12 juin 2016

Jardin d'y vert.

Si ma grand-mère était un J, il cultiverait son jardin.

Ce n'est pas vraiment son jardin secret, mais quand elle le peut, l'activité qui plaît le plus à mamie c'est de travailler au jardin. Planter, débroussailler, chasser les mauvaises herbes, voire les arracher ; soigner des plantes, lui apportent plénitude et sérénité, en plus d'une saine fatigue. Même cueillir des haricots verts lui fait plaisir ! Vous vous rendez compte ? Vous en avez déjà ramassés des haricots verts ? C'est dans ces moments que l'on se rend compte que la terre est basse et que notre dos contient nombre de muscles douloureux. Hé bien ma grand-mère elle adore.

Elle ne parle pas souvent d'elle, mais après une journée au jardin, elle apprécie de pouvoir raconter par le menu ses menus (ou ardus) travaux et partager sa satisfaction du travail bien fait.

Elle n'a pas de jardin personnel, mais dès qu'elle peut aider en famille, elle se régale... Cela reste une activité sérieuse pour elle, peut-être est ce pour cela qu'elle n'a jamais franchi le pas d'un jardin associatif ou locatif. Parce qu'elle ne prendrait pas ce temps pour elle, parce qu'elle fera passer les autres avant elle et son loisir. Et parce que quand on fait quelque chose, on le fait parfaitement ou on ne le fait pas. Donc si je ne me donne pas du temps égoïste pour faire mon jardin superbe, hors de question d'en avoir un qui aura deux trois mauvaises herbes ou un ramassage de légumes réalisé en retard.

Et pourtant mamie comme tu es radieuse, les deux pieds dans la terre !

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11 juin 2015

Jurat... pour J

Jurat, nom  masculin; Sous l'ancien régime, magistrat municipal dans les villes de l'ouest et notamment du sud-ouest de la France (serait l'équivalent des échevins). Le nom viendrait de la prestation de serment faite par cet ancien conseiller municipal.

Jean Delbrel vécut au milieu du 18ème siècle (vers 1739-1779) à Roquecor. Il était laboureur, il fut jurat.

Roquecor (Tarn-et-Garonne) - Avenue de Montaigu Cliché Pommiès, à Dausse (L

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11 avril 2013

Journalier

Laboureuse, cultivateur, cultivatrice, homme ou femme de labeur, métayer, fermier, brassier, journalier, bordier, jardinier. Nombre de nos aïeux et aïeules ont travaillé la terre pour gagner leur pain. [Ce petit billet loin d'être une présentation du monde agricole, est avant-tout un mémento sur les métiers qu'ont exercés mes sosas et une première approche pour mes proches.]

A priori la différence entre certains termes est chronologique, pârfois géographique. on a d'abord parlé de laboureur, et de laboureuse, (nos ancêtres féminisaient les noms sans faire de chichis eux). Au moins propriétaire d'animaux de labour, il se loue avec ses bêtes pour les travaux agricoles, au mieux propriétaire de terres qu'il cultive.

A partir de la révolution on dit plutôt cultivateur, cultivatrice. Mais à la campagne chacun essaye d'avoir un petit potager pour produire les légumes qui cuits sont versés sur la soupe le bout de pain trempé par le bouillon de légumes.

Les agriculteurs et agricultrices sont plus récents encore, je j'en ai vu dans mes branches qu'au vingtième siècle.

Les journaliers ou journalières louaient leurs services à la journée, et donc pour travailler la terre quand ils étaient à la campagne, pour autre chose à la ville, comme les manoeuvres ou les hommes ou femmes de labeur.

Dans le Cantal, et à priori dans le sud en général, celui qui loue ses bras est appelé brassier. L'ouvrier agricole paraît embauché pour plus longtemps que la journée.

Les fermiers puis métayers passaient un bail avec un propriétaire pour cultiver la terre. Il n'étaient pas propriétaires de leurs champs mais devaient en cultiver plus puisqu'ils louaient la terre.

Une petite métaierie était appelée borderie et donc son exploitant un bordier, comme Antoine Plagnes,  basé à Massoulès dans le lot-et-Garonne comme bordier et devenu cultiveur la terre à Roquecor dans le Tarn-et-Garonne.

Auguste Rodin Millet Glaneuses Gsell 241

Le jardinier travaillait lui aussi pour un propriétaire (et parfois en épousait la fille cadette).

Certains de nos prédécesseurs étaient donc propriétaires terriens, plus ou moins importants et si eux aussi tiraient leur pain de leur terre, ils y avaient plusieurs cas. Celui qui travaillait toujours sa terre, seul ou à la tête d'une exploitation, celui qui ne la travaillait plus et celui qui l'avait toujours faite travailler par d'autres.

A part cela, qu'y a t'il de plus logique, que des racines qui plongent dans la terre nourricière.