05 décembre 2018

Les raboteurs de parquet de Gustave Caillebotte

Les raboteurs de parquet

je n'en compte pas parmi mes ascendants, du moins pas encore...

Mais ce tableau fait partie de ceux qui m'ont donné envie de chercher des tableaux illustrant les "petits" métiers et permettant de mettre une image ou un songe sur les noms des acivités de mes aïeux.

raboteurs de parquet Caillebotte

Voici le texte issu du site du Musée d'Orsay

Les raboteurs de parquet

Ce tableau constitue une des premières représentations du prolétariat urbain. Si les paysans (Des glaneuses de Millet) ou les ouvriers des campagnes (Casseurs de pierres de Courbet) ont souvent été montrés, les ouvriers de la ville ont très rarement fait l'objet de tableaux. Contrairement à Courbet ou Millet, Caillebotte, bourgeois aisé, n'introduit aucun discours social, moralisateur ou politique dans son oeuvre. L'étude documentaire (gestes, outils, accessoires) le place parmi les réalistes les plus chevronnés.

Caillebotte a suivi une formation académique auprès de Bonnat, et la perspective accentuée par l'effet de plongée et l'alignement des lames de parquet est conforme à la tradition. L'artiste a dessiné une à une toutes les parties de son tableau, avant de les reporter au carreau sur la toile. Le torse nu des raboteurs est celui de héros antiques. Mais loin de s'enfermer dans ces exercices académiques, Caillebotte en exploite la rigueur afin d'explorer l'univers contemporain de manière inédite.

Présenté au Salon de 1875, le tableau est refusé par le Jury, sans doute choqué par ce réalisme cru (certains critiques ont parlé de "sujet vulgaire"). Le jeune peintre décide alors de se joindre aux impressionnistes et présente son tableau à la seconde exposition du groupe en 1876 où Degas expose ses premières Repasseuses. Les critiques sont impressionnés par cette grande page moderne, Zola notamment qui condamne cependant cette "peinture bourgeoise à force d'exactitude".

 

Sources : https://www.musee-orsay.fr/fr/collections/oeuvres-commentees/recherche.html?no_cache=1&zoom=1&tx_damzoom_pi1%5BshowUid%5D=3998


04 décembre 2018

Le scribe accroupi

Ah le phantasme de remonter jusqu'à l'Egypte :-) :-) :-)

Mais aussi cette première image de celui qui écrit et garde la mémoire.

Le témoin et le témoignage... tout ensemble

 

louvre-quotscribe-accroupiquot

https://www.louvre.fr/oeuvre-notices/le-scribe-accroupi

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03 décembre 2018

Dans la salle de classe de Jean-Paul Louis Martin, des Amoignes

Dans la salle de classe de Jean-Paul Louis Martin des Amoignes

J'ai découvert ce tableau comme quelques autres dans le très intéressant site le temps des instituteurs regroupant de nombreuses ressources sur ce noble métier.

Mais avec ce tableau, c'est plus aux écoliers que je m'intéresse ; ici ils sont dans une salle de classe, dans une école de garçons, avec leur blouse vers 1886.

P_L_Martin_des_Amoignes_In_the_classroom_1886

Sources :

http://www.le-temps-des-instituteurs.fr/dec-artistes-de-i-a-z.html

https://www.geneastar.org/genealogie/?refcelebrite=martindesamoignesj&celebrite=Jean+Paul+Louis-MARTIN+DES+AMOIGNES

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:P_L_Martin_des_Amoignes_In_the_classroom_1886.jpg

02 décembre 2018

La blanchisseuse de Henri de Toulouse-Lautrec

La blanchisseuse de Henri de Toulouse-Lautrec

 

J'ai bien une blanchisseuse dans les branches dont le père était potier et la mère marchande de quatre saisons, Marie Léontine Pfeiffer, dont j'ai parlé ici et .

Je me demande si elle exerçait son travail dans un lavoir, en collectif, ou si elle oeuvrait en indépendante. Ayant commencé à 17 ans, à Paris, je pense qu'elle a commencé dans un groupe. Mais plus tard, avec son époux René Latière, elle a déménagé en Seine-et-Oise, dans la commune de Montgeron. Là, son mari étant artisan et ayant plusieurs enfants, peut-être travaillait-elle à domicile...

Ce tableau ne représente probablement pas son quotidien, mais il m'inspire. Et m'inspire une nouvelle façon de faire des recherches ciblées pour avancer sur mes ascendants : se centrer chaque mois sur un couple différent et étoffer mes connaissances sur leur environnement.

Alors voilà en souvenir de Marie-Léontine dont j'ai peut -être une photographie, mais sans certitude aucune, un tableau de Henri de Toulouse Lautrec.

Lautrec_Laundress

 

Voici un extrait de ce qu'en dit le site http://www.visimuz.com/lautrec-blanchisseuse/

La Blanchisseuse (Carmen Gaudin), 1889, hst, 93 x 75 cm , collection particulière, catalogue S327.

