01 mars 2018

17,18,19 ??? A trop vouloir les coïncidences on oublie de vérifier

Parfois on écrit et parfois on relit plus tard après avoir corrigé des fautes de frappes dans ses textes, et l'on s'aperçoit que le premier écrit avait comme des imperfections, alors on corrige en vert de mer, pour tout laver.

A regarder de plus près les feuilles de nos arbres généalogiques, certaines questions se posent ou certains sourires, parfois un peu jaunes, s’esquissent. Certains y voient les signes du destin, d’autres de simples coïncidences. Si le hasard mène nos vies, il est parfois troublant. En tous cas : signes, coïncidences, hasard, ces événements interrogent et c’est ce qui me plaît dans la généalogie.

En 1914 Jean Baptiste a 61 ans quand éclate la guerre. Avec Marie  Victoire ils ont neuf enfants, toujours vivants :

  • Pierre Marie
  • Joséphine Marie
  • Marie Victoire
  • Jean Baptiste
  • Joseph Marie
  • Alexandre Marie
  • Lucien Pierre Marie
  • Gaston Jean Marie
  • Angèle Marie

Sauf que Joséphine née en 1885, apparaissant sur le recensement de 1886, disparaît des radars au recensement de 1891 alors qu'elle devrait avoir 6 ans, sans qu'aucun acte de décès la concernant ne se trouve dans son village.

Six garçons, trois filles et à part celui qui porte les prénoms de son père, Marie apparaît dans chaque état civil. Les traditions ont du peser dans la balance à choisir les prénoms (oui voilà une question dont la réponse n’est pas assurée).

Jean Baptiste est trop vieux pour partir au front mais pas ses fils. Il verra les six partir sur les champs de bataille.

Cinq survivront à la grande guerre même si Jean Baptiste décédera précocement en 1923 probablement de séquelles de ses années de guerre.

Mais Jean Baptiste père ne le saura jamais.

Il est décédé le 17 décembre 1916… la veille de la mort pour la France de son fils Lucien Pierre Marie.

Le 18 décembre 1916 Lucien est tombé à Vaux,  village détruit par la guerre, au pied de Verdun le dernier jour de cette bataille commencée le 21 février 1916. C’est une réponse, et ces funestes coïncidences soulèvent les questionnements.

Sauf que Lucien est tombé dès le 3 novembre 1916 et que j'avais mal saisi sa date de décès. Sauf qu'un avis officiel a été émis le 25 novembre et que peut-être, cet avis est arrivé aux oreilles de Jean Baptiste avant ce 17 décembre et que peut-être il a su que tous ses fils ne reviendraient pas et que peut-être...

Le 19 décembre 1916 Jean Baptiste aurait eu 64 ans.

In memoriam…

 

Habit du Destin : [estampe]
Habit du Destin : [estampe]
Source: gallica.bnf.fr

Ces constatations ont été faites parce que je cherchais un angle pour participer au thème mensuel pour animer les blogues sur la généalogie proposé par Sophie Boudarel de la Gazette des ancêtres http://lagazettedesancetres.blogspot.fr/2013/05/bloguez-votre-genealogie-un-theme-par.html. Pour novembre 2013, le généathème est la première guerre mondiale.

Billet publié le 20, corrigé le 25 novembre 2013

MAJ en vert le 1er mars 2018.

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23 juin 2017

Tisserand pour T

Jean Marie Bocquel est cultivateur, mais aussi comme  le constate certains actes entre 1851 et 1861 tisserand. Est-ce un métier d'appoint, fut-ce un métier temporaire ? Mais où l'a-t'il appris ce métier ? Je n'ai pas encore trouvé d'autres tisserands dans son entourage proch

 le 23 novembre 1840 Jean Marie épouse à Fégréac (44) sa cousine du quatrième au quatrième degré  Anne Bocquel (Ils ont les mêmes trisaïeux en ligne agnatique)

Le couple a six enfants :

  • Marie Angèle 1842
  • Anne Marie 1844
  • Julien Marie 1845
  • François Marie 1848
  • Marie Françoise 1851
  • Jean Baptiste 1852

 

  •  Lors des recensements de 1861 et de 1866 de Fégréac la famille est installée dans le village du Noyer Julien Marie est désigné comme le fils aîné, Jean Baptiste comme le cadet, Anne comme la fille du couple. Marie Angèle dont je sais qu'elle s'est mariée en 1874 a déjà quitté le foyer. Par contre cela signifie sûrement que je doive chercher François Marie et probablement Marie Françoise dans les registres de décès d'avant 1861...

