11 janvier 2019

Pfeiffer

PFEIFFER

Patronyme

Originaire du moyen haut allemand d'après Marie-Thérèse Morlet, ce nom désigne le joueur de fifre. Il est fréquent en Alsace et Lorraine.

Selon le Larousse le fifre est une petite flûte traversière à 6 trous au son aigu et au timbre perçant, utilisée autrefois dans les fanfares militaires, mais aussi la personne qui en joue.

Fifre

 Source : gallica.bnf.fr/ Bibliothèque nationale de France

Dans nos branches :

Prénoms rencontrés : Alfred, Annette, Camille, Caroline, Clémentine, Delphine, Désirée, Eugène, Eugénie, François, Georges, Georgette, Joséphine, Léontine, Louis, Louise, Marie, Michel, Stanislas, Xavier. 

Communes fréquentées : Gundershoffen, Paris, Villeneuve-Saint-Georges.

Métiers exercés : blanchisseuse, journalier, poëlier, potier de terre. 

Dates extrêmes : 1789-1944

Une branche, trois générations.

 


05 octobre 2017

Dans la famille Papon je veux Louise Auriacombe, épouse de Jean

Pierre Auriacombe est né le 11 décembre 1782 à Aurillac, dans les dernières années de ce que l’on appelle l’ancien régime.

Le 3 mai 1809 en la ville d’Aurillac, ce fils d’Antoine et de Catherine Lacombe épouse Françoise Salvage fille de Claude et de défunte Marguerite Tourtoulou.

La lune de miel semble avoir été fructueuse puisque neuf mois plus tard naît Claude, le vendredi 2 février 1810[1] à Aurillac, Rue des frères. Il porte le prénom de son grand-père maternel, quatrième du nom (avec au moins sept autres Claude sur cinq générations de   Salvage en ligne directe). Le parrain doit être son grand-père ou l’un de ses  oncles. Mais ce prénom ne peut être fortuit.

Malheureusement ce premier né décède dès le jeudi suivant, à l’âge de six jours.

Le   temps de la relevée des couches et onze mois plus tard naît le deuxième   enfant du couple qui entre temps a changé de domicile. C’est à Aurillac   toujours mais à la porte du Buis que naît Francoise, le 16 janvier 1811[2]. Ici encore le choix du prénom ne semble pas anodin, Françoise est le prénom de la mère et de l’une de ses sœurs.

D’ailleurs, sans en savoir plus pour l’instant sur le destin de Françoise, sa cadette portera le même prénom. Probablement aussi celui de sa marraine. Françoise donc vient au monde Rue Mandon ce 30 mars 1813[3]. Deux semaines plus tard, le 6 ou 13 avril[4] dans la Maison des héritiers Abel (A Aurillac on désigne les maisons par le nom de leurs propriétaires) dans cette Rue Mandon la nouvelle née rend déjà son dernier soupir.

Anne attendra 13 mois et le 13 mai 1814[5] pour pousser son premier cri, la famille est alors installée Place Mandon.

La famille a encore déménagé et réside rue du Chapitre lorsque, le 7 juillet 1816, elle s’agrandit d’une petite Marie.

Après le Chapitre les Auriacombe ont atterri Rue du Monastère, c’est ici qu’ils accueillent le 20 décembre 1818[6] une seconde Anne.

Le 6 octobre 1820[7], une septième naissance à une septième adresse, c’est place Monthyon qu’un deuxième fils :Philippe, vient au monde.

Françoise   Salvage et Pierre Auriacombe doivent donc veiller sur au moins trois enfants. (Mais en ont peut-être cinq.)

Mais le 7 mars 1821, Marie alors âgée de quatre ans s’éteint.

Le 4 mai 1823[8] la famille est revenue Place Mandon, et Antoine fait son apparition.

Anne quitte ce monde le vendredi 8 octobre 1824[9], au 6 Maison du Sieur Rigot, elle n’a que cinq ans et le deuil vient encore frapper la famille.

19 juin 1826[10], nouveau changement de décor, on retrouve la rue du Buis pour la naissance de Marie   Anne.

Le  3 septembre 1829,[11]   ce qui devait être une réjouissance devient un drame… Françoise   Salvage accouche Rue du Rieux, dans la Maison Demoiselle Lanoix, d’une petite fille probablement morte née, puisqu’il ne lui est pas donné de prénom et qu’elle reste anonyme.

Le 11 mars 1830[12] la famille n’a pas changé de maison, ou y est revenue et c’est encore dans la Maison demoiselle Lanoix que Marie Anne, trois ans s’éclipse définitivement.

Onzième enfant, et benjamine du couple, Louise vient au monde le 11 mars 1833 Place Saint-Géraud.

Deux frères aînés sont là pour l’accueillir, de ses sœurs seules les premières Françoise et Anne pourraient être en vie. Les six autres enfants sont décédés avant leur sixième anniversaire.

