20 juin 2013

Si ma généalogie était un fruit

Si ma généalogie était un fruit ...

Ce pourrait être une pomme à cidre mais où serait l'intérêt ?

Je l'imagine juteux, pour le plaisir de sentir quelque chose qui coule ou découle d'une recherche attaquée à belles dents.

Je ne l'imagine pas sans quartiers s'il est généalogique. Je le veux sans épine mais je n'éviterais pas quelques pépins. 

Une peau telle la couverture d'un registre en protègerait la pulpe. Et le sucre de la jolie découverte y cohabiterait avec l'amertume ou l'acidité de quelques tristes histoires.

Si ma généalogie était un fruit ce serait un pamplemousse !

 

Citrus paradisi (Grapefruit, pink)-2

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08 juin 2013

Si ma généalogie était un métier...

Si ma généalogie était un métier ...

Ce devrait être paysan… Laboureur est à ce jour le métier le plus représenté dans mes ancêtres juste devant cultivateur et… cultivatrice qui cumulés passent donc en tête. Puis ou plutôt auparavant,  tous ceux qui brassiers, hommes de labeurs, journaliers vivaient aux champs, et des champs. Travailleurs de la terre si présente, ce point d’ancrage de nos racines qui symbolise tant la généalogie. Le travail de la terre est rythmé par le cycle des saisons, c’est une culture qui se diffuse. Production vivrière, récolte des fruits de son travail, symbole du labeur de nos ancêtres et de la vie qui se transmet qui continue…

Mais… Parce que lorsque cela commence comme cela, il y a souvent un mais. Mais est-ce pas ce que aussi symbolique que cela soit, c’est peut-être réducteur, ou trop facile, de prendre ce qui est le plus répandu. Est ce parce que malgré ma fierté d’avoir des racines ancrées dans la terre, ce n’est pas toujours fun (je m’arrête avant de virer dans la psychologie ou pire la psycho généalogie de bazar).

Ou comme je préfère le penser est ce parce que en laissant mon esprit vagabonder sur ce billet, il a rencontré une évidence…                              Tisserand…

Tisser des fils, des liens entre les hommes et les femmes, entre les générations n’est ce pas un peu ce que fait le généalogiste. Renouer des fils distendus, raviver les couleurs des plus anciens, des oubliés, tisser de nouveaux liens avec d’autres travaillant sur la même passion n’est ce pas ce qui nous plaît. Se pencher sur une production que l’on espère solide et esthétique n’est-il pas notre point commun.

Et surtout, surtout, cent fois sur le métier remets ton ouvrage…

Vérifie tes sources, mentionne les, reprend tous tes actes de baptêmes pour nommer les parrains et marraines. Qui donc était ce témoin au mariage que je retrouve en beau-frère ?

Et ce registre je crois qu’il va falloir le reparcourir parce que finalement c’était bien ton ancêtre le père des premiers que tu as vu, avec une autre épouse… Et cette jeune fille ne serait ce pas celle que je cherche, allez relecture de tous les actes pour éliminer tous les homonymes jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une… Et la bonne.

Cent fois sur le métier remets ton ouvrage…  Si ma généalogie était un métier, ce serait tisserand.

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Il est à noter aussi que ce métier de Tisserand se faisaient parfois en plus de celui de laboureur et de cultivateur , en complément l'hiver, comme ce fut apparemment le cas pour Pierre Gloris à Montaigu-de-Quercy fin XVIIIe, début XIXe tisserand et cultivateur ou Jean Marie Bocquel au XIXe à Fégréac laboureur et tisserand. 

Louis Mathias Boniface Osselin, résidant à Saint-Denoeux dans le Pas-de-Calais au début de XIXe, était, jusqu'à plus ample information, tisserand à plein temps

01 juin 2013

Si ma généalogie était un animal...

Si ma généalogie était un animal...

Il serait inconcevable que ce soit un termite ou un autre xylophage, un pic vert éventuellement qui va chercher les vers qui sont dans l'arbre...

Une souris ou un autre rongeur, ce qui éliminerait le lapin, ne paraitraît pas plus adaptée, à moins qu'un rat de bibliothèque...

Avec le nombre de laboureurs qui y figurent un boeuf ferait bonne figure, mais ne serait-ce pas un peu restrictif ? Et puis plus d'un remplaçaient le boeuf et n'avaient que leurs bras. Ne parlons donc pas de la plus noble conquête de l'homme le cheval qui n'apparaissait que chez les plus riches ou portait les ancêtres nobles, assez peu représentatifs.

Exit donc les bovins et les équins en général, si nous parlions porcins, le cochon et la truie il est vrai faisait partie de la vie quotidienne et notamment festive  de nos aïeux et je vois certaines mauvaises langues avancer que je tiens ma généalogie comme un goret...

