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Des Branches
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13 avril 2013

Légende familiale

Légende familiale, tradition orale, rumeur, nous avons tous rencontré ces petites histoires.

Plusieurs sortes se croisent, là où les sources disparaissent.

Meuble héraldique Chimère

La rumeur d'abord, la famille en parle mais en doute, souvent c'est bien une rumeur, parfois ce qui reste d'un "secret de famille" qui devait resté tu.

Ensuite ce que j'appelle la tradition orale, tout le monde l'a entendue et répétée de bonne foi. Parfois c'est vrai, souvent c'est enjolivé. La vérité y est quelquefois travestie, pas toujours à dessein. C'est le cas typique et anodin du prénom d'usage. Tous les papiers officiels annoncent un prénom et pourtant dans la vie de tous les jours c'est sous un autre que la grand-mère est connue.

Dans le Quercy blanc (Tarn-et-Garonne) nombre de ceux dont ma famille a encore le souvenir ne portaient pas leur prénom de baptême. La mémoire collective ne se souvient que du prénom d'usage. Je me rappelle de ma grand-mère m'affirmant qu'elle connaissait quand même le prénom de la sienne de grand-mère (qu'elle avait connue), quand sur ses actes de naissance, de mariage et de décès, et seulement là, elle en portait un autre.

Quelques ressemblances circulent aussi. L'événement ou le nom du protagoniste se rapproche tellement de quelque chose de connu que même si cela présente des incohérences, cela intègre l'histoire familiale. Cela plaît tellement. Se retrouve ici notamment le rattachement de la famille à un nom illustre et homonyme.

Et puis la légende... la "vraie". Inventée de toutes pièces, phantasme ou désir de reconnaissance, transmise de génération en génération, elle est partie d'un fait vrai (il y a toujours une base de réel dans une légende), ou d'une blague dont la postérité se souvient en oubliant son caractère de farce.

En tant que généalogiste, je rêve de pouvoir vérifier ces légendes, ou d'en découvrir des siècles passés qui n'étaient pas arrivées jusqu'à moi.

Mais souvent, la recherche n'est qu'un rêve, une rose aux épines ardues. Et puis on peut hésiter à aller cueillir cette rose, parce que malgré tout la beauté de ces histoires tient à leur caractère légendaire.

J'ai récemment découvert qu'une légende n'en était qu'une. Finalement  certains membres de la famille le savaient, d'autres y croient encore dur comme fer... Je n'ai pas le courage de détromper ceux là. 

De mes origines italiennes deux légendes circulent encore dont je ne sais si je pourrais les consolider.

Mes aïeux sont arrivés en France en partie pour fuir des représailles du régime de Mussolini. Il se dit que c'est un retour aux sources puisqu'auparavant une part e la famille était partie en italie sous Napoléon. Ce que confirme la sonorité bien fançaise du patronyme Rigon. Sauf que Rigon s'il est un patronyme d'origine germanique est aussi l'augmentatif du diminutif (simplifié mais véridique) d'Arrigo (Henri... en italien).

Deuxème légende, due ou accréditée par le teint de certains membres de la famille (et pas tous dans la même branche), un ancêtre hindou nous aurait transmis quelques gènes (peut-être à Gênes... Là c'est une blague).

 

 

 

 

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12 avril 2013

Kirschner

Merci la Moselle.

La généalogie fait voyager, dans les villages, les noms, les métiers... Ce patronyme l'illustre bien.

Anne-Marie Kirschner est mon premier bourgeon pour cette branche qui pourrait bien être de cerisier.

En effet en regardant les ouvrages d'onomastiques (études des noms des noms propres) ce nom a deux origines possibles selon son orthographe.

Mais, je vous en reparlerais probablement en o (et non en off), si nous ne sommes jamais sûr d'une source onomastique, nous sommes encore moins sûr de l'orthographe.

Bref, Kirch en allemand signifie église et Kirchner sacristain, celui qui travaille dans l'église.

Mais Kirsch, avec son petit s en plus c'est la cerise, et Kirschner le producteur ou le vendeur de cerises.

A voir donc, d'autant que comme Anne-Marie Kirschner est la grand-mère d'Anne Catherine Becker d'ont j'ai parlé en A, je viens juste de consolider ces rameaux et dois remonter son ascendance. Grâce à GeneaNet j'ai quelques pistes qu'il me reste à confirmer mais les archives en ligne de Moselle ne sont pas encore complètes. Les villages (Lixing-lès-Saint-Avold ou Saint-Avold) d'où proviennent nos sacristains marchands de cerise ne sont pas encore disponibles. Et je dois avouer que la belle ville de Metz n'arrive pas en tête de ma liste de destinations généalogiques, d'autres dossiers me font de l'oeil.