Louise a huit ans lorsque décède Philippe, âgé de 21 ans, le 8 novembre 1841[13 dans la Maison Carrier, Rue des Dames.

Le 13 octobre 1847[14], Antoine trouve épouse à Marcenat, Jeanne Bonin lie son destin au sien, elle est la fille d’Antoine Bonin et de Philippe Papon. D’après les actes d’état-civil ses frères Guillaume et Mathieu paraissent proches de leurs cousins germains les enfants de Martin Papon, fils de Guillaume et Marie Arnaud et frère de Philippe. Antoine à Marcenat est instituteur et secrétaire de mairie.

Le 29 septembre 1848 Pierre termine ses jours dans la Maison Carrier Rue des Dames, à Aurillac.

Le 25 janvier 1853 c’est Françoise Salvage qui s’éteint Maison Gascon Rue du Buis.

Louise a 19 ans et n’est pas encore majeure, c’est son frère Antoine qui devient son tuteur ad hoc. Très probablement l’accueille-t-il chez lui. Est-elle pressée de ne plus être une charge pour son frère et sa belle-sœur ? Est-ce l’inverse ? A-t’elle déjà rencontré et échangé des regards avec le cousin germain de sa belle-sœur ? En tout cas le 28 septembre 1853 elle épouse Jean Papon à Marcenat où elle réside temporairement…

Lors de son mariage elle sait signer et a priori aisément. Signe du progrès de l’instruction des filles ou le fait que son frère et tuteur soit instituteur a-t-il joué un rôle ?



[1] Source : Naissance, Recherche, Cantal archives numérisées Collection Départementale 5 Mi 34/1 - 1808-1810 vues 284 et 285

[2] Source : Naissance, Recherche, Cantal archives numérisées Collection Départementale 5 Mi 34/2 - 1811-1813 vue 9

[3] Source : Naissance, Recherche, Cantal archives numérisées Collection Départementale 5 Mi 34/2 - 1811-1813 vue 313

[4] Source : Décès, Recherche, Archives en lignes du Cantal 5Mi 46/3 : 1811-1813

[5] Source : Naissance, Recherche, Cantal archives numérisées Collection Départementale 5 Mi 34/3 - 1814-1816 vue 55

[6] Source : Naissance, Recherche, Cantal archives numérisées Collection Départementale 5 Mi 34/4 - 1817-1819 vue 199.

[7] Source : Naissance, Recherche, Cantal archives numérisées Collection Départementale 5 Mi 34/5 - 1820-1821 vue 76.

[8] Source : Naissance, Recherche, Cantal archives numérisées Collection Départementale 5 Mi 35/1 - 1822-1824.

[9] Source : Décès, Recherche, Archives en lignes du Cantal 5Mi 47/1 : 1821-1824.

[10] Source : Naissance, Recherche, Cantal archives numérisées Collection Départementale 5 Mi 35/2 - 1825-1827 vue 161.

[11] Source : Décès, Recherche, Archives en lignes du Cantal 5Mi 47/3 : 1829-1832.

[12] Source : Décès, Recherche, Archives en lignes du Cantal 5Mi 47/3 : 1829-1832.

[13] Source : Décès, Recherche, Archives en lignes du Cantal 5Mi 48/1 : 1840-1843.

 

[14] 1   Source : Union, Merci à Isabelle Bezin via Geneanet.

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22 décembre 2013

22 comme 22 voilà Bégard

22 numéro départemental des Côtes d'Armor, ou plutôt à l'époque des Côtes du Nord... Oui cela veut dire la même chose mais c'est vrai qu'Armor sonne mieux.

Mais bon je n'ai pas d'ancêtre costarmoricains. Mais mon Anne-Marie, Anne-Marie Becker, est allé y mourir, à Bégard oui précisément, et je ne sais pas pourquoi.

Anne-Marie est née de père inconnu le premier juillet 1826 à Macheren en Moselle. Elle est venue à Paris, probablement avec sa mère Anne-Catherine. Elle y a donné naissance à trois enfants, Nicolas, Marie et Eugénie (mon aïeule) tous de père inconnu, qu'elle a reconnu d'un bloc en 1862 à la naissance de la petite dernière. Quelqu'un a du lui apprendre que même s'il était évident que sorits de son ventre les enfants étaient siens, il fallait tout de même les reconnaître.

Et au mariage de sa fille Eugénie, voilà que l'on apprend qu'Anne Marie est décédée le 17 avril 1883 à Bégard dans les Côtes du Nord. Information originale, Que diable est-elle donc allée y faire ? Pas y résider à priori sur l'acte de décès il est indiqué qu'elle habite Paris. Alors ? Voyage de courtoisie, de santé,  ou professionnel, Anne Marie a exercé deux métiers au moins : ouvrière en bronze et brodeuse, a moins qu'elle n'ait suivi son homme du moment? Mystère et boule de gomme, on y perdrait l'armor...