Les ovins aussi avaient une place importante... Pourquoi pas le bouc, c'est probablement de lui que je tire mon nom. Je resterais peut être trop sur la branche agnatique ainsi et ma généalogie se veut complète en ses recherches sinon en ses résultats. Au passage, savez vous que le bouc et la chèvre étaient bien pus courants et que c'est leur chair qui était la plus consommée autrefois, peut être parce que moins chère... C'est ainsi que le boucher en tire lui aussi son nom. 

Brebis et moutons constituaient le troupeau le plus facile à établir, et comme boeuf, cheval, vache ou cochon et truie, figuraient dans les quelques inventaires après décès que j'ai eu la chance de parcourir. Oui mais ce portrait est celui de ma généalogie, pas celui d'un ancêtre ou d'une branche, l'animal doit représenter l'ensemble alors ?  

Alors dans certains inventaires, j'ai quand même lu quelquechose qui m'a touché plus que je ne l'aurais cru. Comme quoi c'est bête des fois la généalogie et les sentiments qu'elle procure. Julien Ameline, qui faisait faire cet inventaire de sa communauté d'avec Françoise Serot pour protéger les intérêts de sa fille Françoise avant de se remarier, possédait dix ruchées d'abeilles. Et depuis que j'ai déchiffré cela ces abeilles font le buzz dans ma tête. Où les entreposait-il ces ruches ? Il devait consommer le miel, en revendait-il, vu le nombre je pense, était-il connu pour cela, l'appelait-on déjà apiculteur ? Comment se protégeait-il ?

Bref voilà un tout nouveau pan de questions de la vie quotidienne que je n'avais pas imaginé. Mais voilà surtout un animal, laborieux, industrieux aux bons sens des termes, vivant en communauté, et en plus dans un arbre parfois en liberté (vous remarquerez au passage que je vous avais épargné le singe). Une espèce proche de l'homme et si indispensable que d'après Einstein si elle devait disparaître l'humanité suivrait dans les trois ans. Plus ludiquement, un animal qui se régale du travail qu'il a réalisé et qui, quand il est content d'une trouvaille, la signale à ses congénères en utilisant des signes qu'elles seules comprennent.

Vous avez compris, si ma généalogie était un animal, ce serait une abeille.

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Abeille-en-approche

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18 mai 2013

Si ma généalogie était un arbre...

Pour continuer à écrire régulièrement, je vais commencer par des sujets légers... Légers dans le sens où ils ne me demanderont pas beaucoup de documentations (ceux là viendront après j'espère mais resteront bien légers dans leurs sujets).

J'ai donc envie de faire le portrait chinois de ma généalogie. Cela manque certes d'originalité, mais cela m'amuse et j'espère que je pourrais vous faire partager ce petit plaisir.

D'ailleurs pour le premier trait de ce portrait j'aimerais que vous me disiez aussi quel arbre serait votre arbre généalogique? Je sais que cela a déjà été fait, mais moi je ne l'avais pas fait...

Bref, si ma généalogie était un arbre...

Ce pourrait être un noyer, parce que le village où j'ai grandi et découvert la généalogie tire son nom de cet arbre et que j´aime bien manger des noix, surtout dans mes salades...

Il pourrait porter des prunes, parce qu'une des branches de mon arbre a poussé dans l'Agenais, région des pruniers, et que je n'imagine pas que mes ancêtres n'en aient pas cultivé.

Il me plairait que ce soit un chêne car j´en apprécie la robustesse, le caractère commun (propre à Monsieur tout le monde) et le côté autodérision de ses fruits.

J´ai rêvé que ce soit un figuier... Le côté poétique de cet arbre m'a laissé croire une supposition onomastique selon laquelle le village d'où est issu mon nom tirerait le sien du figuier. Mais en avez-vous vu beaucoup en Loire-Atlantique ?

Alors finalement à choisir, si ma généalogie était un arbre, j´aurais planté un pépin de pomme. D'abord parce que j'adore le fruit et que pour mes proches il me personnalise.

Pour le rêve de remonter jusqu'à Adam et Eve ou du moins les Eve et Adam génétiques ? Je ne crois pas.

Mais parce qu'il en pousse partout et qu'à vraiment choisir je désirerais qu'il porte plusieurs espèces de ses fruits, oui.

Et plus certainement parce que la mémoire familiale et la mienne se plaisent à se remémorer que mon arrière-grand-père faisait un petit cidre si doux qu'il se buvait comme du petit lait, peut-être le meilleur du village. Je n'ai jamais pu boire le sien mais il avait appris sa technique à un grand-oncle dont j'ai goûté la production... Du jus de pomme, le meilleur que j'aie jamais bu. Ah non, le quatrième verre et la chaleur qui m'a envahie m'ont bien rappelé que c'était du cidre.

Alors oui si ma généalogie était un arbre, ce serait un pommier à cidre.

 

Cider apple orchards at Over Stratton - geograph.org.uk - 10970

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