08 avril 2014

Du repiquage du riz au général Augereau sur le pont d’arcole

Digression vous avez dit… Confirmation oui.

Mais qu’ils sont beaux les mille et un détours de la généalogie.

 

J’étais tranquillement installé, devant la toile à faire quelques recherches sur les rizières proches d’Albaredo d’Adige.

Pardon ? Qui, quoi, où, quand, comment, pourquoi ? Vous avez raison petit résumé :

Mon arrière-grand-mère a travaillé dans une rizière,  en Italie : dans le Véronais, près d’Albaredo d’Adige où elle est né, quand elle avait huit-neuf ans, donc avant la première guerre mondiale, les pieds dans l’eau, pour gagner quelques sous.

Me rappelant cette anecdote je suis en train d’essayer de resituer le contexte et je suis donc partie à la chasse aux informations sur le riz et sa culture dans le Veneto.

Pour ce faire, mes requêtes sur un moteur amical sont rizière et Albaredo. Et les premiers  textes en français sur lesquels j’atterris me parlent du pont d’Albaredo sur l’Adige (fleuve italien) que les armées de Bonaparte n’ont pas traversé pour éviter de se retrouver dans la plaine. C’est l’un des moments forts de la bataille d’Arcole, qui s’est donc déroulé non loin du  village natal de mon aïeule, les troupes de Bonaparte, se repliant même à Ronco (all’Adige) village natal de son mari. Arcole finalement enlevé par Augereau. 

 Adige Albaredo 

 Il fiume Adige oltre il ponte di Albaredo d'Adige (VR).

Le fleuve Adige de l'autre côté du pont d'Albaredo d'Adige (Verona)

 

Tout cela en cherchant des informations sur les lieux de repiquage du riz… Quelle perte de temps, quelle circonvolution inutile, quel méandre marécageux…

Oui…Mais non ! (désolé, péché mignon…).

Parce que si je n’ai besoin d’aucune raison pour muser le nez au vent dans des recoins inattendus dans mes recherches, ce n’est pas sans aucune que j’ai poursuivi ma lecture ce jour là.

Effectivement si des membres de ma famille sont venus d’Italie en fuyant Mussolini, une rumeur ou légende familiale dit que certains de leurs ancêtres y étaient arrivés sous Napoléon.

Plusieurs hypothèses s’avancent, si l’on considère qu’il y a une part de vrai dans cette tradition orale. Sous Napoléon, mes ancêtres ont fui le régime, déjà… Sous Napoléon ils ont migré au gré des conquêtes, militaires ou commerciales… Avec Bonaparte ils sont venus se battre dans la plaine de l’Adige…

Chimère ou part de vérité, en tous cas, cette lecture me donne encore plus envie de progresser dans mes recherches italiennes pour arriver aux sources de cette histoire familiale, jusqu’à la révolution française donc.

 

 Sources

 http://books.google.fr/books?id=rL5OAAAAcAAJ&pg=PA314&lpg=PA314&dq=albaredo+rizi%C3%

http://www.histoire-image.org/site/oeuvre/analyse.php?i=525

 

Posté par cedeca à 08:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


30 mars 2014

Saisonnière activité pour bambini...

« L'ennui c'est qu'elle avait toujours les pieds dans l'eau ». Même si cela ne durait pas, elle ne devait le faire qu'à la saison… « Avec toute la petite famille probablement » me dit ma grand-mère. Elle était jeune alors sa mère, 8 ou 9 ans et c'est certainement avec ses frères et sœurs qu'elle réalisait cette activité qui lui rapportait "quelques sous".

La généalogie amène quelques-unes de ces surprises, certains de ces dépaysements à ceux qui la pratiquent. Le dépaysement n'est que pour eux, souvent il est lié au voyage dans le temps et à la stimulation exacerbée de leur imagination. Parce que pour nos ancêtres cela correspondait souvent à la rudesse et la monotonie de la vie de tous les jours et à la recherche ni toujours exaltante ni souvent exotique de leur pain quotidien.

Alors j'imagine mon arrière grand-mère courbée, les pieds dans l'eau, entourée d'autres jeunes parmi lesquels quelques uns de ses frères et sœurs, dans ce pays qu'elle devra quitter plus tard pour fuir un dictateur, en train de repiquer ou de ramasser du riz.

Parce que dans la région de Vérone, le riz qui sert de base au risotto (à l’amarone, à l’isolana, à la chicorée rouge ou aux asperges) se cultive dans les rizières, inondées, locales. Moi qui aime tant le déguster c’est en relançant ma grand-mère sur cette anecdote que j’ai réalisé que le riz se repiquait, se moissonnait, comme le blé et était décortiqué dans des moulins à riz. Et donc ma bisaïeule avait travaillé dans une de ces rizières dans ses tendres années. Mais à ses enfants elle ne cuisinait pas de risotto veronese, mais plutôt un risotto accompagné de sauce tomate.

 

Auteur: Strada del Riso

Une petite phrase lancée un jour par ma mamie, une relance, quelques recherches sommaires et un nouvel horizon qui s'ouvre : la riziculture dans le Véronais. Voici un billet qui se doit d'être complété...

Posté par cedeca à 22:29 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,