12 juin 2016

Jardin d'y vert.

Si ma grand-mère était un J, il cultiverait son jardin.

Ce n'est pas vraiment son jardin secret, mais quand elle le peut, l'activité qui plaît le plus à mamie c'est de travailler au jardin. Planter, débroussailler, chasser les mauvaises herbes, voire les arracher ; soigner des plantes, lui apportent plénitude et sérénité, en plus d'une saine fatigue. Même cueillir des haricots verts lui fait plaisir ! Vous vous rendez compte ? Vous en avez déjà ramassés des haricots verts ? C'est dans ces moments que l'on se rend compte que la terre est basse et que notre dos contient nombre de muscles douloureux. Hé bien ma grand-mère elle adore.

Elle ne parle pas souvent d'elle, mais après une journée au jardin, elle apprécie de pouvoir raconter par le menu ses menus (ou ardus) travaux et partager sa satisfaction du travail bien fait.

Elle n'a pas de jardin personnel, mais dès qu'elle peut aider en famille, elle se régale... Cela reste une activité sérieuse pour elle, peut-être est ce pour cela qu'elle n'a jamais franchi le pas d'un jardin associatif ou locatif. Parce qu'elle ne prendrait pas ce temps pour elle, parce qu'elle fera passer les autres avant elle et son loisir. Et parce que quand on fait quelque chose, on le fait parfaitement ou on ne le fait pas. Donc si je ne me donne pas du temps égoïste pour faire mon jardin superbe, hors de question d'en avoir un qui aura deux trois mauvaises herbes ou un ramassage de légumes réalisé en retard.

Et pourtant mamie comme tu es radieuse, les deux pieds dans la terre !

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08 juin 2013

Si ma généalogie était un métier...

Si ma généalogie était un métier ...

Ce devrait être paysan… Laboureur est à ce jour le métier le plus représenté dans mes ancêtres juste devant cultivateur et… cultivatrice qui cumulés passent donc en tête. Puis ou plutôt auparavant,  tous ceux qui brassiers, hommes de labeurs, journaliers vivaient aux champs, et des champs. Travailleurs de la terre si présente, ce point d’ancrage de nos racines qui symbolise tant la généalogie. Le travail de la terre est rythmé par le cycle des saisons, c’est une culture qui se diffuse. Production vivrière, récolte des fruits de son travail, symbole du labeur de nos ancêtres et de la vie qui se transmet qui continue…

Mais… Parce que lorsque cela commence comme cela, il y a souvent un mais. Mais est-ce pas ce que aussi symbolique que cela soit, c’est peut-être réducteur, ou trop facile, de prendre ce qui est le plus répandu. Est ce parce que malgré ma fierté d’avoir des racines ancrées dans la terre, ce n’est pas toujours fun (je m’arrête avant de virer dans la psychologie ou pire la psycho généalogie de bazar).

Ou comme je préfère le penser est ce parce que en laissant mon esprit vagabonder sur ce billet, il a rencontré une évidence…                              Tisserand…

Tisser des fils, des liens entre les hommes et les femmes, entre les générations n’est ce pas un peu ce que fait le généalogiste. Renouer des fils distendus, raviver les couleurs des plus anciens, des oubliés, tisser de nouveaux liens avec d’autres travaillant sur la même passion n’est ce pas ce qui nous plaît. Se pencher sur une production que l’on espère solide et esthétique n’est-il pas notre point commun.

Et surtout, surtout, cent fois sur le métier remets ton ouvrage…

Vérifie tes sources, mentionne les, reprend tous tes actes de baptêmes pour nommer les parrains et marraines. Qui donc était ce témoin au mariage que je retrouve en beau-frère ?

Et ce registre je crois qu’il va falloir le reparcourir parce que finalement c’était bien ton ancêtre le père des premiers que tu as vu, avec une autre épouse… Et cette jeune fille ne serait ce pas celle que je cherche, allez relecture de tous les actes pour éliminer tous les homonymes jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une… Et la bonne.

Cent fois sur le métier remets ton ouvrage…  Si ma généalogie était un métier, ce serait tisserand.

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Il est à noter aussi que ce métier de Tisserand se faisaient parfois en plus de celui de laboureur et de cultivateur , en complément l'hiver, comme ce fut apparemment le cas pour Pierre Gloris à Montaigu-de-Quercy fin XVIIIe, début XIXe tisserand et cultivateur ou Jean Marie Bocquel au XIXe à Fégréac laboureur et tisserand. 

Louis Mathias Boniface Osselin, résidant à Saint-Denoeux dans le Pas-de-Calais au début de XIXe, était, jusqu'à plus ample information, tisserand à plein temps

11 avril 2013

Journalier

Laboureuse, cultivateur, cultivatrice, homme ou femme de labeur, métayer, fermier, brassier, journalier, bordier, jardinier. Nombre de nos aïeux et aïeules ont travaillé la terre pour gagner leur pain. [Ce petit billet loin d'être une présentation du monde agricole, est avant-tout un mémento sur les métiers qu'ont exercés mes sosas et une première approche pour mes proches.]

A priori la différence entre certains termes est chronologique, pârfois géographique. on a d'abord parlé de laboureur, et de laboureuse, (nos ancêtres féminisaient les noms sans faire de chichis eux). Au moins propriétaire d'animaux de labour, il se loue avec ses bêtes pour les travaux agricoles, au mieux propriétaire de terres qu'il cultive.

A partir de la révolution on dit plutôt cultivateur, cultivatrice. Mais à la campagne chacun essaye d'avoir un petit potager pour produire les légumes qui cuits sont versés sur la soupe le bout de pain trempé par le bouillon de légumes.

Les agriculteurs et agricultrices sont plus récents encore, je j'en ai vu dans mes branches qu'au vingtième siècle.

Les journaliers ou journalières louaient leurs services à la journée, et donc pour travailler la terre quand ils étaient à la campagne, pour autre chose à la ville, comme les manoeuvres ou les hommes ou femmes de labeur.

Dans le Cantal, et à priori dans le sud en général, celui qui loue ses bras est appelé brassier. L'ouvrier agricole paraît embauché pour plus longtemps que la journée.

Les fermiers puis métayers passaient un bail avec un propriétaire pour cultiver la terre. Il n'étaient pas propriétaires de leurs champs mais devaient en cultiver plus puisqu'ils louaient la terre.

Une petite métaierie était appelée borderie et donc son exploitant un bordier, comme Antoine Plagnes,  basé à Massoulès dans le lot-et-Garonne comme bordier et devenu cultiveur la terre à Roquecor dans le Tarn-et-Garonne.

Auguste Rodin Millet Glaneuses Gsell 241

Le jardinier travaillait lui aussi pour un propriétaire (et parfois en épousait la fille cadette).

Certains de nos prédécesseurs étaient donc propriétaires terriens, plus ou moins importants et si eux aussi tiraient leur pain de leur terre, ils y avaient plusieurs cas. Celui qui travaillait toujours sa terre, seul ou à la tête d'une exploitation, celui qui ne la travaillait plus et celui qui l'avait toujours faite travailler par d'autres.

A part cela, qu'y a t'il de plus logique, que des racines qui plongent dans la terre nourricière.