Mon trisaïeul René Latière est né à Lubersac en Corrèze de parents haut-viennois avant de monter se marier à Paris puis finir par s'installer en Essonne.

Né en 1853, il fait partie de ceux pour qui je peux rechercher la fiche matricule. A tout hasard les fiches matricules étant disponibles sur les archives en ligne de Corrèze ( contrairement à celles de Haute-Vienne) j'ai cherché dans ce Département puisqu'il y est né. Et bien m'en a pris puisque dans le bureau de recrutement de Brives-la-Gaillarde, pour l'année 1873, la quinzième vue me précise que René Latière a pour numéro de matricule le 2 075.

Je cherche donc dans le registre matricules et je trouve  au numéro 2 075 le nom de La...farge.

Peu reposé, une première fulgurance me fait chercher en 1893 puisque la classe peut correspondre à l'année des vingt ans et non à celle de naissance. Ce en quoi vous savez bien que j'ai raison et comme René est né en 1853 c'est bien dans la classe 1873 que je devais poursuivre ma quête. A chercher fatigué ce sont les soucis que le généalogiste trouve. D'autant qu'en 1893 le dernier matricule est 2 036. Je persiste et deuxième fulgurance je regarde les numéros des conscrits de René qui se trouve sur la même vue dans le la table alphabétique du bureau de recrutement. Aucun ne correspond, et pour cause.

Alors je me pose, je comprends ma bévue et je reprends le registre de 1873. Je me rapproche du matricule perdu. Je retourne au 2 075 vue 156, toujours François Lafarge... Ma deuxième fulgurance étant meilleure que la première, je regarde les numéros des autres conscrits... Toujours aucun qui ne correspond.... ???

Deuxième pause.

Je suis sûr cette fois que je suis dans le bon registre, la date est claire dans la table, les vingtenaires présents dans le registre sont tous de 1853... Alors ? Alors si j'allais à la première page. C'est non pas une de mes manies, mais un de mes travers, le chargement me paraissant interminable sur les registres en ligne, surtout le temps de la mise au point... Je vais directement où je pense trouver mon information. Alors que dans un registre papier qui se feuillette plus vite et avec mes yeux qui font encore assez bien leur mise au point, (profitons profitons il paraît que cela pourrait ne pas durer...) je commence par les premières pages.

Donc première page, ou plutôt deuxième vue, la première vue étant une page de garde spécifique au numérique.

"Recrutement de Brive

Classe 1873

1 311-2 207

Tout y est et le 2075 est bien entre le  1 311 et le 2 207. Basique ? Evident ? Oui mais quand je perds le fil, je reprends ma pelote et je repars de ce qui est assuré, evident, en me demandant si c'est aussi sûr que c'est évident. Sur ce premier point oui.

Ensuite Département de la Corrèze Brive (canton du bureau de recrutement) et neuf autres cantons dont Lubersac (où est né René).

Département de la Dordogne sept cantons...

Ah oui parce que le bureau de recrutement est à cheval sur la Corrèze, la Dordogne et la Haute Vienne, cela m'avait surpris quand j'avais découvert les tables alphabétiques.

Et donc département de la Haute-Vienne, avec St-Yrieix (commune où résidait la mère de René lorsqu'il s'est marié en 1879) et St-Germain.

Mon registre présente toutes les apparences d'être le bon et puis les conscrits de Haute-Vienne sont numérotés de 2 007 à 2 207, mon  2 075 est toujours compris entre les deux, évident non ? Et bien pas tant que cela, parce que les conscrits de Dordogne sont numérotés matriculairement de 2 618 à 3 200 bien après mon matricule perdu... Mais ceux de la Corrèze de 1 311 à 2 171 et là mon  2 075 est de nouveau compris entre les deux.

Enfin ! Arrive le vrai soulagement (parce que les fulgurances étaient moyennes ce jour) et je ne suos pas complètement neuneu. Monsieur François Lafarge doit être le matricule 2 075 corrézien ; puisque, méthodique quand même de temps en temps, je suis parti du début du registre...Et donc si je pars de la fin au  2 075 je vais forcément, évidemment ... Trouver ... Latière René.

Oui il était là, bien né le 13 janvier 1853 à Lubersac en Corrèze et résidant à Saint-Yrieix, en Haute-Vienne, fils de feu Jean Baptiste et de Barry Joséphine, (Nb Pétronille de son nom de baptême).

En récompense j'obtiens donc sa description. Il a les cheveux et sourcils châtains,  les yeux de même, le front rond, le nez long la bouche moyenne, le menton petit et le visage ovale, sans marque particulière (cela ne m''aide pas à me le représenter, mais je revois certaines caractéritiques de son petit fils). Il mesure 1m61 et je me dis que mon arrière-grand-mère tenait de lui. Son degré d'instruction est 1,2,3 mais il va falloir que je m'assure de ce que cela sigifie concrètement plusieurs versions circulent.

A priori il est bon pour le service mais dispensé parce qu'aîné de veuve. Ce qui me pose question, est ce un terme général que le garçon soit l'aîné ou fils unique ? Parce que je ne lui ai pas encore trouvé de frère, ni de soeur.

Enfin le dispensé est quand même passé dans la réserve de l'armée d'active et a accompli une période d'exercice au 89e de Ligne du 24 août au 24 septembre 1882 puis quinze jours en 1885 et n'aurait été libéré quen 1899. Son déménagement à Paris apparaît dans le dossier.

Je vais maintenant gentiment rentrer toutes ces données dans mes dossiers.

A la recherche du matricule perdu_JPEG_1_1DM

Paris. - L'inscription des gardes nationaux, mairie du XIIIe arrondissement :
[estampe] / [Non identifié] ; Morel Babeville 1870

Nous ne sommes pas à Brives mais à Paris où séjournera René, et en 1870 soit trois ans seulement avant son passage debant le bureau de recrutement. Le registre matricule sur lequel il est inscrit est celui du contingent et de la Garde nationale mobile.

En attendant de pouvoir reproduire son dossier ici...