14 décembre 2018

Famille de paysans dans un intérieur de Le Nain

Famille de paysans dans un intérieur de Le Nain

Encore un tableau très célèbre, illustrant moults livres d'histoire. L'un des plus emblématiques concernant l'image des paysans du dix-septième siècle. J'en cherche d'autres, mais celui-ci s'impose.

Famille_de_paysans_dans_un_interieur

 

Voici ce qu'en dit le site du Louvre :

C'est le plus grand des tableaux "paysans" des frères Le Nain. Il ne s'agit pas ici d'un véritable dîner : la table n'est pas servie, seuls sont évoqués le pain, le vin et le sel.

Un don pour "le bien que m'ont fait les choses de l'art"

Ingénieur des Mines, député, président du conseil général du Cher, Arthur Pernolet, resté veuf et sans enfant, charge ses légataires universels dans son testament, en 1915, de remettre au Louvre une somme de 100 000 francs, et cela "en reconnaissance du bien que m'ont fait les choses d'art". Cette somme fut utilisée dans l'année notamment pour l'acquisition, auprès du célèbre antiquaire Demotte, de La Famille de paysans de Le Nain, tableau réapparu peu de temps auparavant dans une vente et aujourd'hui une des oeuvres emblématiques du XVIIe siècle français. Correspondant à la sensibilité artistique de la seconde moitié du XIXe siècle, l'art des Le Nain est remis à l'honneur à cette époque et fera l'objet de commentaires élogieux de la part d'artistes comme Gustave Courbet. En 1915, le Louvre possède déjà quatre tableaux des frères Le Nain dont le Repas de paysans, daté de 1642, qui fournit de nombreuses analogies avec le présent tableau.

Une famille de paysans

Une famille de paysans s'est réunie près d'une cheminée. Deux personnages sont assis devant une petite table et dirigent leurs regards vers le spectateur, ainsi que la mère sans doute, assise devant l'âtre et tenant une cruche posée sur ses genoux et un verre de vin rempli aux trois quarts. Tout à droite, une fillette de profil, debout et un petit garçon assis les jambes allongées près d'un petit chat à demi caché par une marmite posée sur le sol. Au centre, un jeune garçon, pieds nus, accompagne d'une flûte le crépitement des bûches de la cheminée devant laquelle trois autres bambins font un peu bande à part. Le peintre transcende une réalité crue - mais nullement cruelle - et lui confère une dignité morale, voire religieuse, dont devaient certainement être friands ses commanditaires. Le coloris assez restreint donne l'occasion au peintre de montrer un grand talent dans la mise en place subtile de la lumière qui vient aussi bien de l'intérieur (le feu) que de l'extérieur (fenêtre à gauche ?). L'ampleur et la présence des figures, le format du tableau, qui égale les peintures d'histoire, la poésie grave et noble que dégage la composition, font de cette peinture l'un des plus grands chefs-d'oeuvre des Le Nain.

La peinture de genre au XVIIe siècle

La peinture de genre, c'est-à-dire des représentations de la vie quotidienne, prend son essor au XVIIe siècle surtout aux Pays-Bas, dont elle sera désormais l'une des grandes spécialités. Initiée durant la seconde moitié du XVIe siècle par des peintres tels que Lucas de Leyde, cette catégorie picturale déferle sur l'Europe par l'intermédiaire des marchands de tableaux nordiques et se vend en nombre dans les foires de peinture comme celle de Saint-Germain à Paris. Très prisées, ces petites toiles, souvent porteuses de valeurs religieuses et d'exemples de vertu, font école aussi bien en Italie qu'en France. Durant le second quart du XVIIe siècle, les plus beaux représentants du genre en France sont les frères Le Nain et plus précisément Antoine et Louis, dont il est encore difficile de différencier les oeuvres. Il convient également de noter qu'il ne s'agit pas véritablement d'un repas, mais plutôt d'une évocation de la nourriture (le pain, le vin et le sel) autour de laquelle sont réunies trois générations d'une même famille.

 

Sources : https://www.louvre.fr/oeuvre-notices/famille-de-paysans-dans-un-interieur

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08 juin 2013

Si ma généalogie était un métier...

Si ma généalogie était un métier ...

Ce devrait être paysan… Laboureur est à ce jour le métier le plus représenté dans mes ancêtres juste devant cultivateur et… cultivatrice qui cumulés passent donc en tête. Puis ou plutôt auparavant,  tous ceux qui brassiers, hommes de labeurs, journaliers vivaient aux champs, et des champs. Travailleurs de la terre si présente, ce point d’ancrage de nos racines qui symbolise tant la généalogie. Le travail de la terre est rythmé par le cycle des saisons, c’est une culture qui se diffuse. Production vivrière, récolte des fruits de son travail, symbole du labeur de nos ancêtres et de la vie qui se transmet qui continue…

Mais… Parce que lorsque cela commence comme cela, il y a souvent un mais. Mais est-ce pas ce que aussi symbolique que cela soit, c’est peut-être réducteur, ou trop facile, de prendre ce qui est le plus répandu. Est ce parce que malgré ma fierté d’avoir des racines ancrées dans la terre, ce n’est pas toujours fun (je m’arrête avant de virer dans la psychologie ou pire la psycho généalogie de bazar).

Ou comme je préfère le penser est ce parce que en laissant mon esprit vagabonder sur ce billet, il a rencontré une évidence…                              Tisserand…

Tisser des fils, des liens entre les hommes et les femmes, entre les générations n’est ce pas un peu ce que fait le généalogiste. Renouer des fils distendus, raviver les couleurs des plus anciens, des oubliés, tisser de nouveaux liens avec d’autres travaillant sur la même passion n’est ce pas ce qui nous plaît. Se pencher sur une production que l’on espère solide et esthétique n’est-il pas notre point commun.

Et surtout, surtout, cent fois sur le métier remets ton ouvrage…

Vérifie tes sources, mentionne les, reprend tous tes actes de baptêmes pour nommer les parrains et marraines. Qui donc était ce témoin au mariage que je retrouve en beau-frère ?

Et ce registre je crois qu’il va falloir le reparcourir parce que finalement c’était bien ton ancêtre le père des premiers que tu as vu, avec une autre épouse… Et cette jeune fille ne serait ce pas celle que je cherche, allez relecture de tous les actes pour éliminer tous les homonymes jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une… Et la bonne.

Cent fois sur le métier remets ton ouvrage…  Si ma généalogie était un métier, ce serait tisserand.

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Il est à noter aussi que ce métier de Tisserand se faisaient parfois en plus de celui de laboureur et de cultivateur , en complément l'hiver, comme ce fut apparemment le cas pour Pierre Gloris à Montaigu-de-Quercy fin XVIIIe, début XIXe tisserand et cultivateur ou Jean Marie Bocquel au XIXe à Fégréac laboureur et tisserand. 

Louis Mathias Boniface Osselin, résidant à Saint-Denoeux dans le Pas-de-Calais au début de XIXe, était, jusqu'à plus ample information, tisserand à plein temps