Carmen Gaudin était une ouvrière de Montmartre. Ses cheveux roux ont tout de suite attiré Lautrec, qui a été toute sa vie un grand admirateur des femmes rousses. François Gauzi, qui a publié ses souvenirs sur Lautrec, a raconté la première fois que Lautrec et Rachou croisèrent la jeune femme :

«… une jeune fille, vêtue simplement comme une ouvrière, mais dont la chevelure cuivrée fit s’arrêter Lautrec qui s’écria, enthousiasmé :
– Elle est bath ! Ce qu’elle a l’air carne ! Si on pouvait l’avoir comme modèle, ce serait merveilleux. »

En 1884, à la demande de Lautrec, Henri Rachou l’aborda et réussit à l’amener à l’atelier de la rue Ganneron, qu’il partageait avec Lautrec. Rachou sera nommé beaucoup plus tard conservateur du musée de Toulouse.

Lautrec va réaliser au moins cinq portraits à l’huile de la jeune femme et de très nombreux dessins.

Notre portrait du jour est peut-être le plus beau de tous. En cette année 1889, Lautrec est définitivement sorti de ses années d’apprentissage. La composition, la posture, le traitement de la lumière, l’aura du modèle ont ensemble concouru au succès de cette toile. Elle est devenue le 1er novembre 2005, chez Christie’s à New York, la plus chère adjugée à ce jour pour l’artiste avec un montant de 22,416 millions de dollars.

 

 

 

01 décembre 2018

La paye des moissonneurs de Léon Augustin Lhermitte

Le challenge AZ 2018 à peine terminé je vous propose un petit plaisir chacun de ces jours de l'avent.

je vous présenterai une œuvre chaque jour en rapport plus ou moins lointain avec la généalogie parce qu'elle aborde la vie quotidienne, les arbres, les sources ou tout autre sujet qui me ramènera à mon violon d'Ingres. Une œuvre que j'accrocherai virtuellement dans mon musée imaginaire...

Pour commencer un tableau de Léon Augustin Lhermitte : La paye des moissonneurs.

La_paye_des_moissonneurs_Lhermitte

 J'ai découvert ce peintre ne cherchant des illustrations qui se rapprocheraient de photos que nous n'avons pas pour la vie quotidienne de nos prédécesseurs, avec des peintres contemporains et des scènes qu'ils couchaient sur la toile.

Ce tableau se trouve au Musée d'Orsay voici donc ce que la Réunion des musées nationaux en dit :

La paye des moissonneurs

Léon Lhermitte est né dans l'Aisne en 1844, et y séjourna jusqu'à vingt ans environ. Ceci explique certainement son profond attachement à la vie rurale et son oeuvre abondant, presque uniquement consacré à l'évocation des travaux et des jours de la campagne contemporaine.


D'origine modeste, il va longtemps vivre entre la France et l'Angleterre de petits travaux de gravure avant d'être reconnu au Salon à partir de 1874. La consécration vient après 1880, lorsque l'artiste adresse successivement plusieurs peintures de grand format décrivant la vie et les personnages de son village natal de Mont-Saint-Père. Le Cabaret en 1881, Cette Paye des Moissonneurs en 1882 et La Moissonen 1883, mettent en effet en scène les mêmes personnages identifiables d'un tableau à l'autre. On reconnaît ainsi le faucheur Casimir Dehan, assis à gauche de la scène, saisi après le travail, l'air absent ou résigné.

Dans La paye des moissonneurs, le sujet et la technique relèvent du mouvement naturaliste. Pourtant, Lhermitte ne fait pas de ce tableau un manifeste contre l'abrutissement auquel sont soumis les travailleurs agricoles, comme l'avait fait Jules Bastien-Lepage dans son tableau Les foins de 1877, lui aussi dans les collections du musée d'Orsay. Il se contente d'un constat dénué de tout élément polémique où il met en oeuvre ses exceptionnelles capacités artistiques, de la composition générale remarquablement équilibrée au rendu extrêmement précis des plus infimes éléments.

Source : http://www.musee-orsay.fr/fr/collections/oeuvres-commentees/recherche/commentaire.html?no_cache=1&zoom=1&tx_damzoom_pi1%5BshowUid%5D=1908

Première publication le 1er décembre 2018

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30 novembre 2018

Zorn

Rivière française

Elle prend sa source en Moselle où elle arrose Dabo, Hommert, Haselbourg, Garrebourg, Saint-Louis, Henridorff, Lutzelbourg, Danne-et-Quatre-Vents et conflue avec la Moder dans le Bas-Rhin où elle baigne les rives de Saverne, Monswillern Steinbourg, Dettwiller, Wilwisheim, Hochfelden, Schwindratzheim, Waltenheim-sur-Zorn (la bien nommée), Wingersheim, Krautwiller, Brumath, Geudertheil, Weyersheiln Rhorwiller et enfin Herrlisheim.  

En reprenant la liste des communes, je m'aperçois que je ne retouve pas le nom d'une commune de mes ancêtres et que j'ai mal pris mes notes pour ce Z.