14 juin 2017

Laurent, Pierre, Marie Victoire, les Serot pour L

Laurent Serot est né du mariage de Joachim et d’Yvonne Guiho, à une date que je n’ai pas encore certifiée.

Il épouse Marie Besnier  le 21 janvier 1818. Deux enfants : Pierre Marie et Joseph viennent compléter le ménage en 1823 et 1826. Les deux frères se marieront. Cela mérite d’être noté car sur les dix enfants que donna Julienne Marchand à Pierre Marie, mon sosa, seuls deux, peut-être trois parviendront à l’âge pubère.

Effectivement pour ce couple dont le mariage a eu lieu le 6 juillet 1851 à Fégréac, l’année 1852 est très particulière. Premier événement, symbole d’espoir,  Julienne attend son premier enfant. Cet événement, elle ne le sait pas encore sera double, l’enfant n’est pas seule…

En novembre 1852, le 16 pour être exact, elle accouche donc de deux jumelles, Marie Françoise et Julienne Marie, dans sa demeure à Razette, écart de Fégréac. Le lendemain Pierre Marie retourne à la mairie avec Julien Ricordel (oncle maternel des jumelles) pour déclarer le décès de Julienne Marie, ils y seront aussi le surlendemain car c’est Marie Françoise qui s’en repart aussitôt. Trois jours éprouvants, remplis de joie, très peu... Mais surtout d’angoisse et de tristesse.

La grossesse suivante qui va à son terme s’achève le 29 avril 1854, c’est un petit garçon sans vie qui sort de son ventre, il restera comme anonyme dans les registres.

La chaîne de la vie ne se rompt pas : le 23 juillet 1855 Julien Marie  vient au monde à Razette et décide d’y rester, il se mariera avec Philomène Mathurine Houchet.

Une petite sœur le suit le 15 juin 1857, elle épousera Jean Baptiste Bocquel , c’est bien qu’elle aussi reste en vie.

Le malheur semble s’être éloigné. Quoique, née le 12 juin 1858, Victoire Marie décède le 3 juin 1861, quatre mois avant la naissance de Joseph le 20 octobre. Je n’ai pas encore trouvé d’autres traces de Joseph.

En 1864 naît Pierre Marie.

En 1865, Marie Françoise vient au monde.

En 1867 meurt Pierre Marie.

En 1870 le dixième enfant du couple est prénommée Augustine Marie.

1872 sera une année noire, Augustine décède en janvier Marie Françoise en octobre. La famille a déménagé à Henrieux dans la même commune entre les deux décès.

Marie Besnier, la femme de Laurent, n’aura rien connu de cela, elle a quitté ce monde en 1847. Et Laurent ?  C’est bien la question… Il est présent aux noces de Pierre Marie et de Julienne en 1851, mais pas au décès de son cadet Joseph en 1879. Entre ces deux dates, pas de signe de vie. Je ne sais donc pas si en 1867 il est vivant.

Pour retrouver son sillage ou limiter la fourchette de son décès, il me faudrait éplucher les recensements, étudier les actes de baptêmes, des fois qu’il ait été parrain d’une des filles… Je pense que pour un garçon celui-ci aurait pris son prénom. Ou regarder dans les absences et successions, bon bien au travail alors.

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18 juillet 2015

Patache

Patache n.f. mot gallo pour désigner la pomme de terre.

Pour sa ressemblance avec patate, et pour le plat qui suivait l'exclamation, mes frères et moi avons toujours compris ce mot que notre grand-père prononçait, mais ce n'est que tardivement que nous avons su que ce n'était pas du français mais du gallo.

 

MAJ 01/07/2015

10 juin 2015

Inquantement... pour I

Inquantement nom masculin, vente aux enchères. Incanter, mettre à l'encan

Au décès de Barnabé Bocquel, veuf de Claude Guiho, un inventaire après décès est réalisé, et à la demande d'Etienne Guiho, frère de Claudine et désigné tuteur des enfants par le conseil de famille, un inquantement est réalisé pour vendre les biens qui ne sont pas récupérables tout de suite pour les enfants ou qui seront plus utiles transformés en livres et sols (l'unité monétaire de l'époque) que conservés pour produire.Parmi les animaux vendus lors de cet inquantement deux boeufs en paille rouge.

