31 janvier 2015

Zéro pour zéro, l'arbre à Toto

Il y a peu Elise dans son très beau blogue posait la question : faut-il reprendre sa généalogie à zéro ?

 

Cette idée de reprendre sa généalogie à zéro, je crois que c’est il y a près d’un an que j’en ai entendu parler la première fois.

 

Honnêtement comme je ne suis pas aussi organisé que Dominique qui n'essaiera pas, je me suis donc laissé tenter l'année dernière, pour voir…

Je suis parti de mes enfants et j’ai essayé de remplir intégralement pour chaque personne toutes les dates, rattacher tous les documents sur mon logiciel, compléter les signatures, les photos.

 

Oui cela permet de revoir tout, de compléter. Mais toujours honnêtement si ma généalogie était un arbre ce serait une abeille… Parce que je butine, voire je papillonne. Quand je suis plongé dans des actes du Cantal, d’un coup je vais retourner voir un recensement de Moselle parce qu’une intuition s’est allumée dans mon esprit... Et reprendre toute ma généalogie alors que j’ai tant à découvrir encore, c’est un peu tôt. J’ai donc arrêté et fusionné mon tout nouvel arbre avec l’ancien.

 

Si la rigueur ne me lâche pas, je complèterais peut-être un tableau excel pour vérifier que chacun de mes sosas a :

-          toutes ces copies de documents (actes paroissiaux, notariés, recensements etc) ;

-          les photos dont je dispose ou du moins les meilleures ;

-          une copie de sa signature le cas échéant ;

-          et ses dates renseignées tant au niveau de l’état-civil que de tous les autres renseignements dont je dispose : résidence, service militaire…

 

Plutôt que de replanter mon arbre je vais le retailler, le bichonner. Et mon principal outil pour cela sera mon logiciel. Ce n’est peut-être pas le meilleur mais l’herbe est-elle plus verte ailleurs ? Je vais approfondir mes connaissances de mon outil et m’en servir pour le plaisir. Le plaisir de la recherche, le plaisir de la question, le plaisir de la découverte et celui du partage avec vous.

Ficus cuttings with roots in a bottle, White background

 

Et puis reprendre l’arbre à zéro comme si l’on avait rien cherché, je laisserais peut-être ce soin à mes enfants… Parce que les branches pour lesquelles j’ai le plus d’affection dans mon arbre sont quand même celles que j’ai passées le plus de temps à tailler et fouiller. Alors cela règlera peut-être la question de comment transmettre à mes enfants leur généalogie : en les faisant chercher tout en connaissant des pistes à leur donner et des pièges à éviter pour leur faire découvrir aussi le plus important dans la généalogie : le plaisir.

Je les ai lu après mon billet, mais dans les Chroniques d'antan et Rencontre avec mes ancêtres, Brigitte et Elodie abordent aussi la reprise à zéro de leur généalogie...

 


01 juin 2013

Si ma généalogie était un animal...

Si ma généalogie était un animal...

Il serait inconcevable que ce soit un termite ou un autre xylophage, un pic vert éventuellement qui va chercher les vers qui sont dans l'arbre...

Une souris ou un autre rongeur, ce qui éliminerait le lapin, ne paraitraît pas plus adaptée, à moins qu'un rat de bibliothèque...

Avec le nombre de laboureurs qui y figurent un boeuf ferait bonne figure, mais ne serait-ce pas un peu restrictif ? Et puis plus d'un remplaçaient le boeuf et n'avaient que leurs bras. Ne parlons donc pas de la plus noble conquête de l'homme le cheval qui n'apparaissait que chez les plus riches ou portait les ancêtres nobles, assez peu représentatifs.

Exit donc les bovins et les équins en général, si nous parlions porcins, le cochon et la truie il est vrai faisait partie de la vie quotidienne et notamment festive  de nos aïeux et je vois certaines mauvaises langues avancer que je tiens ma généalogie comme un goret...

Les ovins aussi avaient une place importante... Pourquoi pas le bouc, c'est probablement de lui que je tire mon nom. Je resterais peut être trop sur la branche agnatique ainsi et ma généalogie se veut complète en ses recherches sinon en ses résultats. Au passage, savez vous que le bouc et la chèvre étaient bien pus courants et que c'est leur chair qui était la plus consommée autrefois, peut être parce que moins chère... C'est ainsi que le boucher en tire lui aussi son nom. 

Brebis et moutons constituaient le troupeau le plus facile à établir, et comme boeuf, cheval, vache ou cochon et truie, figuraient dans les quelques inventaires après décès que j'ai eu la chance de parcourir. Oui mais ce portrait est celui de ma généalogie, pas celui d'un ancêtre ou d'une branche, l'animal doit représenter l'ensemble alors ?  

Alors dans certains inventaires, j'ai quand même lu quelquechose qui m'a touché plus que je ne l'aurais cru. Comme quoi c'est bête des fois la généalogie et les sentiments qu'elle procure. Julien Ameline, qui faisait faire cet inventaire de sa communauté d'avec Françoise Serot pour protéger les intérêts de sa fille Françoise avant de se remarier, possédait dix ruchées d'abeilles. Et depuis que j'ai déchiffré cela ces abeilles font le buzz dans ma tête. Où les entreposait-il ces ruches ? Il devait consommer le miel, en revendait-il, vu le nombre je pense, était-il connu pour cela, l'appelait-on déjà apiculteur ? Comment se protégeait-il ?

Bref voilà un tout nouveau pan de questions de la vie quotidienne que je n'avais pas imaginé. Mais voilà surtout un animal, laborieux, industrieux aux bons sens des termes, vivant en communauté, et en plus dans un arbre parfois en liberté (vous remarquerez au passage que je vous avais épargné le singe). Une espèce proche de l'homme et si indispensable que d'après Einstein si elle devait disparaître l'humanité suivrait dans les trois ans. Plus ludiquement, un animal qui se régale du travail qu'il a réalisé et qui, quand il est content d'une trouvaille, la signale à ses congénères en utilisant des signes qu'elles seules comprennent.

Vous avez compris, si ma généalogie était un animal, ce serait une abeille.

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Abeille-en-approche

Posté par cedeca à 17:05 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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