Mais si les pistes se confirment quelques nouveaux métiers viendront compléter ceux déjà exercés par mes aïeux, des pâtres, un charron, un cordonnier...

Gugney-aux-Aulx - Cerisiers en fleurs

Ceci n'est pas une photographie d'un paysage mosellan,

mais une église entre deux cerisiers en fleurs me semblait être un joli clin d'oeil

11 avril 2013

Journalier

Laboureuse, cultivateur, cultivatrice, homme ou femme de labeur, métayer, fermier, brassier, journalier, bordier, jardinier. Nombre de nos aïeux et aïeules ont travaillé la terre pour gagner leur pain. [Ce petit billet loin d'être une présentation du monde agricole, est avant-tout un mémento sur les métiers qu'ont exercés mes sosas et une première approche pour mes proches.]

A priori la différence entre certains termes est chronologique, pârfois géographique. on a d'abord parlé de laboureur, et de laboureuse, (nos ancêtres féminisaient les noms sans faire de chichis eux). Au moins propriétaire d'animaux de labour, il se loue avec ses bêtes pour les travaux agricoles, au mieux propriétaire de terres qu'il cultive.

A partir de la révolution on dit plutôt cultivateur, cultivatrice. Mais à la campagne chacun essaye d'avoir un petit potager pour produire les légumes qui cuits sont versés sur la soupe le bout de pain trempé par le bouillon de légumes.

Les agriculteurs et agricultrices sont plus récents encore, je j'en ai vu dans mes branches qu'au vingtième siècle.

Les journaliers ou journalières louaient leurs services à la journée, et donc pour travailler la terre quand ils étaient à la campagne, pour autre chose à la ville, comme les manoeuvres ou les hommes ou femmes de labeur.

Dans le Cantal, et à priori dans le sud en général, celui qui loue ses bras est appelé brassier. L'ouvrier agricole paraît embauché pour plus longtemps que la journée.

Les fermiers puis métayers passaient un bail avec un propriétaire pour cultiver la terre. Il n'étaient pas propriétaires de leurs champs mais devaient en cultiver plus puisqu'ils louaient la terre.

Une petite métaierie était appelée borderie et donc son exploitant un bordier, comme Antoine Plagnes,  basé à Massoulès dans le lot-et-Garonne comme bordier et devenu cultiveur la terre à Roquecor dans le Tarn-et-Garonne.

Auguste Rodin Millet Glaneuses Gsell 241

Le jardinier travaillait lui aussi pour un propriétaire (et parfois en épousait la fille cadette).

Certains de nos prédécesseurs étaient donc propriétaires terriens, plus ou moins importants et si eux aussi tiraient leur pain de leur terre, ils y avaient plusieurs cas. Celui qui travaillait toujours sa terre, seul ou à la tête d'une exploitation, celui qui ne la travaillait plus et celui qui l'avait toujours faite travailler par d'autres.

A part cela, qu'y a t'il de plus logique, que des racines qui plongent dans la terre nourricière.

10 avril 2013

Implexe, exercice complexe qui me laisse perplexe

"L'implexe (terme masculin ou féminin) est le rapport entre le nombre réel d'ascendants et le nombre théorique" nous explique geneawiki (http://fr.geneawiki.com/index.php/Implexe).

Donc lorsque j'ai un ou une ancêtre (le plus souvent un couple) qui revient plusieurs fois dans mon arbre, je peux calculer mon taux d'implexe selon la formule suivante :

  • nombre d'ancêtres théorique - nombre réel / nombre théorique

Et ce chiffre,  à quoi me sert-il au juste ?

A expliquer qu'à une certaine époque j'ai théoriquement plus d'ancêtres que la population du moment ?

A partir de quel niveau mon taux d'implexe devient inquiétant ? Le record connu est à près de 89%, mais chez les rois.

Et d'ailleurs comment le calculer quand dans l'équation nombre réel = inconnu ? Et que de toutes façon avec une mère célibataire j'ai un inconnu de plus, qu'avec un enfant abandonné j'en ai deux de plus, le tout remultiplié par 2 à chaque génération.

Ce qui serait pratique pour moi serait de désigner par un terme clair cette personne ou ce couple qui revient souvent dans mes branches. Et je ne trouve pas de nom. Parce que l'implexe est un rapport. Alors qu'en fait par extension c'est ainsi que j'appelle mes multisouches.

