Si ma grand-mère était un U, je me demande si elle porterait l'uniforme.

Comme beaucoup de provinciales, c'est en quête d'un travail que ma grand-mère est montée à la capitale. Et si je ne me trompe ses premières payes ont découlé de placements comme bonne. C'est d'ailleurs un peu grâce à cela qu'elle a rencontré mon grand-père. La mère de son futur habitait dans le même immeuble que la famille pour qui elle travaillait. Mais ce que je ne sais pas c'est si un uniforme a joué dans la rencontre avec mon grand-père.

A Paris, je ne sais pas si mamie a porté l'uniforme, mais en abordant ce thème il me revient qu'en sa campagne il en est un qui était beaucoup porté : la blouse. La blouse à tout faire, pour protéger les vêtements, porter le grain aux poules, ramener les oeufs, nettoyer ici, tenir un plat chaud. La blouse, uniforme de la travailleuse champêtre, blouse de ménagère après blouse d'écolière, blouse de fermière qui va chercher le lapin ou retourner son jardin. Retirer sa blouse c'est que l'on a fini son labeur...