26 juin 2017

Conducteur de voiture pour V

Il n'est pas corrézien mais... Petit fils de Guillaume Delathière, Jean Baptiste est né Lathière, signait Latierre et mourra Latière. Il est venu au monde en Haute-Vienne : à Oradour-sur-Vayres, s'y est marié, à Saint-Yrieix -la Perche avec une native de Ladignac-le-Long : Pétronille Barry. A la naissance du seul enfant que je leur connaisse : René, Latière né, ils résident en Corrèze voisine, à Lubersac.

Jean Baptiste a pu être roulier avec son père et transporter les marchandises des fermes jusqu'aux marchés puis continuer sa route jusqu'à la capitale pour y rouler en coche. Les plus nombreux cochers de Paris étaient des savoyards ou des corréziens. Jean Baptiste a-t'il profité de cette filière ? Après avoir convoyé des poules et des oeufs il a pu prendre en charge des cocottes et des pontes...

Même si son fils s'est marié plus tard en la capitale, il semble qu'ils y soient montés séparément. Alors que René restait avec sa mère près de Saint-Yrieix, au moins jusqu'à sa conscription, son père résidait dans le Département de la Seine à Paris peut-être, à Saint-Denis sûrement, mais Rue de Paris tout de même...

Je ne désespère pas un jour de trouver des traces de la carrière de Jean Baptiste, l'examen de cocher existait-il déjà quand il est arrivé ?

 

Planche hors texte d'illustration du chapitre "Le Cocher de coucou" dans "Les Français peints par eux-mêmes"] : [estampe] / [H. Monnier]

[Planche hors texte d'illustration du chapitre

Source : Nos ancêtres Vie et Métiers, n°24 : Rouliers, cochers et maîtres de poste.


31 janvier 2014

René épisode 1

Le 13 janvier 1853 à midi Jean Baptiste Latière est en mairie de Lubersac. Il est accompagné de Jean Chatenet sacristain et de l’aubergiste Antoine Dhabriat, sans que je sache s’ils sont de ses connaissances ou les plus proches de l'hôtel de ville. Car ils sont là pour assister comme témoins à la déclaration que Jean Baptiste vient faire : celle de la naissance de son premier enfant : René. Sa femme Joséphine Barry lui a donné le jour à 5 heures ce matin là. En fait la jeune accouchée a été baptisée Pétronille, mais tradition familiale ou rejet de son prénom, elle se fait appeler Joséphine.

René est l'aîné de la famille, cela se confirme sur son registre matricule puisqu'il est indiqué aîné de veuve. (Sur ce type de document, aîné signifie-t-il qu'il y a des suivants, ou est-il indiqué aussi pour les enfants uniques ?)

Son père au moins est monté sur Paris pour y exercer son métier de cocher. René l'y a t'il suivi ou est-il monté après, à son mariage dans la capitale, sa mère réside à Saint-Yrieix (la Perche) et consent par acte authentique chez un notaire. Son père est déjà décédé, célibataire dans un hôpital parisien alors qu'il réside à Saint-Denis, Rue de Paris.

Dans son acte de mariage, René doit faire certifier que son nom est bien Latière, car son père est dénommé Latierre sur son acte de décès (et c'est aussi ainsi qu'il signe). En fait l'orthographe, si on peut parler d'orthographe pour un patronyme était Lathière, à la naissance de Jean Baptiste et avant la révolution de Lathière...

Résidant à Paris rue Crozatier René et Marie Léontine Pfeiffer y ont leurs premiers enfants avant de se fixer à Montgeron où habitait la tante de René, Marie Lathière.

 

Rue Crozatier-Poste et Hôpital Saint-Antoine Rue Crozatier

René est l'un de mes Tris (-aïeux). Un de mes plaisirs de 2014 sera de retracer le parcours de ces huit personnes qui forment la quatrième génération de ma généalogie. Pour René, ce n'est que la première salve. J'espère bien améliorer le tir. (Qui a dit : ce sera facile ?)

Posté par cedeca à 23:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,