Georges Bocquel et Madeleine Bocquel (qui devraient être remis à l'implexe), mariés au début du 17 siècle, sont six fois mes ancêtres, au moins.

Puis-je dire Madeleine est une de mes implexes (pour le coup je justifie le double genre de ce complexe substantif) ? Est ce que Georges est cinq fois implexe ? Oui je reste perplexe.

Donc j'écris que Georges et Madeleine font partie de mes implexes, qu'ils sont six fois mes ancêtres.  Et vous qu'en dîtes vous ?

 

f1

Arbre généalogique de tous les rois de Naples et de Sicile des diverses dynasties : [estampe]

Tilman, Giorgio (15..-15..). Illustrateur

source : gallica.bnf.fr

9 avril 2013

Homonymes

Dans les registres de mariages, se trouvent quelquefois des unions qui se resssemblent, les époux portant exactement les mêmes noms, parfois dans des périodes où la naissance des enfants se croisent parfois à des générations d’intervalles.

A Fégréac par exemple

Le 30 septembre 1642 Yves PEROUZE épouse Perrine MAZAN, un de leurs arrière petits-enfants (au moins) se nomme lui aussi Yves PEROUZE et le 12 janvier 1741, 99 ans plus tard, il se marie avec … Perrine MAZAN. Je descends de ces deux couples.

Le 3 juillet 1640 Yves MARCHAND, veuf se remarie avec Perrine BALAC, ils ont des enfants dont Jean, le jeune, qui, le 28 juillet 1671, unit son destin à une certaine ... Perrine BALAC

J'ai bien d'autres aïeux qui portent les mêmes noms et prénoms, mais la palme pour l’instant revient aux 12 Jean BOCQUEL et aux 12 Jeanne BOCQUEL, démarrant pour leur part chacune une nouvelle branche portant ce nom.

En Savoie, à la Giettaz

Dans les villages montagnards l'endogamie est plus imlportante encore qu'ailleurs, les moyens de transports étant plus difficiles dans certaines périodes de l'année (nombre de paroissiens décédaient même en hiver lors de périlleux dépacements pour aller au culte lorsqu'ils n'avaient pas d'église).

Ainsi en Savoie comme ailleurs les noms sont apparus pour faire la différence entre les différents Pierre, Claude, Pernette, Françoise ou Humbert. Sauf que les homonymes se multipliant, des surnoms supplémentaires se sont rajoutés. Ainsi les Bibollet, ont donné notamment des Bibollet-Ruche et des Bibollet-Juste, les Joguet des Joguet-Tissot et des Joguet-Recordon et même des Joguet-Tissot-Recordon

Moine_copiste

Dans le Cantal,

Nous en reparlerons en S.

Et ailleurs... 

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8 avril 2013

Gallo langue bretonne

Aléz

Lorsqu'il voulait cuisiner des pommes de terre, mon grand-père disait qu'il allait prendre des pataches. Jusqu'à peu je croyais que c'était du patois. Et en fait il s'agit d'un mot Gallo. Le Gallo est une langue Bretonne puisque parlé en Bretagne, mais une langue romane, d'oïl. Ce qui fait que sur de nombreux mots elle se rapproche du français bien  plus que le Breton.

Mes ancêtres du pays Nantais, du moins ceux d'avant la révolution devaient parler Gallo, comme d'autres parlaient occitan, auvergnat, alsacien, savoyard ou occitan provençal. Parce que chaque langue a plusieurs composantes et que dans le bas Quercy, dans le Cantal ou en Savoie la base est occitane.

Mes aïeux français de 1600 ne se seraient donc peut-être pas tous compris s'ils s'étaient rencontrés.

Essayer de connaître ses ancêtres c'est aussi chercher à découvrir leur langue ou du moins en donner quelques mots représentatifs. Un des compléments que je souhaite apporter à ma généalogie consiste en de petites présentations de mes pères et mères en cherchant à la faire dans la langue qu'ils auraient pu parler.

Bonjour, je m'appelle Jean            Aléz ét Jean qe je m’ahuche

et je suis un laboureur de Fégréac, etc, etc mais j'ai encore du pain sur la planche ou de la pâille en javèle...

 

Pays Gallo

Pour le gallo, je vous conseille le lien suivant :http://www.galoromaen.com/

6 avril 2013

Fégréac

Fégréac, et sa mairie, représentent mes premiers souvenirs de recherche généalogique.

Après les demandes initiatiques par courrier pour récupérer les actes de mes parents, grands-parents et aïeux, j'ai pu, lors d'un séjour en famille, découvrir mes premiers registres paroissiaux et d'état-civil. 