Parfois je rêve d'un document qui de trouverait en mairie de Bégard et qui expliquerait de quoi est décédée Anne Marie si loin de chez elle. Mais bon je vais peut être commencer par demander si elle a été ensevelie là-bas elle et ses mystères qu'elle a si bien brodés...

Abécédaire

Petite coïncidence (ben oui je les aime celles-là) en cherchant pour écrire ce billet j'ai vu qu'a Bégard aurait été enterré Alain de Penthièvres, de qui je descendrais par la cuisse gauche (pas la sienne)...

A suivre

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31 octobre 2013

En famille ou pas ?

J'aime beaucoup relever les défis, cela pimente la soupe aux ancêtres. Mais autant j'aime les plats relevés, autant j'ai du mal à tout révéler... Pour les photos et les souvenirs de ceux qui me sont proches, je ne me suis pas décidé à les publier hors du cercle familial.

Donc je détourne la photographie familiale en vous proposant pour ce généathème d'octobre 2013 une carte postale.

La carte postale fait partie de ma façon "d'habiller" mon arbre généalogique. Mon grand-père en faisait la collection et me l'a confiée. Je la perpétue en la recentrant sur les villages de nos ancêtres.

Ce village n'est pas des siens mais si j'ai choisi cette carte c'est que peut-être une de mes ancêtres est parmi ces lavandières.

La Mère Denis et ses concurrentes nous ont presque fait oublier qu'elle et nos grand-mères ont lavé leur linge à la rivière ou dans le canal. Avec un peu de cendres pour laver et du soleil pour sécher sur l'herbe. Et n'oublions pas de la force dans le poignet pour battre ce linge.

La compensation ? Maigre ou pas, c'était le salon de coiffure de l'époque toutes les nouvelles du village étaient étendues et entendues et donc le linge sale pas forcément lavé en famille...

IMG

Petite digression pour les amateurs de cartes postales ou de vieux papiers (notamment si vos ancêtres avaient une entreprise assez bien implantée), je vais régulièrement jeter un oeil sur le site de ventes aux enchères Delcampe. Pour acheter ou non on y trouve des pépites.

 

NB je pense que cette carte postale est maintenant dans le domaine public, si quelqu'un en possédant les droits me demandait de la retirer ce serait immédiatement fait.

 

Je possède une carte postale physique de toutes celles que je publie.

 

 

05 avril 2013

Egliseneuve d'Entraigues

Ce nom singulier est celui d'une paroisse du Puy-de-Dôme.

J'y ai quelques ancêtres dont Françoise Tournadre qui a épousé un voisin de Bagnols : Martin Papon, maréchal ferrant. 

Les parents de Françoise, Antoine et Jeanne Groffaud ou Grouffaud  sont aubergistes, lui est aussi voiturier, elle est parfois nommée cabaretière. 

Je ne suis pas sûr de la lignée au niveau des grands-parents. Mais à priori les mariages des collatéraux (frères, soeurs, oncles, tantes) se font souvent avec des voituriers, des aubergistes ou des maréchaux ferrants. Ces recherches pour retrouver les ascendants d'Antoine et de Jeanne m'ont rappelé l'importance du milieu social dans le choix des conjoints.

Grand nombre de mes aïeux étaient laboureurs, cultivateurs ou brassiers et se mariaient  avec des laboureuses, cultivatrices ou femmes de labeur. Sur cette branche, se succèdent des générations d'artisans. Un maréchal épouse souvent la file d'un maréchal, un voiturier, celle d'un aubergiste ou d'un autre voiturier, au moins les aînées.

Pour en revenir à la toponymie, traditionnellement les villages nommés Egliseneuve se construisaient autour d'une nouvelle église comme plus récemment les Villeneuve ou Ville nouvelle ont désigné des villes construites au milieu des champs. D'Entraigues signifie d'entre les eaux, cinq lacs, quelques cascades et de nombreuses rivières entourent la commune.

Une tradition orale rapporte que  les moines cisterciens d´Egliseneuve d´Entraigues pourraient bien être à l´origine du fameux saint-nectaire.

EdE

Le titre de ce billet aurait pu être Eglise aussi, puisque neuve ou surtout ancienne, elle reste le lieu, le bâtiment où nous sommes sûrs que nos ancêtres ont passé.

Prenez une carte postale, les maisons ont bougé, les paysages ont pu se modifier, mais à de rares exceptions près l'église est restée. Depuis aussi loin que remontent les registres paroissiaux, ceux qui nous ont précédé y venaient chaque semaine. Ils y ont baptisé leurs enfants, s'y sont échangés leurs consentements, y ont dit adieu aux leurs. Le bâtiment a pu perdre une rosace, voir un de ses rétables recouvert de plâtre, gagné un tableau, retrouvé un vitrail, mais ses pierres immobiles ont senti les respirations de générations de villageois, elles sont le témoin de millions de passages de relais.

 

 

Source office du tourisme d'Egliseneuve

Site de la commune : https://egliseneuvedentraigues.fr/

Dernière mise à jour : 5 novembre 2018

 

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