 

Vaches salers

Source : Dictionnaire Godefroy http://micmap.org/dicfro/search/dictionnaire-godefroy/incanter (Merci Sophie Boudarel)

              Mémoire vivante de Fégréac

 

31 octobre 2013

En famille ou pas ?

J'aime beaucoup relever les défis, cela pimente la soupe aux ancêtres. Mais autant j'aime les plats relevés, autant j'ai du mal à tout révéler... Pour les photos et les souvenirs de ceux qui me sont proches, je ne me suis pas décidé à les publier hors du cercle familial.

Donc je détourne la photographie familiale en vous proposant pour ce généathème d'octobre 2013 une carte postale.

La carte postale fait partie de ma façon "d'habiller" mon arbre généalogique. Mon grand-père en faisait la collection et me l'a confiée. Je la perpétue en la recentrant sur les villages de nos ancêtres.

Ce village n'est pas des siens mais si j'ai choisi cette carte c'est que peut-être une de mes ancêtres est parmi ces lavandières.

La Mère Denis et ses concurrentes nous ont presque fait oublier qu'elle et nos grand-mères ont lavé leur linge à la rivière ou dans le canal. Avec un peu de cendres pour laver et du soleil pour sécher sur l'herbe. Et n'oublions pas de la force dans le poignet pour battre ce linge.

La compensation ? Maigre ou pas, c'était le salon de coiffure de l'époque toutes les nouvelles du village étaient étendues et entendues et donc le linge sale pas forcément lavé en famille...

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Petite digression pour les amateurs de cartes postales ou de vieux papiers (notamment si vos ancêtres avaient une entreprise assez bien implantée), je vais régulièrement jeter un oeil sur le site de ventes aux enchères Delcampe. Pour acheter ou non on y trouve des pépites.

 

NB je pense que cette carte postale est maintenant dans le domaine public, si quelqu'un en possédant les droits me demandait de la retirer ce serait immédiatement fait.

 

Je possède une carte postale physique de toutes celles que je publie.

 

 

03 octobre 2013

Yvonne... Bretonne

 

J'effectuais une recherche sur une Yvonne quand mon attention a été attirée par les noms de mes sosas portant ce prénom :

GUIHO, ROUTIN, BOCQUEL, PABOIS, BESNIER, GICQUEL, ROZIER, SEROT, GLOTIN, BEAUPERIN, GUIHENEUF, HERON, MONNIER, ESLAN, FLEURY, TUAL, ABABOYE, VOISIN, MAZAN, MENAND, ESLAN, BALAC, BRUNEL, LEJEUNE, POULAIN, DE LA VIGNE DU BREUIL, BEAUPERIN, NORMAND, MAHÉ, BODIN et RIALLAIN... Toutes bretonnes... Pays de la Loire ou Morbihan.

Dans la famille de mes enfants nous côtoyons des Yvonne et des Yves qui sont issus de régions différentes... mais dans les ancêtres, dans les non contemporains sosas ou non, Yvonne est forcément Bretonne. Je ne pensais pas cette régionalisation si forte. Même si Saint Yves est très populaire en Bretagne dont il est le Saint patron.

Du coup j'ai jeté un oeil sur mes Yves... Pour mes sosas je vous évite la liste, même topo, que des Bretons... Pour les autres, hors les contemporains, pas un Yves hors du 44 ou du 56.

J'avais déjà l'envie de prendre un peu de temps pour faire une étude comparative (sans prétention) des prénoms selon les régions (le féminin de Pierre par exemple change selon l'endroit de naissance, Pétronille, Perrine, Pernette ou Perrette) mais cette simple constation la renforce. 

Et vous connaissez-vous des prénoms spécifiques à une région ?        