Je garde le souvenir de personnes charmantes, qui m'ont ouvert une salle de la mairie et laissé des matinées et des après-midi entières ,seul avec ces registres, pour remonter ma branche agnatique et les apparentées. Ce ne serait plus possible aujourd'hui afin de préserver les précieux documents.

Paradis généalogique, Fégréac dispose encore de ses registres paroissiaux jusqu'en 1535. Lors de mon premier passage j'ai pu remonter ma ligne patronymique jusqu'en 1595 environ. Cette richesse a permis à l'association Mémoire Vivante de Fégréac de faire un relevé exhaustif de tous les actes passés dans la commune, chapeau messieurs dames.

Fégréac, village de Loire Atlantique (auparavant Loire Inférieure), à la limite de l'Ille et Villaine et du Morbihan, se situe a peu près à égale distance de Rennes et de Nantes, mais du Pays nantais où poussent nombre de pommiers, à couteau ou à cidre, des vignes de muscadet ou de gros plant, et des pataches (pommes de terre, voir G).

L'origine du nom de Fégréac est obscure, certains avancent qu'il viendrait, de "ficarium" (figuier).

La terminaison en ac peut aussi désigner le nom du propriétaire d'un domaine, c'est la version la plus probable. Nombres de lieux en France possèdent ce suffixe, une des raisons est la façon romaine de nommer les propriétés par cette terminaison en ac. Il s'agirait donc  du domaine d'un certain Feger nom d'un colon romain inconnu.

Cette version est moins poétique, mais concrètement, il paraît que le figuier ne pousse pas tant que cela en Loire-Atlantique. Les preuves d'une activité importante dans le village à l'époque Gallo-Romaine renforcent la crédibilité de cette piste etymologique. Une sculpture sans tête, la Vénus de Rextugenos, potier gallo-romain,est le plus célèbre de ces vestiges et est connue sous le nom de Vénus de Fégréac.

Fégréac s'étend sur un territoire très étendu de multiple villages ou hameaux, le couvrent, plusieurs lieux-dits portent le même nom que des familles :Hotel Gloret, Hôtel Denis, Hôtel Menand, Hotel Serot, dont les noms devaient venir des familles, mais aussi Balac, la Gicquellerie ou la Bocquelais, dont je ne sais si le village est venu de la famille ou la famille du village.

FEGREAC_44

Blason de Fégréac

Sources hhtp://www.fegreac.fr, hhtp://www.infobretagne.com, Mémoire vivante de Fégréac

5 avril 2013

Egliseneuve d'Entraigues

Ce nom singulier est celui d'une paroisse du Puy-de-Dôme.

J'y ai quelques ancêtres dont Françoise Tournadre qui a épousé un voisin de Bagnols : Martin Papon, maréchal ferrant. 

Les parents de Françoise, Antoine et Jeanne Groffaud ou Grouffaud  sont aubergistes, lui est aussi voiturier, elle est parfois nommée cabaretière. 

Je ne suis pas sûr de la lignée au niveau des grands-parents. Mais à priori les mariages des collatéraux (frères, soeurs, oncles, tantes) se font souvent avec des voituriers, des aubergistes ou des maréchaux ferrants. Ces recherches pour retrouver les ascendants d'Antoine et de Jeanne m'ont rappelé l'importance du milieu social dans le choix des conjoints.

Grand nombre de mes aïeux étaient laboureurs, cultivateurs ou brassiers et se mariaient  avec des laboureuses, cultivatrices ou femmes de labeur. Sur cette branche, se succèdent des générations d'artisans. Un maréchal épouse souvent la file d'un maréchal, un voiturier, celle d'un aubergiste ou d'un autre voiturier, au moins les aînées.

Pour en revenir à la toponymie, traditionnellement les villages nommés Egliseneuve se construisaient autour d'une nouvelle église comme plus récemment les Villeneuve ou Ville nouvelle ont désigné des villes construites au milieu des champs. D'Entraigues signifie d'entre les eaux, cinq lacs, quelques cascades et de nombreuses rivières entourent la commune.

Une tradition orale rapporte que  les moines cisterciens d´Egliseneuve d´Entraigues pourraient bien être à l´origine du fameux saint-nectaire.

EdE

Le titre de ce billet aurait pu être Eglise aussi, puisque neuve ou surtout ancienne, elle reste le lieu, le bâtiment où nous sommes sûrs que nos ancêtres ont passé.