A priori ni la Sorr jaune ni la Zorn (ancien Sorr) blanche qui la forme en confluent ni la Zinsel du Sud qui est son affluent ne traverse un territoire foulé par mes ascendants connus.

Je ne regarde pas les autres affluents le Baerenbach, le Mosselbach et le Rhorbach, et je vais donc me tourner vers une autre bataille, à Saverne, pour  situer un de mes aïeux sur le cours de cette rivière.

Jean Berger, "Lorain", était depuis 6 ans grenadier dans le régiment d'Alsace, compagnie de Bernsold. Il est reçu à l'Hôtel des invalides le 3 février 1746 après avoir eu le bras gauche coupé suite à un coup de feu reçu à l'affaire de Saverne, pendant très probablement la guerre de succession d'Autriche (1740-1748).

Indiqué comme Charron, ce qui est devenu impossible avec un seul bras, il est a priori passé sergent et est devenu cabaretier (grâce à la pension ?).

Il a du trouver le paysage moins bucolique que celui-ci.

Rivière de la Zorn depuis sentier Weckmann

 

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Zorn

https://www.hoteldesinvalides.org/format_liste.php

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29 novembre 2018

Yerres

Rivière francilienne.

 L'Yerres naîtrait à Guérard en Seine-et-Marne. C'est dans ce département qu'elle traverse le plus grand nombre de communes dont celle d'Evry-Grégy-sur-Yerres. Elle passe ensuite dans l'Essonne où elle coule dans une ville éponyme, Yerres puis finit sa course dans le Val-de-Marne. C'est à Villeneuve-Saint-Georges que si situe son confluent avec la Seine.

Elle arrose dans notre arbre les communes de Montgeron et de Villeneuve-Saint-Georges.

Gustave Caillebotte a peint à plusieurs reprises l'Yerres et ses riverains.

 

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Yerres_(rivi%C3%A8re)

 

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28 novembre 2018

Xouveresse

Xouveresse 

Dans le lexique Godefroy en ancien français une xouveresse, nom singulier féminin, est une blanchisseuse.

Je ne peux vous en dire plus sur l'origine géogaphique ni lexicale de ce terme.

Mais j'ai une blanchisseuse dans mes aïeules.

Marie Léontine Pfeiffer, dès l'âge de dix-sept ans, et peut être même avant est blanchisseuse à Paris lorsqu'elle épouse en 1879 René Latière. Elle réside au 204 Rue du faubourg Saint-Antoine. Vingt-ans plus tard elle l'est encore à la naissance de Louise son septième enfant. Pour Léon en 1901, sa profession n'est pas indiquée.

 Un lavoir parisien 1891

 

Un lavoir parisien en 1901, via Wikimedia commons

Sources :

http://micmap.org/dicfro/search/lexique-godefroy/xouweresse

 

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27 novembre 2018

Worms ou double Vers de terre

  • Worm : ou "worms" au pluriel. Littéralement "vers de terre" en anglais. Désigne l'ensemble des leurres souples ayant cette forme.

J'ai eu des pêcheurs, à la ligne, chez mes ascendants, et plus que des worms sous forme de leurre, ils devaient utiliser de vrais vers de terre, et les appeler même asticots.

Véritable moyen de ramener des repas supplémentaires à la maison, distraction, les deux ? Il faudrait que je fouille un peu sur les pêcheurs et leurs prises au vu du nombre de rivières qui ont coulé dans le voisinage de mes ancêtres.

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Dans mon arbre, tous les pêcheurs ne s'appellent pas Martin.

 

 

Sources :

https://www.generationpeche.fr/212-le-petit-glossaire-du-parfait-pecheur.htm

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26 novembre 2018

Vesle

Rivière française

De près de 140 km de long, la Vesle prend sa source sur la commune de Somme-Vesle, pour finir sa course dans l'Aisne au niveau de Condé-sur-Aisne. Elle passe notamment par Reims.

Outre sa commune de naissance, celles de Châlon-sur-Vesle, Jonchery-sur-Vesle, Montigny-sur Vesle, Bazoche-sur-Vesle et Courcelles-sur-Vesle ont associé son nom au leur.

Les départements de la Marne et de l'Aisne sont traversés par la Vesle.

Cette rivière a bien compté dans la vie d'un de nos ancêtres, mais ce n'est pas parce qu'il était domicilié le long de son cours.

Agent de liaison au 95e régiment d'infanterie, Gaston s'est particulièrement fait remarquer lors des combats d'août 1918 sur la Vesle. juste avant d'être évacué à Sapincourt pour intoxication au gaz. Il retournera ensuite au front.

  

Prouilly - la vesle, ruines du moulin de cuissat Edition ROCHETTE

 Les ruines du moulin de Cuissat où de nombreux affrontements ont eu lieu. (Carte postale trouvée sur Geneanet)

 

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vesle

Historique du 95e RI

https://argonnaute.parisnanterre.fr/ark:/14707/a011403267961aCs9lC/1adf7d91d5

https://www.geneanet.org/cartes-postales/view/3647#0

https://www.geneanet.org/cartes-postales/view/3672#0

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