées.

En digestif une tradition du cidre en Bretagne...

Et vous quelle boisson produisaient vos ancêtres ?

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10 avril 2013

Implexe, exercice complexe qui me laisse perplexe

"L'implexe (terme masculin ou féminin) est le rapport entre le nombre réel d'ascendants et le nombre théorique" nous explique geneawiki (http://fr.geneawiki.com/index.php/Implexe).

Donc lorsque j'ai un ou une ancêtre (le plus souvent un couple) qui revient plusieurs fois dans mon arbre, je peux calculer mon taux d'implexe selon la formule suivante :

  • nombre d'ancêtres théorique - nombre réel / nombre théorique

Et ce chiffre,  à quoi me sert-il au juste ?

A expliquer qu'à une certaine époque j'ai théoriquement plus d'ancêtres que la population du moment ?

A partir de quel niveau mon taux d'implexe devient inquiétant ? Le record connu est à près de 89%, mais chez les rois.

Et d'ailleurs comment le calculer quand dans l'équation nombre réel = inconnu ? Et que de toutes façon avec une mère célibataire j'ai un inconnu de plus, qu'avec un enfant abandonné j'en ai deux de plus, le tout remultiplié par 2 à chaque génération.

Ce qui serait pratique pour moi serait de désigner par un terme clair cette personne ou ce couple qui revient souvent dans mes branches. Et je ne trouve pas de nom. Parce que l'implexe est un rapport. Alors qu'en fait par extension c'est ainsi que j'appelle mes multisouches.

Georges Bocquel et Madeleine Bocquel (qui devraient être remis à l'implexe), mariés au début du 17 siècle, sont six fois mes ancêtres, au moins.

Puis-je dire Madeleine est une de mes implexes (pour le coup je justifie le double genre de ce complexe substantif) ? Est ce que Georges est cinq fois implexe ? Oui je reste perplexe.

Donc j'écris que Georges et Madeleine font partie de mes implexes, qu'ils sont six fois mes ancêtres.  Et vous qu'en dîtes vous ?

 

f1

Arbre généalogique de tous les rois de Naples et de Sicile des diverses dynasties : [estampe]

Tilman, Giorgio (15..-15..). Illustrateur

source : gallica.bnf.fr

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