Prenez une carte postale, les maisons ont bougé, les paysages ont pu se modifier, mais à de rares exceptions près l'église est restée. Depuis aussi loin que remontent les registres paroissiaux, ceux qui nous ont précédé y venaient chaque semaine. Ils y ont baptisé leurs enfants, s'y sont échangés leurs consentements, y ont dit adieu aux leurs. Le bâtiment a pu perdre une rosace, voir un de ses rétables recouvert de plâtre, gagné un tableau, retrouvé un vitrail, mais ses pierres immobiles ont senti les respirations de générations de villageois, elles sont le témoin de millions de passages de relais.

 

 

Source office du tourisme d'Egliseneuve

Site de la commune : https://egliseneuvedentraigues.fr/

Dernière mise à jour : 5 novembre 2018

 

4 avril 2013

Droit à la mémoire

La généalogie bruisse en ce moment de ce droit à l'oubli que l'Europe s'invente.

Etrangement ou évidemment c'est pour le droit à la mémoire que je fais de la généalogie.

Je me suis souvent demandé si cela faisait quelquechose à ceux que je retouvais dans un registre de sortir leur nom de l'oubli ? Probablement rien à part une belle jambe... dans l'écriture de leur prénom ou de leur nom. Moi, sans avoir réfléchi au pourquoi, j'y vois un hommage, une marque de respect.

Ils ont laissé une trace, (immortelle ? La question est trop vaste) un souvenir que j'aime retrouver dans les vieux papiers (surtout) et dans leurs sauvegardes numériques (plus accessibles, moins chers et disponibles la nuit). Je sais que certains d'entre eux étaient peu recommandables, mais je ne sais pas lesquels et c'est une forme de tendresse que j'éprouve en me penchant sur les documents qui me les découvrent.

Est-ce un petit retour à la vie, une envie de laisser moi même une trace, le sentiment que je fais partie de la même chaîne qui se succède depuis eux jusqu'à moi et mes enfants ?

C'est surtout une curiosité, un désir de savoir ce qui était avant : les gens, les métiers, les lieux, les coutumes, les langues ou patois.

Je pense qu'ils ont un droit à la mémoire parce qu'ils sont la mienne. De leurs histoires découlent la nôtre. Ce que nous savons d'eux expliquent qui nous sommes aujourd'hui.

 Gabriel Dante Rosetti, Mnemosyne

Alors aujourd'hui je remercie  Mnémosyne la mère des muses et déesse de la mémoire de nous laisser un droit à l'oubli de notre vivant et au souvenir quand nous ne sommes plus que cela.

3 avril 2013

Consanguinité et dispenses

Il y a parfois des recherches que je laisse longtemps sur  une étagère en pensant qu'elles seront simples puisque je sais ce qu'il faut faire. Enfin presque... Je connais le document qu'il faut pour remonter mais en fait je ne suis pas si sûr de l'endroit où je pourrais sinon devrais le trouver. Dans ces cas là je procrastine, (je commence demain) et cela retarde le plaisir ou la frustration avant la découverte.

Telle est la situation des dispenses de consanguinité.

Sous l'ancien régime certains couples étaient empêchés de se marier parce qu'ils avaient un ascendant commun jusqu'à la quatrième génération, au niveau d'un arrière-arrière grand-parent. Empêchés jusqu'à ce qu'ils obtiennent une dispense. Pour un des couples de mon ascendance une bulle du pape a même prononcé la dispense, par quel chemin la demande est-elle passée ?

Bref, ces dispenses pourraient me débloquer quelques épines généalogiques d'ancêtre dont je ne connais pas les origines où pour qui elles sont douteuses. Je vais peut-être au bout du compte me décider à aller sur place, demander de l'aide à une association dont je suis membre ou mandater un généalogiste pour enfin avoir une de ces dispenses sous les yeux.

 

Consanguinitet

 

Par ailleurs, quand j'ai commencé à remonter dans le temps à la recherche de mes ancêtres je suis assez rapidement tombé sur un couple revenant une deuxième fois dans ma généalogie. Endogamie du petit village oblige.

Cela m'avait surpris à l'époque, un peu dérangé peut-être aussi. Alors que maintenant ; bien des générations plus haut il est vrai ; je rêve du moment où deux de mes quatre premières branches (celles de mes grand-parents) se croisent.

C'est possible même si je ne sais pas si je pourrais le démontrer. Puisque le même petit village cantalou apparaît dans mes notes pour mes deux grand-pères. Pour l'un c'est le point de départ d'un immigré breton, pour l'autre c'est le bourg du hameau qui a donné le nom à l'un de ses ancêtres.

 

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