 

Yvonne. Chanson bretonne, Maison Bigot Éditeur .                                                                                                                                                                      Crédit : Collection personnelle Eliane Daphy                                                                                                                                                                                                                                               

 

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08 avril 2013

Gallo langue bretonne

Aléz

Lorsqu'il voulait cuisiner des pommes de terre, mon grand-père disait qu'il allait prendre des pataches. Jusqu'à peu je croyais que c'était du patois. Et en fait il s'agit d'un mot Gallo. Le Gallo est une langue Bretonne puisque parlé en Bretagne, mais une langue romane, d'oil. Ce qui fait que sur de nombreux mots elle se rapproche du français bien  plus que le Breton.

Mes ancêtres du pays Nantais, du moins ceux d'avant la révolution devaient parler Gallo, comme d'autres parlaient occitan, auvergnat, alsacien, savoyard ou occitan provençal. Parce que chaque langue a plusieurs composantes et que dans le bas Quercy, dans le Cantal ou en Savoie la base est occitane.

Mes aïeux français de 1600 ne se seraient donc peut-être pas tous compris s'ils s'étaient rencontrés.

Essayer de connaître ses ancêtres c'est aussi chercher à découvrir leur langue ou du moins en donner quelques mots représentatifs. Un des compléments que je souhait apporter à ma généalogie consiste en de petites présentations de mes pères et mères en cherchant à la fair dans la langue qu'ils auraient pu parler.

Bonjour, je m'appelle Jean            Aléz ét Jean qe je m’ahuche

et je suis un laboureur de Fégréac, etc, etc mais j'ai encore du pain sur la planche ou de la pâille en javèle...

 

Pays Gallo

Pour le gallo, je vous conseille le lien suivant :http://www.galoromaen.com/

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06 avril 2013

Fégréac

Fégréac, et sa mairie, représentent mes premiers souvenirs de recherche généalogique.

Après les demandes initiatiques par courrier pour récupérer les actes de mes parents, grands-parents et aïeux, j'ai pu, lors d'un séjour en famille, découvrir mes premiers registres paroissiaux et d'état-civil. 

Je garde le souvenir de personnes charmantes, qui m'ont ouvert une salle de la mairie et laissé des matinées et des après-midi entières ,seul avec ces registres, pour remonter ma branche agnatique et les apparentées. Ce ne serait plus possible aujourd'hui afin de préserver les précieux documents.

Paradis généalogique, Fégréac dispose encore de ses registres paroissiaux jusqu'en 1535. Lors de mon premier passage j'ai pu remonter ma ligne patronymique jusqu'en 1595 environ. Cette richesse a permis à l'association Mémoire Vivante de Fégréac de faire un relevé exhaustif de tous les actes passés dans la commune, chapeau messieurs dames.

Fégréac, village de Loire Atlantique (auparavant Loire Inférieure), à la limite de l'Ille et Villaine et du Morbihan, se situe a peu près à égale distance de Rennes et de Nantes, mais du Pays nantais où poussent nombre de pommiers, à couteau ou à cidre, des vignes de muscadet ou de gros plant, et des pataches (pommes de terre, voir G).

L'origine du nom de Fégréac est obscure, certains avancent qu'il viendrait, de "ficarium" (figuier).

La terminaison en ac peut aussi désigner le nom du propriétaire d'un domaine, c'est la version la plus probable. Nombres de lieux en France possèdent ce suffixe, une des raisons est la façon romaine de nommer les propriétés par cette terminaison en ac. Il s'agirait donc  du domaine d'un certain Feger nom d'un colon romain inconnu.

Cette version est moins poétique, mais concrètement, il paraît que le figuier ne pousse pas tant que cela en Loire-Atlantique. Les preuves d'une activité importante dans le village à l'époque Gallo-Romaine renforcent la crédibilité de cette piste etymologique. Une sculpture sans tête, la Vénus de Rextugenos, potier gallo-romain,est le plus célèbre de ces vestiges et est connue sous le nom de Vénus de Fégréac.

Fégréac s'étend sur un territoire très étendu de multiple villages ou hameaux, le couvrent, plusieurs lieux-dits portent le même nom que des familles :Hotel Gloret, Hôtel Denis, Hôtel Menand, Hotel Serot, dont les noms devaient venir des familles, mais aussi Balac, la Gicquellerie ou la Bocquelais, dont je ne sais si le village est venu de la famille ou la famille du village.

FEGREAC_44

Blason de Fégréac

Sources hhtp://www.fegreac.fr, hhtp://www.infobretagne.com, Mémoire vivante de Fégréac

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